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Politique

Mali : Monsieur promesses : IBK : l’homme des promesses non tenues.

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Mali : Monsieur promesses : IBK : l’homme des promesses non tenues.

Le démontrer est encore plus facile que de l’écrire. En juillet et août 2013, Ibrahim Boubacar Kéïta avait fait miroiter aux Maliens de lendemains paradisiaques. Tout au long de la campagne à l’élection présidentielle, le candidat du Rpm a promis monts et merveilles à ses concitoyens et à ses compatriotes de la diaspora. Muni sous les aisselles d’un projet de société qui compile des actions irréalistes et irréalisables, l’homme a su prendre à défaut la vigilance des Maliens qui l’ont plébiscité avec plus de 77% au second tour après avoir créé la fièvre IBK au premier. Au projet présidentiel « Le Mali d’abord » et à son slogan «Pour l’honneur du Mali-Pour le bonheur des Maliens », IBK a joint sa voix et ses soutiens pour hypnotiser les Maliens en leur promettant le paradis sur terre. Entre ramener la paix et la sécurité, engager une lutte implacable contre la corruption et créer 200 000 emplois pour les jeunes diplômés, le candidat y allait de tous les subterfuges pour séduire l’électorat, partagé entre un pays qui venait de retrouver la normalité constitutionnelle et le désir ardent de trouver rapidement un président qui se met à la tâche. Partout où il passe pendant la campagne de juillet 2013, IBK tenait invariablement ce discours : « Pour l’honneur du Mali, je ramènerai la paix et la sécurité. Pour l’honneur du Mali, je veux construire une République exemplaire. Je rétablirai l’autorité de l’Etat. Je lutterai férocement contre la corruption. Je ferai émerger une société nouvelle fondée sur la justice et l’égalité des chances. Je créerai les conditions du vrai décollage économique du Mali ». Après 29 mois d’exercice du pouvoir, la réalité est tout autre. Où sont la paix et la sécurité promises. Elles sont loin d’être concrétisées, l’insécurité ayant atteint son paroxysme sous le règne d’IBK. Où est la République exemplaire promise ? De la poudre aux yeux. Où est la lutte contre la corruption tant chantée ? A la place : une mauvaise gouvernance inédite. Et l’égalité des chances ? Un vain slogan. IBK a fait émerger sa famille, son clan et son cercle d’amis. Où est la lune promise pour améliorer les conditions de vie et le quotidien des Maliens à travers un décollage économique du Mali ? Nulle part: aucune vraie réforme, aucune infrastructure. Enfin, où sont passés les 5500 milliards de la Chine ? Un mirage.

Pour étayer tout ce qui précède sur les fausses promesses du « Kankélentigui », nous revisitons en diagonale le projet présidentiel « Le Mali d’abord » et l’eldorado de Tianjin afin de permettre à tout un chacun de se faire une religion sur le bilan d’Ibrahim Boubacar Kéïta, alors qu’il est à presque mi-parcours de son mandat.

« Le président de la République n’a pas de projet pour sortir le pays de la crise sécuritaire. Il n’a pas de projet pour le nord du Mali. Il n’a pas de projet pour restaurer la stabilité au nord du Mali. Les tâtonnements qui conduisent aux situations dramatiques que nous déplorons tous, sont bien la preuve qu’il n’y a pas de projet » ; « L’insécurité, la précarité dans les affaires, l’indigence du panier de la ménagère et bien d’autres fléaux qui nous accablent quotidiennement ont pour nom : la mauvaise gouvernance dans laquelle nous ont installés ceux qui sont au pouvoir » ; « On nous a promis le ciel, nous sommes tombés dans un gouffre profond. On nous a promis l’honneur et la dignité, pour nous servir l’humiliation et la honte. On nous a promis le paradis et nous voici aux portes de l’enfer» ; « Ce Mali de la corruption, de l’affairisme et de la patrimonialisation du pouvoir et des biens publics » ; « On ne voit pas de grands desseins pour préparer l’avenir, pour faire face aux besoins croissants de 17 millions de Maliens. Besoins en terme de scolarisation, de formation des maître, en terme de santé, pour faire face au chômage des jeunes, pour l’aménagement du territoire ». Ces morceaux choisis des interventions lors de la rentrée politique du Parena le 20 février dernier illustrent à suffisance le grand fossé qu’il y a entre les promesses d’IBK en 2013 et la situation actuelle du pays.

