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Le septennat de Macky Sall, un mandat de la médiocrité économique

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Bilan Economique de Macky

En cette période trouble où la campagne électorale bat son plein et où les courtisans du fauteuil présidentiel ne reculent devant rien pour faire entendre leurs voix, leurs programmes respectifs se dévoilent avec toutes leurs facettes. Mais pour un candidat en particulier, en faisant référence au président sortant, montrer les muscles de son bilan économique durant ses 7 ans de service sera tout aussi important que d’exhiber un nouveau programme politique.

Mais de quoi est étoffé ce fameux bilan du septennat de M. Macky Sall ?

A en croire ses propos, tout est parfait et l’on peut même dire que l’on est passé de l’enfer à l’eldorado qu’il a brillamment bâti avec son PSE. L’analyse objective des performances du Sénégal prouvent que son bilan économique est inquiétant.  Le Sénégal étant un pays sous développé, la structure de notre économie devrait plutôt placer l’agriculture comme secteur prééminent devant l’industrie et les services en dernier lieu. En conséquence, assurer la transition sectorielle en favorisant une industrialisation ambitieuse mais réaliste tout en facilitant une révolution agricole était la voie à emprunter. Mais comme nous le savons tous le Sénégal n’a quasiment pas d’industrie, secteur pourvoyeur d’emplois, et le secteur agricole qui n’avait progressé que de 16,7% en 2017 selon l’ANSD et qui emploie 80% de la population active, est moribond. De surcroît, nous avons assisté durant le septennat du candidat Macky Sall à une tertiarisation de l’économie. En effet, selon l’ANSD les services représentaient 52% du PIB en 2017. Les contreperformances du secteur agricole, autosuffisance en riz non atteinte, et l’inexistence d’industries corrélées à l’envol du secteur tertiaire nous poussent à faire ce que nous savons faire de mieux : importer. Les importations représentaient 42,75% du PIB en 2017 contre 27,04% du PIB que représentent les exportations. Le déficit commercial que cette situation alarmante a entrainé, est dès lors devenu chronique.

Et à force de devoir vivre continuellement au-dessus de nos moyens, nous persistons à alimenter une dette déjà rendue colossale par les emprunts irrationnels du régime Sall. Mais aussi malencontreux que cela puisse paraitre, cette explosion de la dette est bien moins aberrante que l’utilisation qui en a été faite depuis le début de ce régime. Au lieu de concentrer nos maigres ressources à revitaliser et à étendre le secteur des transports ferroviaires pour  désenclaver certaines régions, à bâtir des industries efficaces, à faciliter l’accès aux services sociaux de base, à encadrer les PME dont 64% meurent avant 3 ans d’activité selon l’ANSD, Macky Sall et son équipe les ont investi dans des secteurs totalement contre-productifs compromettant ainsi l’épanouissement des générations futures.

Nous ne saurons terminer sans pour autant aborder la thèse de la croissance économique. En effet, l’argument sacrosaint qui lui fait le plus plaisir est notre taux de croissance de 7,2% en 2017. Après avoir validé le chiffre, la question incontournable qui se pose est : A qui profite cette croissance ?

Le professeur Moustapha Kassé, doyen honoraire de la FASEG, nous donne la réponse en montrant que les entreprises étrangères ont réalisé 70% de notre PIB en 2016. Cette assertion, montrant que cette croissance économique est extravertie, prouve le pourquoi du non ressenti de ses retombées. Face à cette situation, la signature des APE par Macky Sall et le maintien du système CFA ne font qu’empirer la détérioration des termes de l’échange.

In fine, les inaugurations de chantiers inachevés, servant d’amuser la galerie et de séduire l’électorat mal informé, illustrent parfaitement le fiasco économique qui est la résultante d’une accumulation de mauvais choix durant 7 ans.

James Freeman Cook : « un homme politique pense à la prochaine élection ; l’homme d’Etat, à la prochaine génération.»

