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Des agents de l'ANAT en sit-in pour de meilleurs traitements

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Des agents de l'ANAT en sit-in pour de meilleurs traitements

Le Collectif des agents de l'Agence nationale de l'aménagement du territoire (ANAT) a organisé un sit-in lundi devant les locaux de leur structure, pour réclamer un meilleur traitement du personnel et la réhabilitation de certains de leurs camarades licenciés.Les agents regroupés au sein de ce Collectif ont déploré, au cours de leur sit-in, "l'injustice et l'iniquité" qui seraient de mise au sein de l'ANAT, en réclamant la réhabilitation de leurs camarades licenciés et un meilleur traitement du personnel. Ils se sont également insurgés contre "la rétrogradation d'agents", "la falsification de contrats de travail", les retards de salaires et exigé l'application de la même grille salariale à tous les agents de cette structure créée en novembre 2009. "Nous n'avons eu aucune satisfaction sur le plan du travail. Nous sommes des techniciens expérimentés et ne demandons qu'à continuer à servir le pays", a déclaré Aliou Sall, un des responsables du Collectif, avant d'inviter les autorités étatiques à trouver une solution rapide à ces différents problèmes. "Cette situation extrêmement difficile crée aujourd'hui un malaise généralisé au sein de l'institution et surtout empêche l'ANAT de se conformer à l'une des directives majeure de sa mission qui est la révision du Programme national de l'aménagement du territoire", a souligné Barka Cissé, un autre responsables du Collectif. Les agents concernés reprochent à leur direction d'avoir licencié quelques dix agents qui ont fait plus 10 voir 30 ans de service dans l'aménagement du territoire. Certains travailleurs ont été détachés dans d'autres services pour insuffisance budgétaire. Après le sit-in, le collectif a été reçu par le directeur des ressources humaines de l'ANAT, Ousmane Seck, qui les a invités au dialogue. "Nous vous invitons à nous remettre votre plateforme revendicative que je soumettrai au Directeur général afin que nous puissions tenir un dialogue et voir quelle solution trouver", a-t-il dit. Invitant les responsables du Collectif à "la compréhension", M. Seck a souligné que l'ANAT ne dispose pas d'un budget lui permettant de satisfaire tous les besoins du personnel. Il a cependant assuré que "la direction reste sensible à tout ce qui se passe" au sein de ce service. SDI/OID/BK


liiiiiiiaffaire_de_malade

23 Commentaires

  1. Auteur

    Dakor

    En Juin, 2013 (15:59 PM)
    ASEPEX est oci mal gérée. salaires injustifiés pour certains alors que d'autres sont tres mal payés . c ca le sénégal



    il ya pas de grilles salariales à l'ASEPEX c'est le copinage ki marche ici
    • Auteur

      En Juin, 2013 (14:19 PM)
      articles détaillés : industrie pétrolière et pétrole non conventionnel.








      plate-forme pétrolière : un des symboles de cette puissante industrie.
      l’industrie pétrolière se subdivise schématiquement en « amont » (e
    • Auteur

      Kuuuuy

      En Juin, 2013 (08:58 AM)
      rticles détaillés : industrie pétrolière et pétrole non conventionnel.


      plate-forme pétrolière : un des symboles de cette puissante industrie.
      l’industrie pétrolière se subdivise schématiquement en « amont » (exploration, production) et en « aval » (raffinage, distribution).
      l’exploration, c’est-à-dire la recherche de gisements, et la production sont souvent associées : les États accordent aux compagnies des concessions, pour lesquelles ces dernières assument le coût de l’exploration, en échange de quoi elles exploitent (pour une certaine durée) les gisements trouvés. les mécanismes financiers sont variés : prêts à long terme, participation au capital, financement via des emprunts faits auprès de banques nationales, etc.
      l’exploration commence par la connaissance géologique de la région, puis passe par l’étude détaillée des structures géologiques (principalement par imagerie sismique, même si la magnétométrie et la gravitométrie peuvent être utilisées) et la réalisation de puits. on parle d’exploration « frontière » lorsque la région n’a pas encore de réserve mondiale prouvée, le risque est alors très élevé mais le prix d’entrée est faible, et le retour peut être important.
      la production, ou plutôt l’extraction du pétrole, peut être une opération complexe : pour maximiser la production finale, il faut gérer un réservoir composé de différents liquides aux propriétés physico-chimiques très différentes (densité, fluidité, température de combustion et toxicité, entre autres). au cours de la vie d’un gisement, on ouvre de nouveaux puits pour accéder aux poches restées inexploitées. en règle générale, on injecte de l’eau et/ou du gaz dans le gisement, via des puits distincts de ceux qui extraient le pétrole. une mauvaise stratégie d’exploitation (mauvais emplacement des puits, injection inadaptée, production trop rapide) peut diminuer de façon irréversible la quantité de pétrole extractible. par exemple, l'interface entre la nappe de pétrole et celle d’un liquide chargé en soufre peut être brisée par simple brassage, polluant ainsi le pétrole.
      contrairement à une image répandue, un gisement de pétrole ne ressemble en rien à un lac souterrain. en effet, mélangé à de l'eau ainsi qu'à du gaz dissous, le pétrole occupe, en fait, les interstices microscopiques de la roche poreuse. comparer un gisement à une éponge serait surement plus approprié ; une éponge très rigide, évidemment, puisqu'il est question d'un gros caillou22.
      au cours des dernières décennies, l’exploration et la production se font en proportion croissante en offshore : l’onshore, plus facile d’accès, a été exploité le premier. la loi de ricardo s’applique très bien au pétrole, et, en règle générale, le retour sur investissement tend à diminuer : les gisements sont de plus en plus petits, dispersés, et difficiles à exploiter. il y a bien sûr des exceptions, comme dans des pays où l’exploration a longtemps été paralysée pour des raisons politiques.
      industrie aval
      articles détaillés : raffinage du pétrole et pétrochimie.
      le raffinage consistait simplement, à l’origine, en la distillation du pétrole, pour séparer les hydrocarbures plus ou moins lourds. la distillation sous pression atmosphérique s’est vue complétée d’une distillation sous vide, qui permet d’aller plus loin dans la séparation des différents hydrocarbures lourds. au fil du temps, nombre de procédés ont été ajoutés, dans le but de maximiser la production des coupes les plus profitables (essence et gazole, entre autres) et de diminuer celle de fioul lourd, ainsi que de rendre les carburants plus propres à l’emploi (moins de soufre, de particules et de métaux lourds). ces procédés, qui notamment comprennent le reformage, le désasphaltage, la viscoréduction, la désulfuration, l’hydrocraquage, consomment de l'énergie.
      ces procédés continuent à se multiplier, les raffineurs devant satisfaire des exigences de plus en plus grandes sur la qualité des produits (du fait de l’évolution de la structure du marché et des normes environnementales) alors que la qualité des pétroles bruts tend à diminuer, les pétroles plus lourds et plus riches en soufre représentant une part accrue de la production. une autre évolution importante est la valorisation améliorée des gaz (gpl) et des solides (cokes de pétrole, asphalte) coproduits par le raffinage.
      les raffineries sont en général des infrastructures considérables, traitant des dizaines, voire des centaines de milliers de barils/jour. en france, il existe onze raffineries, dont cinq (représentant 55 % de la capacité) sont contrôlées par total. les raffineries alimentent directement les réseaux de distribution de carburants, et la pétrochimie avec des produits de base.
      le transport du pétrole, tant du brut que des produits raffinés, utilise principalement les pétroliers et les oléoducs pour les grandes distances et les volumes importants. le transport par chemin de fer, par barge en eau douce et par camion est surtout utilisé pour la distribution finale des produits. le transport du pétrole est à lui seul un secteur économique important : ainsi, les pétroliers représentent environ 35 % du tonnage de la marine marchande mondiale23.


      raffinerie exxonmobil à baton rouge
      compagnies pétrolières


      les grandes compagnies pétrolières internationales.
      voir ou créer l'article : liste de compagnies pétrolières.
      l’industrie pétrolière est un pilier de l’économie mondiale : sur les dix plus grandes sociétés privées de la planète en 2006, cinq sont des compagnies pétrolières24. de plus, certaines compagnies nationales dépassent largement la taille de ces majors privées. en effet, il existe plusieurs sortes de compagnies pétrolières :
      les grandes compagnies privées multinationales et verticalement intégrées (c’est-à-dire concentrant tout ou partie des activités d’exploration, production, raffinage, et distribution), dites « majors », telles que exxon mobil, shell, bp, total et chevron.
      les raffineurs, qui détiennent l’aval (raffineries et éventuellement stations-service) comme le suisse petroplus.
      les indépendants, qui cherchent et produisent du brut pour le vendre à des raffineurs. certaines sont des compagnies très importantes et agissent sur plusieurs continents, comme anadarko, d’autres sont beaucoup plus petites, avec à l’extrême des compagnies familiales ne gérant qu’un puits ou deux (au texas notamment).
      les compagnies nationales, qui sont assez diverses. pemex (mexique) et aramco (arabie saoudite), par exemple, ont un monopole de la production dans leur pays, et se comportent comme un organe du gouvernement. d’autres, comme sonatrach (algérie), petronas (malaysie), petrobras (brésil) ou statoil (norvège) cherchent une expansion internationale, et se comportent presque comme des « majors » bien que leurs capitaux soient (en tout ou partie) publics. en termes de production de pétrole, aramco équivaut à quatre fois exxon mobil, première compagnie privée par le chiffre d’affaires. enfin, certains petits pays producteurs ont une compagnie nationale qui n’a guère d’activité industrielle et a surtout pour rôle de commercialiser la part de la production revenant à l’État.
      consommation
      article détaillé : distribution du pétrole.
      le pétrole sert dans tous les domaines énergétiques, mais c’est dans les transports que sa domination est la plus nette. seul le transport ferroviaire est en grande partie électrifié, pour tous les autres moyens de transports, les alternatives sont marginales et coûteuses, et ont un potentiel de croissance limité. en 2002, selon le fmi25, 48 % des produits pétroliers sont employés dans ce secteur, et cette part continue à augmenter.
      la situation est différente pour la production d’électricité à partir du pétrole, où sa part a constamment diminué depuis plus de 30 ans, étant à moins de 8 % en 2006. le charbon, le gaz naturel, le nucléaire et les énergies renouvelables s’y sont largement substitués, sauf pour des cas particuliers (pays producteurs disposant de pétrole bon marché, îles et autres endroits difficiles d’accès). de plus, le pétrole utilisé dans la production d’électricité est en majorité du fioul lourd, difficile à employer dans d’autres domaines (excepté la marine) sans transformation profonde.
      l’agriculture ne représente qu’une fraction modeste de la consommation de pétrole, mais c’est peut-être ce secteur qui crée la dépendance la plus vitale. parmi les engrais fréquemment utilisés, c'est-à-dire ceux basés sur l'azote, le phosphore et le potassium (n, p, k), les engrais azotés sont synthétisés à partir de gaz naturel.
      plus la demande est importante, plus il y a d’investissements dans la recherche pétrolière, permettant ainsi de développer de nouveaux champs pétrolifères. cependant les réserves sont limitées et seront épuisées à terme.
      commerce du pétrole et des produits pétroliers
      article détaillé : marchés pétroliers.
      la valeur d’un pétrole brut dépend de sa provenance et de ses caractéristiques physico-chimiques propres qui permettent, après traitement, de générer une plus ou moins grande quantité de produits à haute valeur marchande. pour simplifier, on peut dire que plus le brut est léger (c’est-à-dire apte à fournir, après traitement, une grande quantité de produits à forte valeur marchande) et moins il contient de soufre, plus il vaut cher. dans une moindre mesure, la distance entre l’endroit où est vendu le pétrole et les régions importatrices intervient également.
      les acteurs du marché cherchant à se protéger des fluctuations de cours, le nymex introduit en 1978 les contrats futures sur le fioul domestique (heating oil).
      impacts du pétrole