Depuis l’accession au pouvoir d’IBK, l’espoir a laissé place au désespoir. Les Maliens, abasourdis, sont déboussolés. Ils ne reconnaissent plus l’homme qu’ils avaient plébiscité à 77%. La déception est d’autant plus grande qu’ils ont découvert dès les premiers actes du président des signes évidents de rupture entre son discours et la réalité.

Le peuple a vite découvert un régime corrompu avec des scandales à gogo, des voyages princiers à l’étranger, une armée affaiblie et moins équipée, une méthode de gouvernance qui met la famille et les affidés au centre de la gestion des affaires publiques, une insécurité grandissante et l’éloignement de tout espoir de paix. Pendant ce temps, le peuple trime. Le citoyen anxieux cherche à joindre, dans la douleur, les deux bouts.

En deux ans et cinq mois, le président de la République n’a posé aucun acte de développement de rang. La faute est à situer dans sa mauvaise gouvernance, corollaire d’une gestion criblée de scandales financiers qui paralysent le fonctionnement de l’Administration, asphyxient l’économie et ternissent l’image du Mali. Mais aussi dans le fait qu’IBK a consacré deux ans de son mandat à courir derrière les rebelles pour arracher un accord qui, à la lecture, consacre la partition du pays. Ceci est l’œuvre du candidat à la présidentielle de juillet 2013 qui avait fait la promesse de mater la rébellion, de renforcer les capacités de l’armée malienne et de rétablir « l’honneur de Mali ». Vingt-neuf mois après l’investiture du président de la République, c’est toujours le statuquo. Voici ce qu’IBK promettait en 2013.


Réconciliation-Paix et souveraineté : Apporter une solution définitive aux problèmes du nord…Réconcilier les Maliens et rétablir durablement la paix et la souveraineté.

Depuis plusieurs années, le Mali a démantelé son système de défense avec pour conséquence le délaissement progressif d’une partie du territoire .La zone nord a été depuis plusieurs années administrée par les réseaux de trafiquants, notamment narcotrafiquants. Depuis l’intervention des armées étrangères, l’unification fragile du territoire est en marche mais l’aide indispensable de la Mission des Nations Unies au Mali (Minusma), n’est pas destinée à s’installer durablement au Mali. Aujourd’hui, le départ des troupes étrangères aussi bien de l’Irak que l’Afghanistan, posent problèmes. « Notre souveraineté dépendra de notre capacité à apporter une solution définitive aux problèmes du Nord, à anticiper nos besoins futurs nécessaires à notre souveraineté durable mais également à prévenir d’éventuelles nouvelles sources d’instabilité pouvant venir d’ailleurs ».


Nos objectifs : Apporter une solution définitive aux problèmes du nord ; instaurer une culture de la prévention des crises et conflits ; réinstaller durablement les réfugiés ; stabiliser les populations nomades ; épauler l’action de la MINUSMA ; mettre en place une stratégie et un plan opérationnel de la gestion militaire du Mali après le départ de la MINUSMA.

Parmi nos mesures prioritaires : convoquer des assises nationales du nord ; constituer une nouvelle commission vérité, justice et réconciliation ; mettre les bases d’une justice traditionnelle post conflit (le droit à la justice, le droit à la vérité, le droit à la réparation, la garantie de la non récurrence) ; créer un institut de la prévention des crises et des conflits ; mettre en place une commission « Après MINUSMA » pour que dès maintenant, le Mali puisse réfléchir et prendre des mesures afin de bien gérer le transfert des responsabilités de la Minusma aux autorités Maliennes lors de son départ.