En cette période trouble où la campagne électorale bat son plein et où les courtisans du fauteuil présidentiel ne reculent devant rien pour faire entendre leurs voix, leurs programmes respectifs se dévoilent avec toutes leurs facettes. Mais pour un candidat en particulier, en faisant référence au président sortant, montrer les muscles de son bilan économique durant ses 7 ans de service sera tout aussi important que d’exhiber un nouveau programme politique.

Mais de quoi est étoffé ce fameux bilan du septennat de M. Macky Sall ?

A en croire ses propos, tout est parfait et l’on peut même dire que l’on est passé de l’enfer à l’eldorado qu’il a brillamment bâti avec son PSE. L’analyse objective des performances du Sénégal prouvent que son bilan économique est inquiétant.  Le Sénégal étant un pays sous développé, la structure de notre économie devrait plutôt placer l’agriculture comme secteur prééminent devant l’industrie et les services en dernier lieu. En conséquence, assurer la transition sectorielle en favorisant une industrialisation ambitieuse mais réaliste tout en facilitant une révolution agricole était la voie à emprunter. Mais comme nous le savons tous le Sénégal n’a quasiment pas d’industrie, secteur pourvoyeur d’emplois, et le secteur agricole qui n’avait progressé que de 16,7% en 2017 selon l’ANSD et qui emploie 80% de la population active, est moribond. De surcroît, nous avons assisté durant le septennat du candidat Macky Sall à une tertiarisation de l’économie. En effet, selon l’ANSD les services représentaient 52% du PIB en 2017. Les contreperformances du secteur agricole, autosuffisance en riz non atteinte, et l’inexistence d’industries corrélées à l’envol du secteur tertiaire nous poussent à faire ce que nous savons faire de mieux : importer. Les importations représentaient 42,75% du PIB en 2017 contre 27,04% du PIB que représentent les exportations. Le déficit commercial que cette situation alarmante a entrainé, est dès lors devenu chronique.

Et à force de devoir vivre continuellement au-dessus de nos moyens, nous persistons à alimenter une dette déjà rendue colossale par les emprunts irrationnels du régime Sall. Mais aussi malencontreux que cela puisse paraitre, cette explosion de la dette est bien moins aberrante que l’utilisation qui en a été faite depuis le début de ce régime. Au lieu de concentrer nos maigres ressources à revitaliser et à étendre le secteur des transports ferroviaires pour  désenclaver certaines régions, à bâtir des industries efficaces, à faciliter l’accès aux services sociaux de base, à encadrer les PME dont 64% meurent avant 3 ans d’activité selon l’ANSD, Macky Sall et son équipe les ont investi dans des secteurs totalement contre-productifs compromettant ainsi l’épanouissement des générations futures.

Nous ne saurons terminer sans pour autant aborder la thèse de la croissance économique. En effet, l’argument sacrosaint qui lui fait le plus plaisir est notre taux de croissance de 7,2% en 2017. Après avoir validé le chiffre, la question incontournable qui se pose est : A qui profite cette croissance ?

Le professeur Moustapha Kassé, doyen honoraire de la FASEG, nous donne la réponse en montrant que les entreprises étrangères ont réalisé 70% de notre PIB en 2016. Cette assertion, montrant que cette croissance économique est extravertie, prouve le pourquoi du non ressenti de ses retombées. Face à cette situation, la signature des APE par Macky Sall et le maintien du système CFA ne font qu’empirer la détérioration des termes de l’échange.

In fine, les inaugurations de chantiers inachevés, servant d’amuser la galerie et de séduire l’électorat mal informé, illustrent parfaitement le fiasco économique qui est la résultante d’une accumulation de mauvais choix durant 7 ans.

James Freeman Cook : « un homme politique pense à la prochaine élection ; l’homme d’Etat, à la prochaine génération.»