      le développement de l’industrie pétrolière a fourni les carburants liquides qui ont permis la deuxième révolution industrielle et a donc considérablement changé le cours de l’histoire. en ce sens, le pétrole est véritablement le successeur du charbon, qui avait rendu possible la première révolution industrielle. son utilisation est également source de controverses, car ses utilisations conduisent l'homme à dégrader l'environnement.
      Économie
      le pétrole étant le plus gros commerce international de matières de la planète en valeur (et en volume), il a un poids important sur les équilibres commerciaux. les grands pays producteurs disposent de recettes telles que leurs gouvernements ont souvent un excédent public à placer, qui leur donne un poids financier important. par exemple, vers 1998, la russie avait une dette publique très importante et semblait proche de la cessation de paiement. depuis, la hausse du prix de pétrole et celle de sa production lui ont permis d’engranger des recettes fiscales telles que la dette a été pratiquement remboursée et que le pays a la troisième réserve de devises au monde en 200626.
      article détaillé : pétrodollar.
      les fluctuations du prix du pétrole ont un impact direct sur le budget des ménages, donc sur la consommation dans les pays développés. elles influent aussi, en proportion variable, sur le prix de tous les biens et services, car tous sont produits en utilisant du pétrole, matière première ou source d'énergie.
      la découverte de réserves de pétrole dans un pays est souvent perçue comme bénéfique pour son économie. toutefois, l’afflux soudain de devises est parfois mal géré (voir syndrome hollandais), il peut encourager la corruption et les ingérences étrangères. l’effet réel est donc souvent plus ambivalent, surtout pour les pays les plus pauvres, au point que l'on parle de malédiction pétrolière27,28,29,30.
      société
      article détaillé : dépendance au pétrole.
      devenu indispensable à la vie quotidienne dans la plupart des pays développés, le pétrole a un impact social important. on a vu des émeutes parfois violentes dans certains pays suite à des hausses de prix. en 2006, certains syndicats français demandent l’instauration d’un « chèque transport » pour aider les salariés qui se déplacent beaucoup à faire face au prix des carburants, qui est constitué pour les deux tiers, au moins' de taxes.
      dans les pays développés, une hausse du prix du pétrole se traduit par un accroissement du budget consacré à la voiture, mais dans les pays les plus pauvres, elle signifie moins d’éclairage et moins d’aliments chauds, car le kérosène est souvent la seule source d’énergie domestique disponible.
      outre que le pétrole est utilisé dans toutes les industries mécanisées comme énergie de base, ses dérivés chimiques servent à la fabrication de toutes sortes de produits, qu’ils soient hygiéniques (shampooing), alimentaires, de protection, de contenant (matière plastique), tissus, etc. ce faisant, le pétrole est devenu indispensable et par conséquent très sensible stratégiquement.
      environnement


      nettoyage des côtes de la baie du prince william, en alaska, après le naufrage du pétrolier exxon valdez.
      articles détaillés : réchauffement climatique et pollution.
      l’impact environnemental le plus inquiétant du pétrole est l’émission de dioxyde de carbone résultant de sa combustion comme carburant. la combustion libère dans l’atmosphère d’autres polluants, comme le dioxyde de soufre (so2), mais ceux-ci peuvent être maîtrisés, notamment par la désulfuration des carburants, ou des suies. on estime cependant que si le pétrole est plus polluant que le gaz naturel, il le serait nettement moins que le charbon et les sables bitumineux.
      l’extraction pétrolière elle-même n’est pas sans impact sur les écosystèmes locaux même si, comme dans toute industrie, les risques peuvent être réduits par des pratiques vigilantes. néanmoins, certaines régions fragiles sont fermées à l’exploitation du pétrole, en raison des craintes pour les écosystèmes et la biodiversité. enfin, les fuites de pétrole et de production peuvent être parfois désastreuses, l’exemple le plus spectaculaire étant celui des marées noires. les effets des dégazages ou même ceux plus cachés comme l’abandon des huiles usagées ne sont pas à négliger.
      notons enfin que le pétrole peut être cancérigène sous certaines formes, et que les conséquences géologiques sous forme de séismes induits sont très peu étudiées.
      sciences et techniques
      articles détaillés : géophysique, gravimétrie, sismique et diagraphie.
      l’exploration et l'exploitation pétrolières ont exigé le progrès de nombreuses sciences et technologies pour leur développement, et particulièrement en géophysique. la gravimétrie, la sismique et la diagraphie (logging) ont été développés pour l'exploration pétrolière dès les années 1920. la production a exigé de la sidérurgie des matériaux résistants aux gaz acides (gaz de lacq), aux pressions et températures. l'industrie pétrolière est un terrain d'essai exigeant pour de nombreuses technologies naissantes, qui se révèleraient trop chères dans d'autres domaines : diamant synthétique pour les trépans, positionnement dynamique des navires, etc.
      géopolitique


      géopolitique du pétrole.
      article détaillé : géopolitique du pétrole.
      depuis le tout début du xxe siècle, le pétrole est devenu une donnée essentielle de la géopolitique. la dépendance des pays développés envers cette matière première est telle, que sa convoitise a déclenché, ou influé sur le cours de plusieurs guerres ; les guerres civiles sur fond de gisement pétrolier ne se comptent plus. l’approvisionnement en pétrole des belligérants a plusieurs fois influé sur le sort des armes, comme lors des deux guerres mondiales.
      culture et symbolique
      le pétrole est devenu un symbole de la richesse et de la chance, supplantant largement l’or qui avait longtemps tenu ce rôle. la culture populaire en a tiré des images stéréotypées, qu’on retrouve par exemple dans la série dallas, ou dans l’expression « rois du pétrole ». les compagnies pétrolières privées sont elles emblématiques du système économique capitaliste, ainsi les auteurs de romans ou de films en feront souvent usage pour tenir le rôle du « méchant ». À l'inverse, les compagnies pétrolières publiques de certains pays sont un emblème d'indépendance nationale et de puissance économique, on pourra en donner comme exemple la construction des tours petronas.
      perspectives



      le cours du baril présente un différentiel faible à l'intérieur des limites conventionnelles.
      la compréhension du mécanisme de formation du pétrole laisse entendre que sa quantité totale sur la planète, léguée par des millions d'années de maturation, est limitée. bien que cette quantité totale soit inconnue, elle laisse présager que l'exploitation qui en est faite s'approchera un jour de cette limite ultime.
      ce qu'on appelle « réserve prouvée » aujourd'hui est, par convention, constitué par un gisement identifié, exploitable avec des techniques disponibles, et à un prix compatible avec le prix de vente en cours. cette définition est restée la même depuis près d'un siècle ; l'évolution des techniques a donc fait glisser progressivement des gisements considérés inexploitables à une époque, dans la catégorie exploitable dès que les techniques ont été disponibles. ainsi le pétrole offshore, considéré comme « non conventionnel » avant 1930, est en 2011 extrêmement répandu, et considéré comme « conventionnel » jusqu'à des profondeurs d'eau de 1 500 m. les sables bitumineux, longtemps considérés inexploitables, sont en 2011 exploités de façon courante avec une production de l'ordre de 2 % de la production mondiale. enfin les hydrates de gaz, dont la première estimation des réserves fait état de valeurs considérables, très au-delà des réserves pétrolières, ne disposent actuellement d'aucun mode d'extraction, même expérimental.
      production
      l'avenir de la production pétrolière mondiale dépendra d'un niveau technologique plus élevé et d'investissements plus importants, ainsi que de la prospection de territoires pour le moment inaccessibles. ces points convergent pour aboutir à un pétrole plus cher.
      le taux de récupération du pétrole sur un plan mondial est en 2008 de l'ordre de 35 % ; ce taux, en augmentation lente, joue considérablement sur la production, et les techniques modernes visent à améliorer ce taux.
      certains territoires, comme l'arctique, sont actuellement inaccessibles à l'exploration/production pour toutes sortes de raisons : politiques, climatiques, zones enclavées, etc. une augmentation éventuelle du cours du baril pourrait rendre rentable l'exploitation de ces régions.
      le pétrole offshore, popularisé en europe par la mise en exploitation des gisements de mer du nord dans les années 1970, a été exploité par des profondeurs d'eau croissantes depuis cette époque ; en 2008 on atteint couramment 2 000 m d'eau. cette profondeur d'eau devra elle aussi augmenter pour permettre l'exploitation de gisements actuellement inaccessibles. dans le même domaine, certaines conformations géologiques qui rendaient les instruments d'exploration classiques « aveugles », font l'objet de recherches fructueuses, ainsi que l'a démontré la découverte du gisement géant de tupi31 en 2006. ce gisement fait partie d'un ensemble considérable, le bassin de santos, qui a fait entrer soudainement le brésil dans les 10 premières réserves mondiales32. le pétrole profond fut lui aussi longtemps considéré inexploitable, soit pour des raisons de coût (en 2004, pour les puits d'une profondeur supérieure à 4 500 m, les 10 % ultimes du forage constituent 50 % de son coût33), soit en raison de problèmes techniques excédant la technologie disponible33. le champ elgin-franklin présente en 1995 le record des possibilités techniques, avec un gisement à 1 100 bar et 190 °c34.
      une méthode prédictive a été proposée par le géologue m. king hubbert pour déterminer le moment où la production d’un champ pétrolifère atteint son point culminant. en 1956, il avait ainsi annoncé le pic pétrolier des États-unis en 197035. selon le modèle de hubbert, la production d’une ressource non renouvelable suit une courbe qui ressemble d’abord à une croissance exponentielle, puis plafonne et diminue. cette méthode ne tient pas compte des éléments économiques, ni du développement d'alternatives technologiques. quelles qu'en soient les raisons, la plupart des observateurs s'accordent à penser que la consommation mondiale de pétrole déclinera avant l'année 2040.
      alternatives énergétiques
      l'approvisionnement en pétrole pose aux pays importateurs de nombreux problèmes, principalement géopolitique, financier (devises), environnemental (émissions de co2). de nombreux pays (européens entre autres) ont donc engagé une politique de réduction de leur dépendance au pétrole depuis les chocs pétroliers de la décennie 1970. le tableau ci-dessous montre un certain succès de cette politique, avec une décroissance de la consommation sur la période 1973-200836, malgré l'augmentation démographique et l'élévation du niveau de vie.
      consommation pétrolière, europe-eurasie, milliers de barils par jour
      1973 1978 1983 1988 1993 1998 2003 2008
      22 582 24 587 22 344 23 167 20 693 19 831 19 915 20 158
      les alternatives sont :
      le charbon, le gaz naturel et leurs dérivés, les sables bitumineux
      les biocarburants, le bois
      l’énergie nucléaire.
      les énergies renouvelables telles que l'hydroélectricité, l'énergie solaire et l'énergie éolienne, les pompes à chaleur et la géothermie.
      citons pour mémoire la fusion nucléaire et l'exploitation des hydrates de méthanes, deux sources d'énergie aux réserves bien plus vastes, mais pour lesquelles nous ne disposons pas de technologie fonctionnelle.
      charbon, gaz naturel, sables bitumineux
      articles détaillés : houille, gaz naturel et sables bitumineux.
      le charbon est, comme le pétrole, un mélange d'hydrocarbures ; il lui est substituable soit de façon directe, soit sous forme transformée par une réaction de type fischer-tropsch. le gaz naturel exige des installations fixes (gazoducs, méthaniers, terminaux gaziers, sites de stockage), ainsi que des contrats à très long terme qui ralentissent actuellement son expansion. lui aussi peut se substituer au pétrole soit de façon directe, en source d'énergie, soit sous forme transformée.
      les sables bitumineux sont un mélange naturel de bitume brut, de sable, d'argile minérale et d'eau. le gisement le plus connu est celui de l'alberta ; déjà exploité, il fournit en 2011 plus de 2 millions de barils par jour, permettant ainsi au canada d'être le deuxième fournisseur de pétrole des États-unis. leur extraction pose de gros problèmes environnementaux37 ; ce gisement géant équivaut à la moitié des réserves de l'arabie saoudite. le pétrole lourd, très visqueux, est aujourd'hui techniquement inexploitable ; il constitue des réserves considérables, avec 315 milliards de barils pour le seul vénézuela.
      consommer moins
      limiter les gaspillages (éclairage nocturne, enseignes lumineuses),
      augmenter la durée de vie des objets, réparés et non jetés, favoriser le recyclage,
      favoriser le transport de groupe, covoiturage, transports en commun.
      efficacité énergétique
      article détaillé : efficacité énergétique (économie).
      faire preuve d'efficacité énergétique38,39,40 consiste à produire les mêmes biens et services avec moins d'énergie, et dans notre cas, de produits pétroliers. c'est de loin la méthode la plus intéressante, puisqu'elle répond correctement aux trois problèmes évoqués ci-dessus. les moyens de l'efficacité énergétique ont en plus l'avantage d'être fréquemment intuitifs et connus de tous :
      construire des habitations mieux isolées
      utiliser des moteurs thermiques plus économes (ayant une consommation spécifique plus basse). cela s'applique à l'automobile, mais aussi aux transports qui utilisent quasi exclusivement des énergies fossiles (navires, avions), aux machines agricoles, machines de chantiers, groupes électrogènes, etc.
      ces méthodes font lentement des progrès dans les pays développés où l'énergie est rendue artificiellement chère (taxes, subventions aux méthodes vertueuses). entre autres, l’isolation se présente de plus en plus comme l'alternative du futur dans les pays tempérés (bedzed), mais peine à pénétrer le marché.
      notes et références
    • Auteur

      Kuuoip

      En Juin, 2013 (08:59 AM)
      rticles détaillés : industrie pétrolière et pétrole non conventionnel.