Défense et Sécurité : Refonder le dispositif de défense et de sécurité du Mali

La crise malienne du Nord a mis en évidence l’incapacité de notre armée à assurer sa mission ; assurer la protection du territoire, de la population et des intérêts maliens. Une réforme s’impose pour que notre armée puisse connaitre et anticiper, prévenir, dissuader, protéger, et intervenir. Les problèmes de nos forces de défense et de sécurité sont sans doute liés à des problèmes de moyens, à une mauvaise utilisation des ressources disponibles mais également à une absence d’autorité. Maliens, allons-nous avoir toujours besoin des soldats européens pour assurer la défense de notre territoire ?


Nos objectifs : Assurer efficacement la défense du territoire national et de la population ; réussir les missions de sécurité publique ; performer dans les opérations militaires spéciales ; faire honneur au Mali lors des opérations militaires à l’étranger ; garantir l’intégrité des institutions publiques et la sécurité des personnes et des biens ; protéger la population contre les risques ou fléaux de toute nature et contre les conséquences d’un conflit éventuel.

Parmi nos mesures prioritaires : Doter nos forces de défense et de sécurité des moyens humains, technologiques et matériels nécessaire à leur mission ; reformer la gestion des ressources humaines dans l’armée ; créer les conditions pour mieux utiliser les ressources financières des forces de défense et de sécurité ; améliorer les conditions de vie des troupes Voter et appliquer une loi de programmation militaire correspondant aux besoins prendre l’initiative de l’aboutissement de la force de défense permanente africaine Affaires étrangères : Retrouver le leadership d’une diplomatie malienne…

Le Mali s’est traditionnellement affirmé sur le plan international grâce à une diplomatie sans complexe défendant les intérêts de la nation et l’émancipation africaine. Aujourd’hui, notre diplomatie a été mise à mal par la crise du nord et institutionnelle. Nous devons retrouver notre leadership historique .Nous réhabiliterons l’outil diplomatique pour en faire un puissant levier pour l’accélération de notre développement économique. L’amplification de notre rayonnement culturel, l’affirmation de notre engagement inébranlable en faveur de l’intégration et de l’unité de l’Afrique et l’approfondissement de notre combat pour la démocratisation des relations internationales.


Nos Objectifs : Retrouver l’image du Mali sur la scène internationale ; le renforcement de la politique de bon voisinage et des relations bilatérales avec les autres pays d’Afrique non frontaliers du Mali et la promotion de la paix dans le monde ; promouvoir l’intégration économique de la sous-région, l’unité et le développement de l’Afrique ; contribuer au développement économique et social du Mali ; assurer une gestion plus efficace et mieux coordonnée des fonctionnaires internationaux maliens ; poursuivre la nationalisation des structures et des procédures ; coordonner l’action extérieure de l’état ; optimiser les moyens budgétaires ; être force de proposition dans les médias internationaux.

Parmi nos mesures prioritaires : Mettre en œuvre un plan de communication internationale ; lancer un programme de renforcement des capacités du personnel diplomatique ; actualiser la carter diplomatique et notre représentation diplomatique ; mettre en place un système d’évaluation individuelle permanente de l’action des représentations diplomatiques.


Infrastructures : Réaliser le quatrième pont de Bamako

Au-delà de l’assainissement macroéconomique, le Gouvernement s’attèlera à accroître la compétitivité globale de l’économie en mettant en œuvre une combinaison d’actions visant à développer les infrastructures et à renforcer les capacités de certains secteurs clés pour l’accélération de la croissance. Des actions décisives, intégrées dans des plans à moyen terme, seront mises en œuvre dans les domaines suivants:

