À l’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye, rien ne va plus entre le chef du service Pédiatrie, Dr Jean-Baptiste N. D., et celui du Service administratif et financier (SAF), M. B. Ndiaye. Les deux hommes ont eu une violente altercation lors d’une réunion de coordination, organisée mercredi dernier et qui portait sur l’utilisation du budget spécial de 25 millions de francs CFA mis à la disposition de la structure sanitaire pour sa rénovation. Au sortir de la rencontre, le médecin a asséné un violent coup de tête au financier, qui s’est retrouvé au sol.
«Dès ses premiers mots, Dr Jean-Baptiste N. D., également président de la Commission médicale d’établissement (CME), a mis en garde contre toute gestion opaque [des fonds]», rembobine L’Observateur, revenant sur la réunion au cours de laquelle les esprits se sont échauffés. Poussant plus loin, poursuit le quotidien du Groupe futurs médias, le médecin suggère d’éviter «gabegie», «détournement d’objectifs» et «dilapidation des ressources».
Jusque-là, pas de problème. Prenant la parole à son tour, narre le journal, le chef du SAF défend son bilan, évoquant la construction de nouvelles toilettes dans certains services. «Ces toilettes sont médiocres ! Vous appelez ça une réfection ?», s’agace le médecin. «Tu es plus médiocre que les toilettes !», réplique Ndiaye qui, d’après toujours le récit de L’Observateur, envoie «à son vis-à-vis une flopée d’injures».
Les autres participants à la réunion durent intervenir pour freiner le financier de l’hôpital, selon la même source. C’était le calme avant la tempête.
Alors que les deux hommes arpentaient le couloir menant à la sortie de Roi Baudouin, à l'issue de la réunion, une nouvelle altercation éclate entre eux. «Hors de lui, Jean-Baptiste N. D. assène un violent coup de tête à son collègue, le projetant au sol», décrit L’Observateur, qui souligne que dans sa chute, le chef du SAF a perdu ses lunettes et vu ses effets personnels éparpillés au sol.
D’après le quotidien d’information, «M. Ndiaye envisage de déposer une plainte contre son agresseur» tandis que «le directeur de l’hôpital, visiblement dépassé par les événements, a aussitôt adressé une demande d’explications aux deux protagonistes».
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