      plate-forme pétrolière : un des symboles de cette puissante industrie.
      l’industrie pétrolière se subdivise schématiquement en « amont » (exploration, production) et en « aval » (raffinage, distribution).
      l’exploration, c’est-à-dire la recherche de gisements, et la production sont souvent associées : les États accordent aux compagnies des concessions, pour lesquelles ces dernières assument le coût de l’exploration, en échange de quoi elles exploitent (pour une certaine durée) les gisements trouvés. les mécanismes financiers sont variés : prêts à long terme, participation au capital, financement via des emprunts faits auprès de banques nationales, etc.
      l’exploration commence par la connaissance géologique de la région, puis passe par l’étude détaillée des structures géologiques (principalement par imagerie sismique, même si la magnétométrie et la gravitométrie peuvent être utilisées) et la réalisation de puits. on parle d’exploration « frontière » lorsque la région n’a pas encore de réserve mondiale prouvée, le risque est alors très élevé mais le prix d’entrée est faible, et le retour peut être important.
      la production, ou plutôt l’extraction du pétrole, peut être une opération complexe : pour maximiser la production finale, il faut gérer un réservoir composé de différents liquides aux propriétés physico-chimiques très différentes (densité, fluidité, température de combustion et toxicité, entre autres). au cours de la vie d’un gisement, on ouvre de nouveaux puits pour accéder aux poches restées inexploitées. en règle générale, on injecte de l’eau et/ou du gaz dans le gisement, via des puits distincts de ceux qui extraient le pétrole. une mauvaise stratégie d’exploitation (mauvais emplacement des puits, injection inadaptée, production trop rapide) peut diminuer de façon irréversible la quantité de pétrole extractible. par exemple, l'interface entre la nappe de pétrole et celle d’un liquide chargé en soufre peut être brisée par simple brassage, polluant ainsi le pétrole.
      contrairement à une image répandue, un gisement de pétrole ne ressemble en rien à un lac souterrain. en effet, mélangé à de l'eau ainsi qu'à du gaz dissous, le pétrole occupe, en fait, les interstices microscopiques de la roche poreuse. comparer un gisement à une éponge serait surement plus approprié ; une éponge très rigide, évidemment, puisqu'il est question d'un gros caillou22.
      au cours des dernières décennies, l’exploration et la production se font en proportion croissante en offshore : l’onshore, plus facile d’accès, a été exploité le premier. la loi de ricardo s’applique très bien au pétrole, et, en règle générale, le retour sur investissement tend à diminuer : les gisements sont de plus en plus petits, dispersés, et difficiles à exploiter. il y a bien sûr des exceptions, comme dans des pays où l’exploration a longtemps été paralysée pour des raisons politiques.
      industrie aval
      articles détaillés : raffinage du pétrole et pétrochimie.
      le raffinage consistait simplement, à l’origine, en la distillation du pétrole, pour séparer les hydrocarbures plus ou moins lourds. la distillation sous pression atmosphérique s’est vue complétée d’une distillation sous vide, qui permet d’aller plus loin dans la séparation des différents hydrocarbures lourds. au fil du temps, nombre de procédés ont été ajoutés, dans le but de maximiser la production des coupes les plus profitables (essence et gazole, entre autres) et de diminuer celle de fioul lourd, ainsi que de rendre les carburants plus propres à l’emploi (moins de soufre, de particules et de métaux lourds). ces procédés, qui notamment comprennent le reformage, le désasphaltage, la viscoréduction, la désulfuration, l’hydrocraquage, consomment de l'énergie.
      ces procédés continuent à se multiplier, les raffineurs devant satisfaire des exigences de plus en plus grandes sur la qualité des produits (du fait de l’évolution de la structure du marché et des normes environnementales) alors que la qualité des pétroles bruts tend à diminuer, les pétroles plus lourds et plus riches en soufre représentant une part accrue de la production. une autre évolution importante est la valorisation améliorée des gaz (gpl) et des solides (cokes de pétrole, asphalte) coproduits par le raffinage.
      les raffineries sont en général des infrastructures considérables, traitant des dizaines, voire des centaines de milliers de barils/jour. en france, il existe onze raffineries, dont cinq (représentant 55 % de la capacité) sont contrôlées par total. les raffineries alimentent directement les réseaux de distribution de carburants, et la pétrochimie avec des produits de base.
      le transport du pétrole, tant du brut que des produits raffinés, utilise principalement les pétroliers et les oléoducs pour les grandes distances et les volumes importants. le transport par chemin de fer, par barge en eau douce et par camion est surtout utilisé pour la distribution finale des produits. le transport du pétrole est à lui seul un secteur économique important : ainsi, les pétroliers représentent environ 35 % du tonnage de la marine marchande mondiale23.


      raffinerie exxonmobil à baton rouge
      compagnies pétrolières


      les grandes compagnies pétrolières internationales.
      voir ou créer l'article : liste de compagnies pétrolières.
      l’industrie pétrolière est un pilier de l’économie mondiale : sur les dix plus grandes sociétés privées de la planète en 2006, cinq sont des compagnies pétrolières24. de plus, certaines compagnies nationales dépassent largement la taille de ces majors privées. en effet, il existe plusieurs sortes de compagnies pétrolières :
      les grandes compagnies privées multinationales et verticalement intégrées (c’est-à-dire concentrant tout ou partie des activités d’exploration, production, raffinage, et distribution), dites « majors », telles que exxon mobil, shell, bp, total et chevron.
      les raffineurs, qui détiennent l’aval (raffineries et éventuellement stations-service) comme le suisse petroplus.
      les indépendants, qui cherchent et produisent du brut pour le vendre à des raffineurs. certaines sont des compagnies très importantes et agissent sur plusieurs continents, comme anadarko, d’autres sont beaucoup plus petites, avec à l’extrême des compagnies familiales ne gérant qu’un puits ou deux (au texas notamment).
      les compagnies nationales, qui sont assez diverses. pemex (mexique) et aramco (arabie saoudite), par exemple, ont un monopole de la production dans leur pays, et se comportent comme un organe du gouvernement. d’autres, comme sonatrach (algérie), petronas (malaysie), petrobras (brésil) ou statoil (norvège) cherchent une expansion internationale, et se comportent presque comme des « majors » bien que leurs capitaux soient (en tout ou partie) publics. en termes de production de pétrole, aramco équivaut à quatre fois exxon mobil, première compagnie privée par le chiffre d’affaires. enfin, certains petits pays producteurs ont une compagnie nationale qui n’a guère d’activité industrielle et a surtout pour rôle de commercialiser la part de la production revenant à l’État.
      consommation
      article détaillé : distribution du pétrole.
      le pétrole sert dans tous les domaines énergétiques, mais c’est dans les transports que sa domination est la plus nette. seul le transport ferroviaire est en grande partie électrifié, pour tous les autres moyens de transports, les alternatives sont marginales et coûteuses, et ont un potentiel de croissance limité. en 2002, selon le fmi25, 48 % des produits pétroliers sont employés dans ce secteur, et cette part continue à augmenter.
      la situation est différente pour la production d’électricité à partir du pétrole, où sa part a constamment diminué depuis plus de 30 ans, étant à moins de 8 % en 2006. le charbon, le gaz naturel, le nucléaire et les énergies renouvelables s’y sont largement substitués, sauf pour des cas particuliers (pays producteurs disposant de pétrole bon marché, îles et autres endroits difficiles d’accès). de plus, le pétrole utilisé dans la production d’électricité est en majorité du fioul lourd, difficile à employer dans d’autres domaines (excepté la marine) sans transformation profonde.
      l’agriculture ne représente qu’une fraction modeste de la consommation de pétrole, mais c’est peut-être ce secteur qui crée la dépendance la plus vitale. parmi les engrais fréquemment utilisés, c'est-à-dire ceux basés sur l'azote, le phosphore et le potassium (n, p, k), les engrais azotés sont synthétisés à partir de gaz naturel.
      plus la demande est importante, plus il y a d’investissements dans la recherche pétrolière, permettant ainsi de développer de nouveaux champs pétrolifères. cependant les réserves sont limitées et seront épuisées à terme.
      commerce du pétrole et des produits pétroliers
      article détaillé : marchés pétroliers.
      la valeur d’un pétrole brut dépend de sa provenance et de ses caractéristiques physico-chimiques propres qui permettent, après traitement, de générer une plus ou moins grande quantité de produits à haute valeur marchande. pour simplifier, on peut dire que plus le brut est léger (c’est-à-dire apte à fournir, après traitement, une grande quantité de produits à forte valeur marchande) et moins il contient de soufre, plus il vaut cher. dans une moindre mesure, la distance entre l’endroit où est vendu le pétrole et les régions importatrices intervient également.
      les acteurs du marché cherchant à se protéger des fluctuations de cours, le nymex introduit en 1978 les contrats futures sur le fioul domestique (heating oil).
      impacts du pétrole

      le développement de l’industrie pétrolière a fourni les carburants liquides qui ont permis la deuxième révolution industrielle et a donc considérablement changé le cours de l’histoire. en ce sens, le pétrole est véritablement le successeur du charbon, qui avait rendu possible la première révolution industrielle. son utilisation est également source de controverses, car ses utilisations conduisent l'homme à dégrader l'environnement.
      Économie
      le pétrole étant le plus gros commerce international de matières de la planète en valeur (et en volume), il a un poids important sur les équilibres commerciaux. les grands pays producteurs disposent de recettes telles que leurs gouvernements ont souvent un excédent public à placer, qui leur donne un poids financier important. par exemple, vers 1998, la russie avait une dette publique très importante et semblait proche de la cessation de paiement. depuis, la hausse du prix de pétrole et celle de sa production lui ont permis d’engranger des recettes fiscales telles que la dette a été pratiquement remboursée et que le pays a la troisième réserve de devises au monde en 200626.
      article détaillé : pétrodollar.
      les fluctuations du prix du pétrole ont un impact direct sur le budget des ménages, donc sur la consommation dans les pays développés. elles influent aussi, en proportion variable, sur le prix de tous les biens et services, car tous sont produits en utilisant du pétrole, matière première ou source d'énergie.
      la découverte de réserves de pétrole dans un pays est souvent perçue comme bénéfique pour son économie. toutefois, l’afflux soudain de devises est parfois mal géré (voir syndrome hollandais), il peut encourager la corruption et les ingérences étrangères. l’effet réel est donc souvent plus ambivalent, surtout pour les pays les plus pauvres, au point que l'on parle de malédiction pétrolière27,28,29,30.
      société
      article détaillé : dépendance au pétrole.
      devenu indispensable à la vie quotidienne dans la plupart des pays développés, le pétrole a un impact social important. on a vu des émeutes parfois violentes dans certains pays suite à des hausses de prix. en 2006, certains syndicats français demandent l’instauration d’un « chèque transport » pour aider les salariés qui se déplacent beaucoup à faire face au prix des carburants, qui est constitué pour les deux tiers, au moins' de taxes.
      dans les pays développés, une hausse du prix du pétrole se traduit par un accroissement du budget consacré à la voiture, mais dans les pays les plus pauvres, elle signifie moins d’éclairage et moins d’aliments chauds, car le kérosène est souvent la seule source d’énergie domestique disponible.
      outre que le pétrole est utilisé dans toutes les industries mécanisées comme énergie de base, ses dérivés chimiques servent à la fabrication de toutes sortes de produits, qu’ils soient hygiéniques (shampooing), alimentaires, de protection, de contenant (matière plastique), tissus, etc. ce faisant, le pétrole est devenu indispensable et par conséquent très sensible stratégiquement.
      environnement


      nettoyage des côtes de la baie du prince william, en alaska, après le naufrage du pétrolier exxon valdez.
      articles détaillés : réchauffement climatique et pollution.
      l’impact environnemental le plus inquiétant du pétrole est l’émission de dioxyde de carbone résultant de sa combustion comme carburant. la combustion libère dans l’atmosphère d’autres polluants, comme le dioxyde de soufre (so2), mais ceux-ci peuvent être maîtrisés, notamment par la désulfuration des carburants, ou des suies. on estime cependant que si le pétrole est plus polluant que le gaz naturel, il le serait nettement moins que le charbon et les sables bitumineux.
      l’extraction pétrolière elle-même n’est pas sans impact sur les écosystèmes locaux même si, comme dans toute industrie, les risques peuvent être réduits par des pratiques vigilantes. néanmoins, certaines régions fragiles sont fermées à l’exploitation du pétrole, en raison des craintes pour les écosystèmes et la biodiversité. enfin, les fuites de pétrole et de production peuvent être parfois désastreuses, l’exemple le plus spectaculaire étant celui des marées noires. les effets des dégazages ou même ceux plus cachés comme l’abandon des huiles usagées ne sont pas à négliger.
      notons enfin que le pétrole peut être cancérigène sous certaines formes, et que les conséquences géologiques sous forme de séismes induits sont très peu étudiées.
      sciences et techniques
      articles détaillés : géophysique, gravimétrie, sismique et diagraphie.
      l’exploration et l'exploitation pétrolières ont exigé le progrès de nombreuses sciences et technologies pour leur développement, et particulièrement en géophysique. la gravimétrie, la sismique et la diagraphie (logging) ont été développés pour l'exploration pétrolière dès les années 1920. la production a exigé de la sidérurgie des matériaux résistants aux gaz acides (gaz de lacq), aux pressions et températures. l'industrie pétrolière est un terrain d'essai exigeant pour de nombreuses technologies naissantes, qui se révèleraient trop chères dans d'autres domaines : diamant synthétique pour les trépans, positionnement dynamique des navires, etc.
      géopolitique