Démarrer un projet pour Faire de Bamako un Hub ferroviaire d’Afrique de l’Ouest en le reliant aux 7 capitales des pays voisins (Réaliser le chemin de fer reliant Bamako – Kita- Conakry, Réhabiliter le chemin de fer Dakar- Bamako, etc.) ; l’accès à l’Internet (accroissement des débits, ajustement de la tarification) ; le développement des Télécommunications (amélioration des infrastructures, distribution, tarification) ; l’extension du réseau routier (désenclavement intérieur, accès aux ports, gestion des entrepôts portuaires) ; le développement des ressources humaines (formation professionnelle, formation continue, programme “cadres”, packages financement/garanties/ formation) ; des programmes de mise à niveau des entreprises et renforcement de leurs fonctions critiques développer les infrastructures routières parmi lesquelles, réaliser le quatrième pont reliant Kabala à Sébénicoro, réaliser une autoroute reliant Kidal à Bamako, Accès au logement : Construction de 50 000 logements sociaux

La première aspiration de chaque malien, sa première ambition, est de construire une maison, afin d’y loger sa famille et de la soustraire à l’incertitude de la location. Plusieurs logements sociaux ont été construits au Mali mais notre politique du logement social connait de nombreuses insuffisances: attribution inéquitable des habitations construites ; insuffisance de l’offre de logements sociaux faute d’une structuration viable et efficace de, la filière “construction” dans un environnement marqué par l’accroissement de la demande solvable ; exclusion des catégories sociales à bas revenus du fait du modèle de logement mis sur le marché…

Nous sommes au défi d’apporter à ces problèmes majeurs des solutions efficaces et justes.

Nos objectifs: Fournir des terrains constructibles, autant que possible viabilisés, en quantité nécessaire;

Combler les lacunes du marché de l’immobilier social, notamment, en répondant aux demandes solvables non satisfaites par le dispositif actuel, en particulier dans les capitales régionales et les villes moyennes ; réglementer les professions qui concourent à la production des logements sociaux, dont celle de promoteur immobilier ; définir des normes constructives cohérentes avec une extension viable du parc immobilier ; développer les capacités techniques dont le secteur du logement social a besoin pour se développer ; suivre et gérer les risques associés au développement du secteur du logement social ; Planifier le développement urbain, notamment, les affectations foncières et les infrastructures de façon à assurer à chacun un cadre de vie sain, sécurisé et agréable …

Parmi nos mesures prioritaires: L’informatisation et la transparence du cadastre malien ; la construction de 50 000 logements sociaux.


5500 milliards de FCFA : Le mirage chinois

À l’invitation du Forum économique mondial, le président de la République a effectué du 9 au 13 septembre 2014 une visite à Tianjin, en Chine. Une visite surmédiatisée pour un impact toujours attendu. Les médias nous apprennent que le président IBK était le seul chef d’Etat invité du sommet au cours duquel il a participé à un panel de haut niveau axé sur les infrastructures en Afrique, eu des entretiens avec les autorités chinoises et des capitaines d’entreprises du monde entier.

Sur place il a eu deux entretiens avec le Premier ministre chinois, LI Keqiang.

Résultat : outre18 milliards de FCFA de don sans conditions octroyés au Mali, et un prêt de 8 milliards de FCFA sans intérêt, soit 26 milliards de FCFA, la Chine offre gracieusement au Mali 600 bourses d’études sur une durée de 3 ans.

Elle offre également, à titre de don, un centre de formation aux métiers du bâtiment et un centre de formation agricole, la rénovation du Centre international de Conférences de Bamako (Cicb) et la réalisation d’une Centrale solaire de 2KW à Koulouba.

En appui aux efforts des autorités maliennes dans la prévention contre l’épidémie de fièvre Ebola, le gouvernement chinois offre gracieusement au Mali une aide matérielle médicale d’une valeur de 80 millions de FCFA composée entre autres de 1000 pulvérisateurs, 1000 combinaisons stériles, 30 tentes d’isolement médicalisées, 600 masques stériles, 600 bottes, 1000 thermomètres.

« En outre, la visite de Tianjin a offert au président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, l’opportunité de donner un coup d’accélérateur politique aux projets en instance en vue de la conclusion de conventions et accords de financement », a diffusé, à grandes pompes médiatiques, les services de la Présidence de la République.