En cette période trouble où la campagne électorale bat son plein et où les courtisans du fauteuil présidentiel ne reculent devant rien pour faire entendre leurs voix, leurs programmes respectifs se dévoilent avec toutes leurs facettes. Mais pour un candidat en particulier, en faisant référence au président sortant, montrer les muscles de son bilan économique durant ses 7 ans de service sera tout aussi important que d’exhiber un nouveau programme politique.

Mais de quoi est étoffé ce fameux bilan du septennat de M. Macky Sall ?

A en croire ses propos, tout est parfait et l’on peut même dire que l’on est passé de l’enfer à l’eldorado qu’il a brillamment bâti avec son PSE. L’analyse objective des performances du Sénégal prouvent que son bilan économique est inquiétant.  Le Sénégal étant un pays sous développé, la structure de notre économie devrait plutôt placer l’agriculture comme secteur prééminent devant l’industrie et les services en dernier lieu. En conséquence, assurer la transition sectorielle en favorisant une industrialisation ambitieuse mais réaliste tout en facilitant une révolution agricole était la voie à emprunter. Mais comme nous le savons tous le Sénégal n’a quasiment pas d’industrie, secteur pourvoyeur d’emplois, et le secteur agricole qui n’avait progressé que de 16,7% en 2017 selon l’ANSD et qui emploie 80% de la population active, est moribond. De surcroît, nous avons assisté durant le septennat du candidat Macky Sall à une tertiarisation de l’économie. En effet, selon l’ANSD les services représentaient 52% du PIB en 2017. Les contreperformances du secteur agricole, autosuffisance en riz non atteinte, et l’inexistence d’industries corrélées à l’envol du secteur tertiaire nous poussent à faire ce que nous savons faire de mieux : importer. Les importations représentaient 42,75% du PIB en 2017 contre 27,04% du PIB que représentent les exportations. Le déficit commercial que cette situation alarmante a entrainé, est dès lors devenu chronique.

Et à force de devoir vivre continuellement au-dessus de nos moyens, nous persistons à alimenter une dette déjà rendue colossale par les emprunts irrationnels du régime Sall. Mais aussi malencontreux que cela puisse paraitre, cette explosion de la dette est bien moins aberrante que l’utilisation qui en a été faite depuis le début de ce régime. Au lieu de concentrer nos maigres ressources à revitaliser et à étendre le secteur des transports ferroviaires pour  désenclaver certaines régions, à bâtir des industries efficaces, à faciliter l’accès aux services sociaux de base, à encadrer les PME dont 64% meurent avant 3 ans d’activité selon l’ANSD, Macky Sall et son équipe les ont investi dans des secteurs totalement contre-productifs compromettant ainsi l’épanouissement des générations futures.

Nous ne saurons terminer sans pour autant aborder la thèse de la croissance économique. En effet, l’argument sacrosaint qui lui fait le plus plaisir est notre taux de croissance de 7,2% en 2017. Après avoir validé le chiffre, la question incontournable qui se pose est : A qui profite cette croissance ?

Le professeur Moustapha Kassé, doyen honoraire de la FASEG, nous donne la réponse en montrant que les entreprises étrangères ont réalisé 70% de notre PIB en 2016. Cette assertion, montrant que cette croissance économique est extravertie, prouve le pourquoi du non ressenti de ses retombées. Face à cette situation, la signature des APE par Macky Sall et le maintien du système CFA ne font qu’empirer la détérioration des termes de l’échange.

In fine, les inaugurations de chantiers inachevés, servant d’amuser la galerie et de séduire l’électorat mal informé, illustrent parfaitement le fiasco économique qui est la résultante d’une accumulation de mauvais choix durant 7 ans.

James Freeman Cook : « un homme politique pense à la prochaine élection ; l’homme d’Etat, à la prochaine génération.»

EL HADJI ABDOULAYE SECK, étudiant à la FASEG de l’UCAD.

OUSSEYNOU GUEYE, étudiant à la faculté SEG de l’Université Paris-Nord.



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