      géopolitique du pétrole.
      article détaillé : géopolitique du pétrole.
      depuis le tout début du xxe siècle, le pétrole est devenu une donnée essentielle de la géopolitique. la dépendance des pays développés envers cette matière première est telle, que sa convoitise a déclenché, ou influé sur le cours de plusieurs guerres ; les guerres civiles sur fond de gisement pétrolier ne se comptent plus. l’approvisionnement en pétrole des belligérants a plusieurs fois influé sur le sort des armes, comme lors des deux guerres mondiales.
      culture et symbolique
      le pétrole est devenu un symbole de la richesse et de la chance, supplantant largement l’or qui avait longtemps tenu ce rôle. la culture populaire en a tiré des images stéréotypées, qu’on retrouve par exemple dans la série dallas, ou dans l’expression « rois du pétrole ». les compagnies pétrolières privées sont elles emblématiques du système économique capitaliste, ainsi les auteurs de romans ou de films en feront souvent usage pour tenir le rôle du « méchant ». À l'inverse, les compagnies pétrolières publiques de certains pays sont un emblème d'indépendance nationale et de puissance économique, on pourra en donner comme exemple la construction des tours petronas.
      perspectives



      le cours du baril présente un différentiel faible à l'intérieur des limites conventionnelles.
      la compréhension du mécanisme de formation du pétrole laisse entendre que sa quantité totale sur la planète, léguée par des millions d'années de maturation, est limitée. bien que cette quantité totale soit inconnue, elle laisse présager que l'exploitation qui en est faite s'approchera un jour de cette limite ultime.
      ce qu'on appelle « réserve prouvée » aujourd'hui est, par convention, constitué par un gisement identifié, exploitable avec des techniques disponibles, et à un prix compatible avec le prix de vente en cours. cette définition est restée la même depuis près d'un siècle ; l'évolution des techniques a donc fait glisser progressivement des gisements considérés inexploitables à une époque, dans la catégorie exploitable dès que les techniques ont été disponibles. ainsi le pétrole offshore, considéré comme « non conventionnel » avant 1930, est en 2011 extrêmement répandu, et considéré comme « conventionnel » jusqu'à des profondeurs d'eau de 1 500 m. les sables bitumineux, longtemps considérés inexploitables, sont en 2011 exploités de façon courante avec une production de l'ordre de 2 % de la production mondiale. enfin les hydrates de gaz, dont la première estimation des réserves fait état de valeurs considérables, très au-delà des réserves pétrolières, ne disposent actuellement d'aucun mode d'extraction, même expérimental.
      production
      l'avenir de la production pétrolière mondiale dépendra d'un niveau technologique plus élevé et d'investissements plus importants, ainsi que de la prospection de territoires pour le moment inaccessibles. ces points convergent pour aboutir à un pétrole plus cher.
      le taux de récupération du pétrole sur un plan mondial est en 2008 de l'ordre de 35 % ; ce taux, en augmentation lente, joue considérablement sur la production, et les techniques modernes visent à améliorer ce taux.
      certains territoires, comme l'arctique, sont actuellement inaccessibles à l'exploration/production pour toutes sortes de raisons : politiques, climatiques, zones enclavées, etc. une augmentation éventuelle du cours du baril pourrait rendre rentable l'exploitation de ces régions.
      le pétrole offshore, popularisé en europe par la mise en exploitation des gisements de mer du nord dans les années 1970, a été exploité par des profondeurs d'eau croissantes depuis cette époque ; en 2008 on atteint couramment 2 000 m d'eau. cette profondeur d'eau devra elle aussi augmenter pour permettre l'exploitation de gisements actuellement inaccessibles. dans le même domaine, certaines conformations géologiques qui rendaient les instruments d'exploration classiques « aveugles », font l'objet de recherches fructueuses, ainsi que l'a démontré la découverte du gisement géant de tupi31 en 2006. ce gisement fait partie d'un ensemble considérable, le bassin de santos, qui a fait entrer soudainement le brésil dans les 10 premières réserves mondiales32. le pétrole profond fut lui aussi longtemps considéré inexploitable, soit pour des raisons de coût (en 2004, pour les puits d'une profondeur supérieure à 4 500 m, les 10 % ultimes du forage constituent 50 % de son coût33), soit en raison de problèmes techniques excédant la technologie disponible33. le champ elgin-franklin présente en 1995 le record des possibilités techniques, avec un gisement à 1 100 bar et 190 °c34.
      une méthode prédictive a été proposée par le géologue m. king hubbert pour déterminer le moment où la production d’un champ pétrolifère atteint son point culminant. en 1956, il avait ainsi annoncé le pic pétrolier des États-unis en 197035. selon le modèle de hubbert, la production d’une ressource non renouvelable suit une courbe qui ressemble d’abord à une croissance exponentielle, puis plafonne et diminue. cette méthode ne tient pas compte des éléments économiques, ni du développement d'alternatives technologiques. quelles qu'en soient les raisons, la plupart des observateurs s'accordent à penser que la consommation mondiale de pétrole déclinera avant l'année 2040.
      alternatives énergétiques
      l'approvisionnement en pétrole pose aux pays importateurs de nombreux problèmes, principalement géopolitique, financier (devises), environnemental (émissions de co2). de nombreux pays (européens entre autres) ont donc engagé une politique de réduction de leur dépendance au pétrole depuis les chocs pétroliers de la décennie 1970. le tableau ci-dessous montre un certain succès de cette politique, avec une décroissance de la consommation sur la période 1973-200836, malgré l'augmentation démographique et l'élévation du niveau de vie.
      consommation pétrolière, europe-eurasie, milliers de barils par jour
      1973 1978 1983 1988 1993 1998 2003 2008
      22 582 24 587 22 344 23 167 20 693 19 831 19 915 20 158
      les alternatives sont :
      le charbon, le gaz naturel et leurs dérivés, les sables bitumineux
      les biocarburants, le bois
      l’énergie nucléaire.
      les énergies renouvelables telles que l'hydroélectricité, l'énergie solaire et l'énergie éolienne, les pompes à chaleur et la géothermie.
      citons pour mémoire la fusion nucléaire et l'exploitation des hydrates de méthanes, deux sources d'énergie aux réserves bien plus vastes, mais pour lesquelles nous ne disposons pas de technologie fonctionnelle.
      charbon, gaz naturel, sables bitumineux
      articles détaillés : houille, gaz naturel et sables bitumineux.
      le charbon est, comme le pétrole, un mélange d'hydrocarbures ; il lui est substituable soit de façon directe, soit sous forme transformée par une réaction de type fischer-tropsch. le gaz naturel exige des installations fixes (gazoducs, méthaniers, terminaux gaziers, sites de stockage), ainsi que des contrats à très long terme qui ralentissent actuellement son expansion. lui aussi peut se substituer au pétrole soit de façon directe, en source d'énergie, soit sous forme transformée.
      les sables bitumineux sont un mélange naturel de bitume brut, de sable, d'argile minérale et d'eau. le gisement le plus connu est celui de l'alberta ; déjà exploité, il fournit en 2011 plus de 2 millions de barils par jour, permettant ainsi au canada d'être le deuxième fournisseur de pétrole des États-unis. leur extraction pose de gros problèmes environnementaux37 ; ce gisement géant équivaut à la moitié des réserves de l'arabie saoudite. le pétrole lourd, très visqueux, est aujourd'hui techniquement inexploitable ; il constitue des réserves considérables, avec 315 milliards de barils pour le seul vénézuela.
      consommer moins
      limiter les gaspillages (éclairage nocturne, enseignes lumineuses),
      augmenter la durée de vie des objets, réparés et non jetés, favoriser le recyclage,
      favoriser le transport de groupe, covoiturage, transports en commun.
      efficacité énergétique
      article détaillé : efficacité énergétique (économie).
      faire preuve d'efficacité énergétique38,39,40 consiste à produire les mêmes biens et services avec moins d'énergie, et dans notre cas, de produits pétroliers. c'est de loin la méthode la plus intéressante, puisqu'elle répond correctement aux trois problèmes évoqués ci-dessus. les moyens de l'efficacité énergétique ont en plus l'avantage d'être fréquemment intuitifs et connus de tous :
      construire des habitations mieux isolées
      utiliser des moteurs thermiques plus économes (ayant une consommation spécifique plus basse). cela s'applique à l'automobile, mais aussi aux transports qui utilisent quasi exclusivement des énergies fossiles (navires, avions), aux machines agricoles, machines de chantiers, groupes électrogènes, etc.
      ces méthodes font lentement des progrès dans les pays développés où l'énergie est rendue artificiellement chère (taxes, subventions aux méthodes vertueuses). entre autres, l’isolation se présente de plus en plus comme l'alternative du futur dans les pays tempérés (bedzed), mais peine à pénétrer le marché.
      notes et références
    • Auteur

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      En Juin, 2013 (09:09 AM)
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    • Auteur

      Asepex

      En Juin, 2013 (09:11 AM)
      rticles détaillés : industrie pétrolière et pétrole non conventionnel.


      plate-forme pétrolière : un des symboles de cette puissante industrie.
      l’industrie pétrolière se subdivise schématiquement en « amont » (exploration, production) et en « aval » (raffinage, distribution).
      l’exploration, c’est-à-dire la recherche de gisements, et la production sont souvent associées : les États accordent aux compagnies des concessions, pour lesquelles ces dernières assument le coût de l’exploration, en échange de quoi elles exploitent (pour une certaine durée) les gisements trouvés. les mécanismes financiers sont variés : prêts à long terme, participation au capital, financement via des emprunts faits auprès de banques nationales, etc.
      l’exploration commence par la connaissance géologique de la région, puis passe par l’étude détaillée des structures géologiques (principalement par imagerie sismique, même si la magnétométrie et la gravitométrie peuvent être utilisées) et la réalisation de puits. on parle d’exploration « frontière » lorsque la région n’a pas encore de réserve mondiale prouvée, le risque est alors très élevé mais le prix d’entrée est faible, et le retour peut être important.
      la production, ou plutôt l’extraction du pétrole, peut être une opération complexe : pour maximiser la production finale, il faut gérer un réservoir composé de différents liquides aux propriétés physico-chimiques très différentes (densité, fluidité, température de combustion et toxicité, entre autres). au cours de la vie d’un gisement, on ouvre de nouveaux puits pour accéder aux poches restées inexploitées. en règle générale, on injecte de l’eau et/ou du gaz dans le gisement, via des puits distincts de ceux qui extraient le pétrole. une mauvaise stratégie d’exploitation (mauvais emplacement des puits, injection inadaptée, production trop rapide) peut diminuer de façon irréversible la quantité de pétrole extractible. par exemple, l'interface entre la nappe de pétrole et celle d’un liquide chargé en soufre peut être brisée par simple brassage, polluant ainsi le pétrole.
      contrairement à une image répandue, un gisement de pétrole ne ressemble en rien à un lac souterrain. en effet, mélangé à de l'eau ainsi qu'à du gaz dissous, le pétrole occupe, en fait, les interstices microscopiques de la roche poreuse. comparer un gisement à une éponge serait surement plus approprié ; une éponge très rigide, évidemment, puisqu'il est question d'un gros caillou22.
      au cours des dernières décennies, l’exploration et la production se font en proportion croissante en offshore : l’onshore, plus facile d’accès, a été exploité le premier. la loi de ricardo s’applique très bien au pétrole, et, en règle générale, le retour sur investissement tend à diminuer : les gisements sont de plus en plus petits, dispersés, et difficiles à exploiter. il y a bien sûr des exceptions, comme dans des pays où l’exploration a longtemps été paralysée pour des raisons politiques.
      industrie aval
      articles détaillés : raffinage du pétrole et pétrochimie.
      le raffinage consistait simplement, à l’origine, en la distillation du pétrole, pour séparer les hydrocarbures plus ou moins lourds. la distillation sous pression atmosphérique s’est vue complétée d’une distillation sous vide, qui permet d’aller plus loin dans la séparation des différents hydrocarbures lourds. au fil du temps, nombre de procédés ont été ajoutés, dans le but de maximiser la production des coupes les plus profitables (essence et gazole, entre autres) et de diminuer celle de fioul lourd, ainsi que de rendre les carburants plus propres à l’emploi (moins de soufre, de particules et de métaux lourds). ces procédés, qui notamment comprennent le reformage, le désasphaltage, la viscoréduction, la désulfuration, l’hydrocraquage, consomment de l'énergie.
      ces procédés continuent à se multiplier, les raffineurs devant satisfaire des exigences de plus en plus grandes sur la qualité des produits (du fait de l’évolution de la structure du marché et des normes environnementales) alors que la qualité des pétroles bruts tend à diminuer, les pétroles plus lourds et plus riches en soufre représentant une part accrue de la production. une autre évolution importante est la valorisation améliorée des gaz (gpl) et des solides (cokes de pétrole, asphalte) coproduits par le raffinage.
      les raffineries sont en général des infrastructures considérables, traitant des dizaines, voire des centaines de milliers de barils/jour. en france, il existe onze raffineries, dont cinq (représentant 55 % de la capacité) sont contrôlées par total. les raffineries alimentent directement les réseaux de distribution de carburants, et la pétrochimie avec des produits de base.
      le transport du pétrole, tant du brut que des produits raffinés, utilise principalement les pétroliers et les oléoducs pour les grandes distances et les volumes importants. le transport par chemin de fer, par barge en eau douce et par camion est surtout utilisé pour la distribution finale des produits. le transport du pétrole est à lui seul un secteur économique important : ainsi, les pétroliers représentent environ 35 % du tonnage de la marine marchande mondiale23.