Dans ce cadre, on nous égrène une panoplie d’accords de prêt ou de conventions signés dans moult domaines.

Dans le domaine de l’équipement, des transports et du désenclavement, on dénombre une vingtaine d’accords : la réalisation du Chemin de fer Bamako-Conakry long de 900 kms, pour 8 milliards de dollars soit 4000 milliards de FCFA ; la rénovation de la voie de chemin de fer Bamako-Dakar, à hauteur de 750 milliards de FCFA ; la réalisation du 4ème pont pour une enveloppe de 60 milliards de FCFA ; la réalisation de la phase II de l’Université de Kabala prévue en 2016 pour un montant de 35 milliards FCFA ; la réalisation de la Route du Savoir Sénou-Kabala ; la réalisation du Pont sur le fleuve Niger à Ségou pour un montant de 60 milliards de FCFA ; la réalisation de 7 ports secs à Bamako, Kati, Sikasso, Kayes, Nara, Naréna et Gao pour un montant de 32,5 milliards FCFA ; le dragage du fleuve Niger, pour un montant de 120 milliards FCFA environ ; l’aménagement des berges du fleuve Niger à Bamako, pour un montant de 100 milliards de FCFA ; la réalisation de la route Bamako- Koulikoro en deux fois deux voies aller-retour et du pont sur le Kayo pour un montant de 52 milliards de FCFA ; et la réalisation des routes du Nord notamment Kwala-Goumbou-Nara, pour un montant de 31 milliards ; Ansongo-Ménaka-et Ansongo-Anderamboucane pour un montant de 68,2 milliards FCFA ; et Tombouctou-Bambaramaoudé- Douentza (35 milliards FCFA). Il y a aussi la réalisation de 4 barrages en OBT sur le fleuve Sénégal: (Moussala, Badoumbé, Boudofara, Bindougou) ; la réalisation et/ou l’extension de l’adduction d’eau à Sikasso, Ségou, San et Koutiala, pour un montant de 21 milliards FCFA ; la réalisation des infrastructures du sommet France-Afrique de décembre 2016, pour un montant de 60 milliards FCFA ; la réalisation de 24.000 logements sociaux pour un montant de 400 milliards FCFA ; la réalisation de la route Kayes-Aourou-Frontière de la Mauritanienne ; l’aménagement de 100.000 hectares à l’Office du Niger.

En matière d’énergie, dix accords ont été signés. Il s’agit de la réalisation de la centrale hydro-électrique de Diré ; la réalisation d’une centrale hybride à Kidal ; la réalisation d’une centrale hybride à Tombouctou qui sera reliée à Diré et à Niafunké ; la réalisation de la centrale solaire de la Cité administrative ; la réalisation d’une centrale solaire de 40 MW à Kati, pour un montant de 81 milliards de FCA ; la réalisation d’une ligne de transport de 225KV Bi-ternes Koutiala-San-Mopti en prévision de la liaison du Nord et du Sud du Mali ; la réalisation de la ligne d’interconnexion Kayes-Diéma-Kita-Bamako de 225KV Bi-ternes qui permet de couvrir toute la zone minière de la première région ; la réalisation du transformateur à Sanankoroba pour permettre la stabilisation de la distribution d’électricité à Bamako ; le renforcement des postes de transport et de distribution de Kalaban-Koro, de Lafia et Balingué avec la ligne de liaison de la nouvelle zone industrielle de Dialakorobougou pour un montant de 30 milliards FCFA ; et la réalisation de la boucle de Bamako pour environ 110 milliards FCFA.

Sept conventions ont été signées en matière d’industrie et de promotion des investissements : la création d’une usine pharmaceutique ; la création et l’aménagement de zones industrielles ; le financement d’une ligne de crédit pour la création de PME et PMI en négociation avec ICBC et SINOSURE ; la réalisation de 9 zones industrielles dans les différentes régions de Sikasso, Ségou, Kayes et le District de Bamako, pour un montant de 82 milliards FCFA ; la relance de l’usine de thé de Farako pour un montant de 22 milliards ; la construction d’une usine de concentré de tomates pour un montant de 30 milliards FCFA ; et la réalisation d’une usine de traitement de déchets ménagers à Bamako et sa périphérie.