      raffinerie exxonmobil à baton rouge
      compagnies pétrolières


      les grandes compagnies pétrolières internationales.
      voir ou créer l'article : liste de compagnies pétrolières.
      l’industrie pétrolière est un pilier de l’économie mondiale : sur les dix plus grandes sociétés privées de la planète en 2006, cinq sont des compagnies pétrolières24. de plus, certaines compagnies nationales dépassent largement la taille de ces majors privées. en effet, il existe plusieurs sortes de compagnies pétrolières :
      les grandes compagnies privées multinationales et verticalement intégrées (c’est-à-dire concentrant tout ou partie des activités d’exploration, production, raffinage, et distribution), dites « majors », telles que exxon mobil, shell, bp, total et chevron.
      les raffineurs, qui détiennent l’aval (raffineries et éventuellement stations-service) comme le suisse petroplus.
      les indépendants, qui cherchent et produisent du brut pour le vendre à des raffineurs. certaines sont des compagnies très importantes et agissent sur plusieurs continents, comme anadarko, d’autres sont beaucoup plus petites, avec à l’extrême des compagnies familiales ne gérant qu’un puits ou deux (au texas notamment).
      les compagnies nationales, qui sont assez diverses. pemex (mexique) et aramco (arabie saoudite), par exemple, ont un monopole de la production dans leur pays, et se comportent comme un organe du gouvernement. d’autres, comme sonatrach (algérie), petronas (malaysie), petrobras (brésil) ou statoil (norvège) cherchent une expansion internationale, et se comportent presque comme des « majors » bien que leurs capitaux soient (en tout ou partie) publics. en termes de production de pétrole, aramco équivaut à quatre fois exxon mobil, première compagnie privée par le chiffre d’affaires. enfin, certains petits pays producteurs ont une compagnie nationale qui n’a guère d’activité industrielle et a surtout pour rôle de commercialiser la part de la production revenant à l’État.
      consommation
      article détaillé : distribution du pétrole.
      le pétrole sert dans tous les domaines énergétiques, mais c’est dans les transports que sa domination est la plus nette. seul le transport ferroviaire est en grande partie électrifié, pour tous les autres moyens de transports, les alternatives sont marginales et coûteuses, et ont un potentiel de croissance limité. en 2002, selon le fmi25, 48 % des produits pétroliers sont employés dans ce secteur, et cette part continue à augmenter.
      la situation est différente pour la production d’électricité à partir du pétrole, où sa part a constamment diminué depuis plus de 30 ans, étant à moins de 8 % en 2006. le charbon, le gaz naturel, le nucléaire et les énergies renouvelables s’y sont largement substitués, sauf pour des cas particuliers (pays producteurs disposant de pétrole bon marché, îles et autres endroits difficiles d’accès). de plus, le pétrole utilisé dans la production d’électricité est en majorité du fioul lourd, difficile à employer dans d’autres domaines (excepté la marine) sans transformation profonde.
      l’agriculture ne représente qu’une fraction modeste de la consommation de pétrole, mais c’est peut-être ce secteur qui crée la dépendance la plus vitale. parmi les engrais fréquemment utilisés, c'est-à-dire ceux basés sur l'azote, le phosphore et le potassium (n, p, k), les engrais azotés sont synthétisés à partir de gaz naturel.
      plus la demande est importante, plus il y a d’investissements dans la recherche pétrolière, permettant ainsi de développer de nouveaux champs pétrolifères. cependant les réserves sont limitées et seront épuisées à terme.
      commerce du pétrole et des produits pétroliers
      article détaillé : marchés pétroliers.
      la valeur d’un pétrole brut dépend de sa provenance et de ses caractéristiques physico-chimiques propres qui permettent, après traitement, de générer une plus ou moins grande quantité de produits à haute valeur marchande. pour simplifier, on peut dire que plus le brut est léger (c’est-à-dire apte à fournir, après traitement, une grande quantité de produits à forte valeur marchande) et moins il contient de soufre, plus il vaut cher. dans une moindre mesure, la distance entre l’endroit où est vendu le pétrole et les régions importatrices intervient également.
      les acteurs du marché cherchant à se protéger des fluctuations de cours, le nymex introduit en 1978 les contrats futures sur le fioul domestique (heating oil).
      impacts du pétrole

      le développement de l’industrie pétrolière a fourni les carburants liquides qui ont permis la deuxième révolution industrielle et a donc considérablement changé le cours de l’histoire. en ce sens, le pétrole est véritablement le successeur du charbon, qui avait rendu possible la première révolution industrielle. son utilisation est également source de controverses, car ses utilisations conduisent l'homme à dégrader l'environnement.
      Économie
      le pétrole étant le plus gros commerce international de matières de la planète en valeur (et en volume), il a un poids important sur les équilibres commerciaux. les grands pays producteurs disposent de recettes telles que leurs gouvernements ont souvent un excédent public à placer, qui leur donne un poids financier important. par exemple, vers 1998, la russie avait une dette publique très importante et semblait proche de la cessation de paiement. depuis, la hausse du prix de pétrole et celle de sa production lui ont permis d’engranger des recettes fiscales telles que la dette a été pratiquement remboursée et que le pays a la troisième réserve de devises au monde en 200626.
      article détaillé : pétrodollar.
      les fluctuations du prix du pétrole ont un impact direct sur le budget des ménages, donc sur la consommation dans les pays développés. elles influent aussi, en proportion variable, sur le prix de tous les biens et services, car tous sont produits en utilisant du pétrole, matière première ou source d'énergie.
      la découverte de réserves de pétrole dans un pays est souvent perçue comme bénéfique pour son économie. toutefois, l’afflux soudain de devises est parfois mal géré (voir syndrome hollandais), il peut encourager la corruption et les ingérences étrangères. l’effet réel est donc souvent plus ambivalent, surtout pour les pays les plus pauvres, au point que l'on parle de malédiction pétrolière27,28,29,30.
      société
      article détaillé : dépendance au pétrole.
      devenu indispensable à la vie quotidienne dans la plupart des pays développés, le pétrole a un impact social important. on a vu des émeutes parfois violentes dans certains pays suite à des hausses de prix. en 2006, certains syndicats français demandent l’instauration d’un « chèque transport » pour aider les salariés qui se déplacent beaucoup à faire face au prix des carburants, qui est constitué pour les deux tiers, au moins' de taxes.
      dans les pays développés, une hausse du prix du pétrole se traduit par un accroissement du budget consacré à la voiture, mais dans les pays les plus pauvres, elle signifie moins d’éclairage et moins d’aliments chauds, car le kérosène est souvent la seule source d’énergie domestique disponible.
      outre que le pétrole est utilisé dans toutes les industries mécanisées comme énergie de base, ses dérivés chimiques servent à la fabrication de toutes sortes de produits, qu’ils soient hygiéniques (shampooing), alimentaires, de protection, de contenant (matière plastique), tissus, etc. ce faisant, le pétrole est devenu indispensable et par conséquent très sensible stratégiquement.
      environnement


      nettoyage des côtes de la baie du prince william, en alaska, après le naufrage du pétrolier exxon valdez.
      articles détaillés : réchauffement climatique et pollution.
      l’impact environnemental le plus inquiétant du pétrole est l’émission de dioxyde de carbone résultant de sa combustion comme carburant. la combustion libère dans l’atmosphère d’autres polluants, comme le dioxyde de soufre (so2), mais ceux-ci peuvent être maîtrisés, notamment par la désulfuration des carburants, ou des suies. on estime cependant que si le pétrole est plus polluant que le gaz naturel, il le serait nettement moins que le charbon et les sables bitumineux.
      l’extraction pétrolière elle-même n’est pas sans impact sur les écosystèmes locaux même si, comme dans toute industrie, les risques peuvent être réduits par des pratiques vigilantes. néanmoins, certaines régions fragiles sont fermées à l’exploitation du pétrole, en raison des craintes pour les écosystèmes et la biodiversité. enfin, les fuites de pétrole et de production peuvent être parfois désastreuses, l’exemple le plus spectaculaire étant celui des marées noires. les effets des dégazages ou même ceux plus cachés comme l’abandon des huiles usagées ne sont pas à négliger.
      notons enfin que le pétrole peut être cancérigène sous certaines formes, et que les conséquences géologiques sous forme de séismes induits sont très peu étudiées.
      sciences et techniques
      articles détaillés : géophysique, gravimétrie, sismique et diagraphie.
      l’exploration et l'exploitation pétrolières ont exigé le progrès de nombreuses sciences et technologies pour leur développement, et particulièrement en géophysique. la gravimétrie, la sismique et la diagraphie (logging) ont été développés pour l'exploration pétrolière dès les années 1920. la production a exigé de la sidérurgie des matériaux résistants aux gaz acides (gaz de lacq), aux pressions et températures. l'industrie pétrolière est un terrain d'essai exigeant pour de nombreuses technologies naissantes, qui se révèleraient trop chères dans d'autres domaines : diamant synthétique pour les trépans, positionnement dynamique des navires, etc.
      géopolitique


      géopolitique du pétrole.
      article détaillé : géopolitique du pétrole.
      depuis le tout début du xxe siècle, le pétrole est devenu une donnée essentielle de la géopolitique. la dépendance des pays développés envers cette matière première est telle, que sa convoitise a déclenché, ou influé sur le cours de plusieurs guerres ; les guerres civiles sur fond de gisement pétrolier ne se comptent plus. l’approvisionnement en pétrole des belligérants a plusieurs fois influé sur le sort des armes, comme lors des deux guerres mondiales.
      culture et symbolique
      le pétrole est devenu un symbole de la richesse et de la chance, supplantant largement l’or qui avait longtemps tenu ce rôle. la culture populaire en a tiré des images stéréotypées, qu’on retrouve par exemple dans la série dallas, ou dans l’expression « rois du pétrole ». les compagnies pétrolières privées sont elles emblématiques du système économique capitaliste, ainsi les auteurs de romans ou de films en feront souvent usage pour tenir le rôle du « méchant ». À l'inverse, les compagnies pétrolières publiques de certains pays sont un emblème d'indépendance nationale et de puissance économique, on pourra en donner comme exemple la construction des tours petronas.
      perspectives



      le cours du baril présente un différentiel faible à l'intérieur des limites conventionnelles.
      la compréhension du mécanisme de formation du pétrole laisse entendre que sa quantité totale sur la planète, léguée par des millions d'années de maturation, est limitée. bien que cette quantité totale soit inconnue, elle laisse présager que l'exploitation qui en est faite s'approchera un jour de cette limite ultime.
      ce qu'on appelle « réserve prouvée » aujourd'hui est, par convention, constitué par un gisement identifié, exploitable avec des techniques disponibles, et à un prix compatible avec le prix de vente en cours. cette définition est restée la même depuis près d'un siècle ; l'évolution des techniques a donc fait glisser progressivement des gisements considérés inexploitables à une époque, dans la catégorie exploitable dès que les techniques ont été disponibles. ainsi le pétrole offshore, considéré comme « non conventionnel » avant 1930, est en 2011 extrêmement répandu, et considéré comme « conventionnel » jusqu'à des profondeurs d'eau de 1 500 m. les sables bitumineux, longtemps considérés inexploitables, sont en 2011 exploités de façon courante avec une production de l'ordre de 2 % de la production mondiale. enfin les hydrates de gaz, dont la première estimation des réserves fait état de valeurs considérables, très au-delà des réserves pétrolières, ne disposent actuellement d'aucun mode d'extraction, même expérimental.
      production
      l'avenir de la production pétrolière mondiale dépendra d'un niveau technologique plus élevé et d'investissements plus importants, ainsi que de la prospection de territoires pour le moment inaccessibles. ces points convergent pour aboutir à un pétrole plus cher.
      le taux de récupération du pétrole sur un plan mondial est en 2008 de l'ordre de 35 % ; ce taux, en augmentation lente, joue considérablement sur la production, et les techniques modernes visent à améliorer ce taux.
      certains territoires, comme l'arctique, sont actuellement inaccessibles à l'exploration/production pour toutes sortes de raisons : politiques, climatiques, zones enclavées, etc. une augmentation éventuelle du cours du baril pourrait rendre rentable l'exploitation de ces régions.
      le pétrole offshore, popularisé en europe par la mise en exploitation des gisements de mer du nord dans les années 1970, a été exploité par des profondeurs d'eau croissantes depuis cette époque ; en 2008 on atteint couramment 2 000 m d'eau. cette profondeur d'eau devra elle aussi augmenter pour permettre l'exploitation de gisements actuellement inaccessibles. dans le même domaine, certaines conformations géologiques qui rendaient les instruments d'exploration classiques « aveugles », font l'objet de recherches fructueuses, ainsi que l'a démontré la découverte du gisement géant de tupi31 en 2006. ce gisement fait partie d'un ensemble considérable, le bassin de santos, qui a fait entrer soudainement le brésil dans les 10 premières réserves mondiales32. le pétrole profond fut lui aussi longtemps considéré inexploitable, soit pour des raisons de coût (en 2004, pour les puits d'une profondeur supérieure à 4 500 m, les 10 % ultimes du forage constituent 50 % de son coût33), soit en raison de problèmes techniques excédant la technologie disponible33. le champ elgin-franklin présente en 1995 le record des possibilités techniques, avec un gisement à 1 100 bar et 190 °c34.
      une méthode prédictive a été proposée par le géologue m. king hubbert pour déterminer le moment où la production d’un champ pétrolifère atteint son point culminant. en 1956, il avait ainsi annoncé le pic pétrolier des États-unis en 197035. selon le modèle de hubbert, la production d’une ressource non renouvelable suit une courbe qui ressemble d’abord à une croissance exponentielle, puis plafonne et diminue. cette méthode ne tient pas compte des éléments économiques, ni du développement d'alternatives technologiques. quelles qu'en soient les raisons, la plupart des observateurs s'accordent à penser que la consommation mondiale de pétrole déclinera avant l'année 2040.
      alternatives énergétiques
      l'approvisionnement en pétrole pose aux pays importateurs de nombreux problèmes, principalement géopolitique, financier (devises), environnemental (émissions de co2). de nombreux pays (européens entre autres) ont donc engagé une politique de réduction de leur dépendance au pétrole depuis les chocs pétroliers de la décennie 1970. le tableau ci-dessous montre un certain succès de cette politique, avec une décroissance de la consommation sur la période 1973-200836, malgré l'augmentation démographique et l'élévation du niveau de vie.
      consommation pétrolière, europe-eurasie, milliers de barils par jour
      1973 1978 1983 1988 1993 1998 2003 2008
      22 582 24 587 22 344 23 167 20 693 19 831 19 915 20 158
      les alternatives sont :
      le charbon, le gaz naturel et leurs dérivés, les sables bitumineux
      les biocarburants, le bois
      l’énergie nucléaire.
      les énergies renouvelables telles que l'hydroélectricité, l'énergie solaire et l'énergie éolienne, les pompes à chaleur et la géothermie.
      citons pour mémoire la fusion nucléaire et l'exploitation des hydrates de méthanes, deux sources d'énergie aux réserves bien plus vastes, mais pour lesquelles nous ne disposons pas de technologie fonctionnelle.
      charbon, gaz naturel, sables bitumineux
      articles détaillés : houille, gaz naturel et sables bitumineux.
      le charbon est, comme le pétrole, un mélange d'hydrocarbures ; il lui est substituable soit de façon directe, soit sous forme transformée par une réaction de type fischer-tropsch. le gaz naturel exige des installations fixes (gazoducs, méthaniers, terminaux gaziers, sites de stockage), ainsi que des contrats à très long terme qui ralentissent actuellement son expansion. lui aussi peut se substituer au pétrole soit de façon directe, en source d'énergie, soit sous forme transformée.
      les sables bitumineux sont un mélange naturel de bitume brut, de sable, d'argile minérale et d'eau. le gisement le plus connu est celui de l'alberta ; déjà exploité, il fournit en 2011 plus de 2 millions de barils par jour, permettant ainsi au canada d'être le deuxième fournisseur de pétrole des États-unis. leur extraction pose de gros problèmes environnementaux37 ; ce gisement géant équivaut à la moitié des réserves de l'arabie saoudite. le pétrole lourd, très visqueux, est aujourd'hui techniquement inexploitable ; il constitue des réserves considérables, avec 315 milliards de barils pour le seul vénézuela.
      consommer moins
      limiter les gaspillages (éclairage nocturne, enseignes lumineuses),
      augmenter la durée de vie des objets, réparés et non jetés, favoriser le recyclage,
      favoriser le transport de groupe, covoiturage, transports en commun.
      efficacité énergétique
      article détaillé : efficacité énergétique (économie).
      faire preuve d'efficacité énergétique38,39,40 consiste à produire les mêmes biens et services avec moins d'énergie, et dans notre cas, de produits pétroliers. c'est de loin la méthode la plus intéressante, puisqu'elle répond correctement aux trois problèmes évoqués ci-dessus. les moyens de l'efficacité énergétique ont en plus l'avantage d'être fréquemment intuitifs et connus de tous :
      construire des habitations mieux isolées
      utiliser des moteurs thermiques plus économes (ayant une consommation spécifique plus basse). cela s'applique à l'automobile, mais aussi aux transports qui utilisent quasi exclusivement des énergies fossiles (navires, avions), aux machines agricoles, machines de chantiers, groupes électrogènes, etc.
      ces méthodes font lentement des progrès dans les pays développés où l'énergie est rendue artificiellement chère (taxes, subventions aux méthodes vertueuses). entre autres, l’isolation se présente de plus en plus comme l'alternative du futur dans les pays tempérés (bedzed), mais peine à pénétrer le marché.
      notes et références
    • Auteur

      Asepex

      En Juin, 2013 (09:17 AM)
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    • Auteur

      Kadior Kadior

      En Juin, 2013 (16:11 PM)
      le directeur administratif et financier (daf)qui à l'habitude de substituer le directeur général à tenu un point de presse dans les locaux de l'immeuble tamarro aujourd'hui (jeudi 06 juin 2013).
      il voudra dire, même aux sourds, que l'anat à un problème de budget pour justifier le licenciement abusif et le refus de respecter la décision du conseil d'administration concernant la grille salariale.
      ce qu'il ne peut pas nier c'est qu'au moment où ils ont licencié 10 aménagistes pour des raisons budgetaire, ils ont récruté 09 autres parmi lesquels aucun aménagiste. les personnes recrutées sont:
      - mr mamadou diouf ( amis du dg venant de la france), recruté sur la base d'un cv car n'ayant pas encore présenté aucun diplôme et nommé directeur administratif et financier ( daf);

      - mr sérigne dia ( ami du dg venant de la france) , électronicien de formation, recruté et nommé directeur des etudes stratégiques (des) de l'aménagement du territoire qui s'avère être l'ossature de l'aménagement

      - mr ousmane seck (ami du dg) venant de la france) , recruté et nommé directeur des ressources humaines (drh)

      - mlle fatou ndiaye (amie du dg venant de la france), spécialisé en gérontologie qui signifie " étude de la vieillesse est recruté et nommé comme responsable de cadre de vie;

      -mr abdoul aziz mbaye ( ami du dg) recruté comme infomaticien de l'agence;

      - madame marieme thiam niang ( femme de mame mbaye niang pca des aéroports), récruté comme assistante administratif du dg)

      - mr abdourahmane sy ( cousin du dg) reportaire, recruté et nommé chargé de la communication

      - mr ibrahima ndiaye ( parent du dg) recruté comme chargé de mission

      -mr ousmane faye, recruté comme commis

      nb: les salaires de ces derniers varient entre 500.000f pour la secrétaire à 1.500.000f net des impôts pour le daf alors les aménagistes licenciés percevaient un salaire compris en 300.000f à 600.000f brute.
      donc qu'ils arrêtent de parlez de problème d'argent sans comptait que l'agence fonctionne avec le report à nouveau (le reste du budget de 2012).
      jusqu'au mois de juin, 1 seul franc du budget de 2013 n'a était utilisé. le daf qui n'a jamais travaillé dans sa vie n'arrive pas à entrer en possession du budget car ne connaissant pas les rouages de l'administration.
      c'est regrettable l'aménagement qui doit être au cœur des politiques publiques est pris en otage par des amateurs.
  2. Auteur

    Yatt

    En Juin, 2013 (16:04 PM)
    N'est-ce pas, encore une de ces agences que le Vieux Débris avait créées en doublon voire en triple avec les structures étatiques ?
    • Auteur

      Kiou

      En Juin, 2013 (09:00 AM)
      rticles détaillés : industrie pétrolière et pétrole non conventionnel.


      plate-forme pétrolière : un des symboles de cette puissante industrie.
      l’industrie pétrolière se subdivise schématiquement en « amont » (exploration, production) et en « aval » (raffinage, distribution).
      l’exploration, c’est-à-dire la recherche de gisements, et la production sont souvent associées : les États accordent aux compagnies des concessions, pour lesquelles ces dernières assument le coût de l’exploration, en échange de quoi elles exploitent (pour une certaine durée) les gisements trouvés. les mécanismes financiers sont variés : prêts à long terme, participation au capital, financement via des emprunts faits auprès de banques nationales, etc.
      l’exploration commence par la connaissance géologique de la région, puis passe par l’étude détaillée des structures géologiques (principalement par imagerie sismique, même si la magnétométrie et la gravitométrie peuvent être utilisées) et la réalisation de puits. on parle d’exploration « frontière » lorsque la région n’a pas encore de réserve mondiale prouvée, le risque est alors très élevé mais le prix d’entrée est faible, et le retour peut être important.
      la production, ou plutôt l’extraction du pétrole, peut être une opération complexe : pour maximiser la production finale, il faut gérer un réservoir composé de différents liquides aux propriétés physico-chimiques très différentes (densité, fluidité, température de combustion et toxicité, entre autres). au cours de la vie d’un gisement, on ouvre de nouveaux puits pour accéder aux poches restées inexploitées. en règle générale, on injecte de l’eau et/ou du gaz dans le gisement, via des puits distincts de ceux qui extraient le pétrole. une mauvaise stratégie d’exploitation (mauvais emplacement des puits, injection inadaptée, production trop rapide) peut diminuer de façon irréversible la quantité de pétrole extractible. par exemple, l'interface entre la nappe de pétrole et celle d’un liquide chargé en soufre peut être brisée par simple brassage, polluant ainsi le pétrole.
      contrairement à une image répandue, un gisement de pétrole ne ressemble en rien à un lac souterrain. en effet, mélangé à de l'eau ainsi qu'à du gaz dissous, le pétrole occupe, en fait, les interstices microscopiques de la roche poreuse. comparer un gisement à une éponge serait surement plus approprié ; une éponge très rigide, évidemment, puisqu'il est question d'un gros caillou22.
      au cours des dernières décennies, l’exploration et la production se font en proportion croissante en offshore : l’onshore, plus facile d’accès, a été exploité le premier. la loi de ricardo s’applique très bien au pétrole, et, en règle générale, le retour sur investissement tend à diminuer : les gisements sont de plus en plus petits, dispersés, et difficiles à exploiter. il y a bien sûr des exceptions, comme dans des pays où l’exploration a longtemps été paralysée pour des raisons politiques.
      industrie aval
      articles détaillés : raffinage du pétrole et pétrochimie.
      le raffinage consistait simplement, à l’origine, en la distillation du pétrole, pour séparer les hydrocarbures plus ou moins lourds. la distillation sous pression atmosphérique s’est vue complétée d’une distillation sous vide, qui permet d’aller plus loin dans la séparation des différents hydrocarbures lourds. au fil du temps, nombre de procédés ont été ajoutés, dans le but de maximiser la production des coupes les plus profitables (essence et gazole, entre autres) et de diminuer celle de fioul lourd, ainsi que de rendre les carburants plus propres à l’emploi (moins de soufre, de particules et de métaux lourds). ces procédés, qui notamment comprennent le reformage, le désasphaltage, la viscoréduction, la désulfuration, l’hydrocraquage, consomment de l'énergie.
      ces procédés continuent à se multiplier, les raffineurs devant satisfaire des exigences de plus en plus grandes sur la qualité des produits (du fait de l’évolution de la structure du marché et des normes environnementales) alors que la qualité des pétroles bruts tend à diminuer, les pétroles plus lourds et plus riches en soufre représentant une part accrue de la production. une autre évolution importante est la valorisation améliorée des gaz (gpl) et des solides (cokes de pétrole, asphalte) coproduits par le raffinage.
      les raffineries sont en général des infrastructures considérables, traitant des dizaines, voire des centaines de milliers de barils/jour. en france, il existe onze raffineries, dont cinq (représentant 55 % de la capacité) sont contrôlées par total. les raffineries alimentent directement les réseaux de distribution de carburants, et la pétrochimie avec des produits de base.
      le transport du pétrole, tant du brut que des produits raffinés, utilise principalement les pétroliers et les oléoducs pour les grandes distances et les volumes importants. le transport par chemin de fer, par barge en eau douce et par camion est surtout utilisé pour la distribution finale des produits. le transport du pétrole est à lui seul un secteur économique important : ainsi, les pétroliers représentent environ 35 % du tonnage de la marine marchande mondiale23.