En définitive, on brandit fièrement 34 engagements signés pour plus de 5500 milliards de FCFA, dans les domaines aussi stratégiques que les infrastructures, le bâtiment, le transport, l’énergie, l’investissement, les mines, la technologie et le numérique.

Tout ceci n’est que mirage ! Si IBK avait réalisé le 1/100ème de ces projets, il aurait gagné le pari des promesses tenues et surtout, donné un autre cadre de vie à ses concitoyens. Mais, comme l’ont si bien dit respectivement Tiébilé Dramé (président du Parena) et Me Demba Traoré (secrétaire à la communication de l’Urd) : « IBK aime le Mali, mais il ne peut pas », « Oui, le Mali avance, mais vers le mur ». Dieu ait pitié du Mali et des Maliens !




4 Commentaires

  1. Auteur

    Anonyme

    En Février, 2016 (09:37 AM)
    c'est le cas dans tous les etats africain.

    Doule Rek

    Tous les prsidents Africain ne sont que des marionnetes a la solde de leur maitres des pays developes
  2. Auteur

    Ankor1fw

    En Février, 2016 (16:11 PM)
    Bien chers amis maliens

    Ce n'est pas en 29 mois que l'on peut redresser un pays exsangue. Mais qu'est ce que vous espériez, enfin ?? Vous voulez que Kankélentigui fasse des miracles en seulement 29 mois d'exercice, qu'il efface en 29 mois, seulement, les effets de près de 5 ans d'instabilité ?

    Avez-vous déjà vu un pays au monde où cette prouesse a été réalisée? Avez-vous déjà vu un pays au monde où le développement a commencé à se faire sentir e, 29 mois de pouvoir du président?? Même pas au Brésil de Lula que nous nous autres africains aimons bien prendre en exemple.

    Pour redresser votre pays, le Mali que nous aimons tant, il faudra au minimum (scenario optimiste) 20 ans de transformation. Faut même pas rêver les gars !!

    C'est ce que dis toujours à mes compatriotes sénégalais qui attendent de Macky Sall le même miracle. C'est 50 ans qu'il faut pour effacer les effets de la mauvaise gouvernance du régime d'Abdoulaye Wade et qui ont pour nom: Décrédibilisation des institutions, corruption, mal gouvernance, gestion paternaliste et clanique de l'Etat, immixion des religieux dans l'Etat (avec le rôle prépondérant joué par Touba) et division des familles religieuses, promotion des médiocres (Farba Senghor) et des contre-valeurs (Colonel Malick Cissé que j'ai retrouvé bizarrement chez Macky, Idrissa Seck, Awa Coudou Ndiaye, Ousmane Ngom, Ibrahima Isidore Ezzan, ...), etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc. etc.

    Y'a encore du chemin à parcourir...

    Du courage!







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    Auteur

    Mansawali Walimansa Mansa 2016

    En Février, 2016 (16:53 PM)
     :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot: 



    AVEC SES LITANIES INTERMINABLES DE PROMESSES ÉLECTORALES NON TENUES OUI

    ON VOIT BIEN QUE LE SÉNÉGAL EST EN TRAIN DE CONTAMINER LES VOISINS FRÈRES



     :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot:  :emoshoot: 
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    Auteur

    Anonyme

    En Février, 2016 (20:24 PM)
    les Africains comprennent toujours trop tard malheureusement kil doivent arreter de meler leurs enfants a leur travail, sauf si une societe personelle. les presidents n;ont pas a avoir leurs enfants dans leur cabinet point barre...erreur de bcp de President ou gouvernant ou meme President d'ONG. Erreur de Wade, erreur de Lamine Diack et jen passei...Diack un homme d'exception mais ne devait pas bosser avex ses enfants..ca na pas de sens koi.

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