      raffinerie exxonmobil à baton rouge
      compagnies pétrolières


      les grandes compagnies pétrolières internationales.
      voir ou créer l'article : liste de compagnies pétrolières.
      l’industrie pétrolière est un pilier de l’économie mondiale : sur les dix plus grandes sociétés privées de la planète en 2006, cinq sont des compagnies pétrolières24. de plus, certaines compagnies nationales dépassent largement la taille de ces majors privées. en effet, il existe plusieurs sortes de compagnies pétrolières :
      les grandes compagnies privées multinationales et verticalement intégrées (c’est-à-dire concentrant tout ou partie des activités d’exploration, production, raffinage, et distribution), dites « majors », telles que exxon mobil, shell, bp, total et chevron.
      les raffineurs, qui détiennent l’aval (raffineries et éventuellement stations-service) comme le suisse petroplus.
      les indépendants, qui cherchent et produisent du brut pour le vendre à des raffineurs. certaines sont des compagnies très importantes et agissent sur plusieurs continents, comme anadarko, d’autres sont beaucoup plus petites, avec à l’extrême des compagnies familiales ne gérant qu’un puits ou deux (au texas notamment).
      les compagnies nationales, qui sont assez diverses. pemex (mexique) et aramco (arabie saoudite), par exemple, ont un monopole de la production dans leur pays, et se comportent comme un organe du gouvernement. d’autres, comme sonatrach (algérie), petronas (malaysie), petrobras (brésil) ou statoil (norvège) cherchent une expansion internationale, et se comportent presque comme des « majors » bien que leurs capitaux soient (en tout ou partie) publics. en termes de production de pétrole, aramco équivaut à quatre fois exxon mobil, première compagnie privée par le chiffre d’affaires. enfin, certains petits pays producteurs ont une compagnie nationale qui n’a guère d’activité industrielle et a surtout pour rôle de commercialiser la part de la production revenant à l’État.
      consommation
      article détaillé : distribution du pétrole.
      le pétrole sert dans tous les domaines énergétiques, mais c’est dans les transports que sa domination est la plus nette. seul le transport ferroviaire est en grande partie électrifié, pour tous les autres moyens de transports, les alternatives sont marginales et coûteuses, et ont un potentiel de croissance limité. en 2002, selon le fmi25, 48 % des produits pétroliers sont employés dans ce secteur, et cette part continue à augmenter.
      la situation est différente pour la production d’électricité à partir du pétrole, où sa part a constamment diminué depuis plus de 30 ans, étant à moins de 8 % en 2006. le charbon, le gaz naturel, le nucléaire et les énergies renouvelables s’y sont largement substitués, sauf pour des cas particuliers (pays producteurs disposant de pétrole bon marché, îles et autres endroits difficiles d’accès). de plus, le pétrole utilisé dans la production d’électricité est en majorité du fioul lourd, difficile à employer dans d’autres domaines (excepté la marine) sans transformation profonde.
      l’agriculture ne représente qu’une fraction modeste de la consommation de pétrole, mais c’est peut-être ce secteur qui crée la dépendance la plus vitale. parmi les engrais fréquemment utilisés, c'est-à-dire ceux basés sur l'azote, le phosphore et le potassium (n, p, k), les engrais azotés sont synthétisés à partir de gaz naturel.
      plus la demande est importante, plus il y a d’investissements dans la recherche pétrolière, permettant ainsi de développer de nouveaux champs pétrolifères. cependant les réserves sont limitées et seront épuisées à terme.
      commerce du pétrole et des produits pétroliers
      article détaillé : marchés pétroliers.
      la valeur d’un pétrole brut dépend de sa provenance et de ses caractéristiques physico-chimiques propres qui permettent, après traitement, de générer une plus ou moins grande quantité de produits à haute valeur marchande. pour simplifier, on peut dire que plus le brut est léger (c’est-à-dire apte à fournir, après traitement, une grande quantité de produits à forte valeur marchande) et moins il contient de soufre, plus il vaut cher. dans une moindre mesure, la distance entre l’endroit où est vendu le pétrole et les régions importatrices intervient également.
      les acteurs du marché cherchant à se protéger des fluctuations de cours, le nymex introduit en 1978 les contrats futures sur le fioul domestique (heating oil).
      impacts du pétrole

      le développement de l’industrie pétrolière a fourni les carburants liquides qui ont permis la deuxième révolution industrielle et a donc considérablement changé le cours de l’histoire. en ce sens, le pétrole est véritablement le successeur du charbon, qui avait rendu possible la première révolution industrielle. son utilisation est également source de controverses, car ses utilisations conduisent l'homme à dégrader l'environnement.
      Économie
      le pétrole étant le plus gros commerce international de matières de la planète en valeur (et en volume), il a un poids important sur les équilibres commerciaux. les grands pays producteurs disposent de recettes telles que leurs gouvernements ont souvent un excédent public à placer, qui leur donne un poids financier important. par exemple, vers 1998, la russie avait une dette publique très importante et semblait proche de la cessation de paiement. depuis, la hausse du prix de pétrole et celle de sa production lui ont permis d’engranger des recettes fiscales telles que la dette a été pratiquement remboursée et que le pays a la troisième réserve de devises au monde en 200626.
      article détaillé : pétrodollar.
      les fluctuations du prix du pétrole ont un impact direct sur le budget des ménages, donc sur la consommation dans les pays développés. elles influent aussi, en proportion variable, sur le prix de tous les biens et services, car tous sont produits en utilisant du pétrole, matière première ou source d'énergie.
      la découverte de réserves de pétrole dans un pays est souvent perçue comme bénéfique pour son économie. toutefois, l’afflux soudain de devises est parfois mal géré (voir syndrome hollandais), il peut encourager la corruption et les ingérences étrangères. l’effet réel est donc souvent plus ambivalent, surtout pour les pays les plus pauvres, au point que l'on parle de malédiction pétrolière27,28,29,30.
      société
      article détaillé : dépendance au pétrole.
      devenu indispensable à la vie quotidienne dans la plupart des pays développés, le pétrole a un impact social important. on a vu des émeutes parfois violentes dans certains pays suite à des hausses de prix. en 2006, certains syndicats français demandent l’instauration d’un « chèque transport » pour aider les salariés qui se déplacent beaucoup à faire face au prix des carburants, qui est constitué pour les deux tiers, au moins' de taxes.
      dans les pays développés, une hausse du prix du pétrole se traduit par un accroissement du budget consacré à la voiture, mais dans les pays les plus pauvres, elle signifie moins d’éclairage et moins d’aliments chauds, car le kérosène est souvent la seule source d’énergie domestique disponible.
      outre que le pétrole est utilisé dans toutes les industries mécanisées comme énergie de base, ses dérivés chimiques servent à la fabrication de toutes sortes de produits, qu’ils soient hygiéniques (shampooing), alimentaires, de protection, de contenant (matière plastique), tissus, etc. ce faisant, le pétrole est devenu indispensable et par conséquent très sensible stratégiquement.
      environnement


      nettoyage des côtes de la baie du prince william, en alaska, après le naufrage du pétrolier exxon valdez.
      articles détaillés : réchauffement climatique et pollution.
      l’impact environnemental le plus inquiétant du pétrole est l’émission de dioxyde de carbone résultant de sa combustion comme carburant. la combustion libère dans l’atmosphère d’autres polluants, comme le dioxyde de soufre (so2), mais ceux-ci peuvent être maîtrisés, notamment par la désulfuration des carburants, ou des suies. on estime cependant que si le pétrole est plus polluant que le gaz naturel, il le serait nettement moins que le charbon et les sables bitumineux.
      l’extraction pétrolière elle-même n’est pas sans impact sur les écosystèmes locaux même si, comme dans toute industrie, les risques peuvent être réduits par des pratiques vigilantes. néanmoins, certaines régions fragiles sont fermées à l’exploitation du pétrole, en raison des craintes pour les écosystèmes et la biodiversité. enfin, les fuites de pétrole et de production peuvent être parfois désastreuses, l’exemple le plus spectaculaire étant celui des marées noires. les effets des dégazages ou même ceux plus cachés comme l’abandon des huiles usagées ne sont pas à négliger.
      notons enfin que le pétrole peut être cancérigène sous certaines formes, et que les conséquences géologiques sous forme de séismes induits sont très peu étudiées.
      sciences et techniques
      articles détaillés : géophysique, gravimétrie, sismique et diagraphie.
      l’exploration et l'exploitation pétrolières ont exigé le progrès de nombreuses sciences et technologies pour leur développement, et particulièrement en géophysique. la gravimétrie, la sismique et la diagraphie (logging) ont été développés pour l'exploration pétrolière dès les années 1920. la production a exigé de la sidérurgie des matériaux résistants aux gaz acides (gaz de lacq), aux pressions et températures. l'industrie pétrolière est un terrain d'essai exigeant pour de nombreuses technologies naissantes, qui se révèleraient trop chères dans d'autres domaines : diamant synthétique pour les trépans, positionnement dynamique des navires, etc.
      géopolitique


      géopolitique du pétrole.
      article détaillé : géopolitique du pétrole.
      depuis le tout début du xxe siècle, le pétrole est devenu une donnée essentielle de la géopolitique. la dépendance des pays développés envers cette matière première est telle, que sa convoitise a déclenché, ou influé sur le cours de plusieurs guerres ; les guerres civiles sur fond de gisement pétrolier ne se comptent plus. l’approvisionnement en pétrole des belligérants a plusieurs fois influé sur le sort des armes, comme lors des deux guerres mondiales.
      culture et symbolique
      le pétrole est devenu un symbole de la richesse et de la chance, supplantant largement l’or qui avait longtemps tenu ce rôle. la culture populaire en a tiré des images stéréotypées, qu’on retrouve par exemple dans la série dallas, ou dans l’expression « rois du pétrole ». les compagnies pétrolières privées sont elles emblématiques du système économique capitaliste, ainsi les auteurs de romans ou de films en feront souvent usage pour tenir le rôle du « méchant ». À l'inverse, les compagnies pétrolières publiques de certains pays sont un emblème d'indépendance nationale et de puissance économique, on pourra en donner comme exemple la construction des tours petronas.
      perspectives



      le cours du baril présente un différentiel faible à l'intérieur des limites conventionnelles.
      la compréhension du mécanisme de formation du pétrole laisse entendre que sa quantité totale sur la planète, léguée par des millions d'années de maturation, est limitée. bien que cette quantité totale soit inconnue, elle laisse présager que l'exploitation qui en est faite s'approchera un jour de cette limite ultime.
      ce qu'on appelle « réserve prouvée » aujourd'hui est, par convention, constitué par un gisement identifié, exploitable avec des techniques disponibles, et à un prix compatible avec le prix de vente en cours. cette définition est restée la même depuis près d'un siècle ; l'évolution des techniques a donc fait glisser progressivement des gisements considérés inexploitables à une époque, dans la catégorie exploitable dès que les techniques ont été disponibles. ainsi le pétrole offshore, considéré comme « non conventionnel » avant 1930, est en 2011 extrêmement répandu, et considéré comme « conventionnel » jusqu'à des profondeurs d'eau de 1 500 m. les sables bitumineux, longtemps considérés inexploitables, sont en 2011 exploités de façon courante avec une production de l'ordre de 2 % de la production mondiale. enfin les hydrates de gaz, dont la première estimation des réserves fait état de valeurs considérables, très au-delà des réserves pétrolières, ne disposent actuellement d'aucun mode d'extraction, même expérimental.
      production
      l'avenir de la production pétrolière mondiale dépendra d'un niveau technologique plus élevé et d'investissements plus importants, ainsi que de la prospection de territoires pour le moment inaccessibles. ces points convergent pour aboutir à un pétrole plus cher.
      le taux de récupération du pétrole sur un plan mondial est en 2008 de l'ordre de 35 % ; ce taux, en augmentation lente, joue considérablement sur la production, et les techniques modernes visent à améliorer ce taux.
      certains territoires, comme l'arctique, sont actuellement inaccessibles à l'exploration/production pour toutes sortes de raisons : politiques, climatiques, zones enclavées, etc. une augmentation éventuelle du cours du baril pourrait rendre rentable l'exploitation de ces régions.
      le pétrole offshore, popularisé en europe par la mise en exploitation des gisements de mer du nord dans les années 1970, a été exploité par des profondeurs d'eau croissantes depuis cette époque ; en 2008 on atteint couramment 2 000 m d'eau. cette profondeur d'eau devra elle aussi augmenter pour permettre l'exploitation de gisements actuellement inaccessibles. dans le même domaine, certaines conformations géologiques qui rendaient les instruments d'exploration classiques « aveugles », font l'objet de recherches fructueuses, ainsi que l'a démontré la découverte du gisement géant de tupi31 en 2006. ce gisement fait partie d'un ensemble considérable, le bassin de santos, qui a fait entrer soudainement le brésil dans les 10 premières réserves mondiales32. le pétrole profond fut lui aussi longtemps considéré inexploitable, soit pour des raisons de coût (en 2004, pour les puits d'une profondeur supérieure à 4 500 m, les 10 % ultimes du forage constituent 50 % de son coût33), soit en raison de problèmes techniques excédant la technologie disponible33. le champ elgin-franklin présente en 1995 le record des possibilités techniques, avec un gisement à 1 100 bar et 190 °c34.
      une méthode prédictive a été proposée par le géologue m. king hubbert pour déterminer le moment où la production d’un champ pétrolifère atteint son point culminant. en 1956, il avait ainsi annoncé le pic pétrolier des États-unis en 197035. selon le modèle de hubbert, la production d’une ressource non renouvelable suit une courbe qui ressemble d’abord à une croissance exponentielle, puis plafonne et diminue. cette méthode ne tient pas compte des éléments économiques, ni du développement d'alternatives technologiques. quelles qu'en soient les raisons, la plupart des observateurs s'accordent à penser que la consommation mondiale de pétrole déclinera avant l'année 2040.
      alternatives énergétiques
      l'approvisionnement en pétrole pose aux pays importateurs de nombreux problèmes, principalement géopolitique, financier (devises), environnemental (émissions de co2). de nombreux pays (européens entre autres) ont donc engagé une politique de réduction de leur dépendance au pétrole depuis les chocs pétroliers de la décennie 1970. le tableau ci-dessous montre un certain succès de cette politique, avec une décroissance de la consommation sur la période 1973-200836, malgré l'augmentation démographique et l'élévation du niveau de vie.
      consommation pétrolière, europe-eurasie, milliers de barils par jour
      1973 1978 1983 1988 1993 1998 2003 2008
      22 582 24 587 22 344 23 167 20 693 19 831 19 915 20 158
      les alternatives sont :
      le charbon, le gaz naturel et leurs dérivés, les sables bitumineux
      les biocarburants, le bois
      l’énergie nucléaire.
      les énergies renouvelables telles que l'hydroélectricité, l'énergie solaire et l'énergie éolienne, les pompes à chaleur et la géothermie.
      citons pour mémoire la fusion nucléaire et l'exploitation des hydrates de méthanes, deux sources d'énergie aux réserves bien plus vastes, mais pour lesquelles nous ne disposons pas de technologie fonctionnelle.
      charbon, gaz naturel, sables bitumineux
      articles détaillés : houille, gaz naturel et sables bitumineux.
      le charbon est, comme le pétrole, un mélange d'hydrocarbures ; il lui est substituable soit de façon directe, soit sous forme transformée par une réaction de type fischer-tropsch. le gaz naturel exige des installations fixes (gazoducs, méthaniers, terminaux gaziers, sites de stockage), ainsi que des contrats à très long terme qui ralentissent actuellement son expansion. lui aussi peut se substituer au pétrole soit de façon directe, en source d'énergie, soit sous forme transformée.
      les sables bitumineux sont un mélange naturel de bitume brut, de sable, d'argile minérale et d'eau. le gisement le plus connu est celui de l'alberta ; déjà exploité, il fournit en 2011 plus de 2 millions de barils par jour, permettant ainsi au canada d'être le deuxième fournisseur de pétrole des États-unis. leur extraction pose de gros problèmes environnementaux37 ; ce gisement géant équivaut à la moitié des réserves de l'arabie saoudite. le pétrole lourd, très visqueux, est aujourd'hui techniquement inexploitable ; il constitue des réserves considérables, avec 315 milliards de barils pour le seul vénézuela.
      consommer moins
      limiter les gaspillages (éclairage nocturne, enseignes lumineuses),
      augmenter la durée de vie des objets, réparés et non jetés, favoriser le recyclage,
      favoriser le transport de groupe, covoiturage, transports en commun.
      efficacité énergétique
      article détaillé : efficacité énergétique (économie).
      faire preuve d'efficacité énergétique38,39,40 consiste à produire les mêmes biens et services avec moins d'énergie, et dans notre cas, de produits pétroliers. c'est de loin la méthode la plus intéressante, puisqu'elle répond correctement aux trois problèmes évoqués ci-dessus. les moyens de l'efficacité énergétique ont en plus l'avantage d'être fréquemment intuitifs et connus de tous :
      construire des habitations mieux isolées
      utiliser des moteurs thermiques plus économes (ayant une consommation spécifique plus basse). cela s'applique à l'automobile, mais aussi aux transports qui utilisent quasi exclusivement des énergies fossiles (navires, avions), aux machines agricoles, machines de chantiers, groupes électrogènes, etc.
      ces méthodes font lentement des progrès dans les pays développés où l'énergie est rendue artificiellement chère (taxes, subventions aux méthodes vertueuses). entre autres, l’isolation se présente de plus en plus comme l'alternative du futur dans les pays tempérés (bedzed), mais peine à pénétrer le marché.
      notes et références;k;k
    • Auteur

      Kiou

      En Juin, 2013 (09:00 AM)
      rticles détaillés : industrie pétrolière et pétrole non conventionnel.


      plate-forme pétrolière : un des symboles de cette puissante industrie.
      l’industrie pétrolière se subdivise schématiquement en « amont » (exploration, production) et en « aval » (raffinage, distribution).
      l’exploration, c’est-à-dire la recherche de gisements, et la production sont souvent associées : les États accordent aux compagnies des concessions, pour lesquelles ces dernières assument le coût de l’exploration, en échange de quoi elles exploitent (pour une certaine durée) les gisements trouvés. les mécanismes financiers sont variés : prêts à long terme, participation au capital, financement via des emprunts faits auprès de banques nationales, etc.
      l’exploration commence par la connaissance géologique de la région, puis passe par l’étude détaillée des structures géologiques (principalement par imagerie sismique, même si la magnétométrie et la gravitométrie peuvent être utilisées) et la réalisation de puits. on parle d’exploration « frontière » lorsque la région n’a pas encore de réserve mondiale prouvée, le risque est alors très élevé mais le prix d’entrée est faible, et le retour peut être important.
      la production, ou plutôt l’extraction du pétrole, peut être une opération complexe : pour maximiser la production finale, il faut gérer un réservoir composé de différents liquides aux propriétés physico-chimiques très différentes (densité, fluidité, température de combustion et toxicité, entre autres). au cours de la vie d’un gisement, on ouvre de nouveaux puits pour accéder aux poches restées inexploitées. en règle générale, on injecte de l’eau et/ou du gaz dans le gisement, via des puits distincts de ceux qui extraient le pétrole. une mauvaise stratégie d’exploitation (mauvais emplacement des puits, injection inadaptée, production trop rapide) peut diminuer de façon irréversible la quantité de pétrole extractible. par exemple, l'interface entre la nappe de pétrole et celle d’un liquide chargé en soufre peut être brisée par simple brassage, polluant ainsi le pétrole.
      contrairement à une image répandue, un gisement de pétrole ne ressemble en rien à un lac souterrain. en effet, mélangé à de l'eau ainsi qu'à du gaz dissous, le pétrole occupe, en fait, les interstices microscopiques de la roche poreuse. comparer un gisement à une éponge serait surement plus approprié ; une éponge très rigide, évidemment, puisqu'il est question d'un gros caillou22.
      au cours des dernières décennies, l’exploration et la production se font en proportion croissante en offshore : l’onshore, plus facile d’accès, a été exploité le premier. la loi de ricardo s’applique très bien au pétrole, et, en règle générale, le retour sur investissement tend à diminuer : les gisements sont de plus en plus petits, dispersés, et difficiles à exploiter. il y a bien sûr des exceptions, comme dans des pays où l’exploration a longtemps été paralysée pour des raisons politiques.
      industrie aval
      articles détaillés : raffinage du pétrole et pétrochimie.
      le raffinage consistait simplement, à l’origine, en la distillation du pétrole, pour séparer les hydrocarbures plus ou moins lourds. la distillation sous pression atmosphérique s’est vue complétée d’une distillation sous vide, qui permet d’aller plus loin dans la séparation des différents hydrocarbures lourds. au fil du temps, nombre de procédés ont été ajoutés, dans le but de maximiser la production des coupes les plus profitables (essence et gazole, entre autres) et de diminuer celle de fioul lourd, ainsi que de rendre les carburants plus propres à l’emploi (moins de soufre, de particules et de métaux lourds). ces procédés, qui notamment comprennent le reformage, le désasphaltage, la viscoréduction, la désulfuration, l’hydrocraquage, consomment de l'énergie.
      ces procédés continuent à se multiplier, les raffineurs devant satisfaire des exigences de plus en plus grandes sur la qualité des produits (du fait de l’évolution de la structure du marché et des normes environnementales) alors que la qualité des pétroles bruts tend à diminuer, les pétroles plus lourds et plus riches en soufre représentant une part accrue de la production. une autre évolution importante est la valorisation améliorée des gaz (gpl) et des solides (cokes de pétrole, asphalte) coproduits par le raffinage.
      les raffineries sont en général des infrastructures considérables, traitant des dizaines, voire des centaines de milliers de barils/jour. en france, il existe onze raffineries, dont cinq (représentant 55 % de la capacité) sont contrôlées par total. les raffineries alimentent directement les réseaux de distribution de carburants, et la pétrochimie avec des produits de base.
      le transport du pétrole, tant du brut que des produits raffinés, utilise principalement les pétroliers et les oléoducs pour les grandes distances et les volumes importants. le transport par chemin de fer, par barge en eau douce et par camion est surtout utilisé pour la distribution finale des produits. le transport du pétrole est à lui seul un secteur économique important : ainsi, les pétroliers représentent environ 35 % du tonnage de la marine marchande mondiale23.


      raffinerie exxonmobil à baton rouge
      compagnies pétrolières


      les grandes compagnies pétrolières internationales.
      voir ou créer l'article : liste de compagnies pétrolières.
      l’industrie pétrolière est un pilier de l’économie mondiale : sur les dix plus grandes sociétés privées de la planète en 2006, cinq sont des compagnies pétrolières24. de plus, certaines compagnies nationales dépassent largement la taille de ces majors privées. en effet, il existe plusieurs sortes de compagnies pétrolières :
      les grandes compagnies privées multinationales et verticalement intégrées (c’est-à-dire concentrant tout ou partie des activités d’exploration, production, raffinage, et distribution), dites « majors », telles que exxon mobil, shell, bp, total et chevron.
      les raffineurs, qui détiennent l’aval (raffineries et éventuellement stations-service) comme le suisse petroplus.
      les indépendants, qui cherchent et produisent du brut pour le vendre à des raffineurs. certaines sont des compagnies très importantes et agissent sur plusieurs continents, comme anadarko, d’autres sont beaucoup plus petites, avec à l’extrême des compagnies familiales ne gérant qu’un puits ou deux (au texas notamment).
      les compagnies nationales, qui sont assez diverses. pemex (mexique) et aramco (arabie saoudite), par exemple, ont un monopole de la production dans leur pays, et se comportent comme un organe du gouvernement. d’autres, comme sonatrach (algérie), petronas (malaysie), petrobras (brésil) ou statoil (norvège) cherchent une expansion internationale, et se comportent presque comme des « majors » bien que leurs capitaux soient (en tout ou partie) publics. en termes de production de pétrole, aramco équivaut à quatre fois exxon mobil, première compagnie privée par le chiffre d’affaires. enfin, certains petits pays producteurs ont une compagnie nationale qui n’a guère d’activité industrielle et a surtout pour rôle de commercialiser la part de la production revenant à l’État.
      consommation
      article détaillé : distribution du pétrole.
      le pétrole sert dans tous les domaines énergétiques, mais c’est dans les transports que sa domination est la plus nette. seul le transport ferroviaire est en grande partie électrifié, pour tous les autres moyens de transports, les alternatives sont marginales et coûteuses, et ont un potentiel de croissance limité. en 2002, selon le fmi25, 48 % des produits pétroliers sont employés dans ce secteur, et cette part continue à augmenter.
      la situation est différente pour la production d’électricité à partir du pétrole, où sa part a constamment diminué depuis plus de 30 ans, étant à moins de 8 % en 2006. le charbon, le gaz naturel, le nucléaire et les énergies renouvelables s’y sont largement substitués, sauf pour des cas particuliers (pays producteurs disposant de pétrole bon marché, îles et autres endroits difficiles d’accès). de plus, le pétrole utilisé dans la production d’électricité est en majorité du fioul lourd, difficile à employer dans d’autres domaines (excepté la marine) sans transformation profonde.
      l’agriculture ne représente qu’une fraction modeste de la consommation de pétrole, mais c’est peut-être ce secteur qui crée la dépendance la plus vitale. parmi les engrais fréquemment utilisés, c'est-à-dire ceux basés sur l'azote, le phosphore et le potassium (n, p, k), les engrais azotés sont synthétisés à partir de gaz naturel.
      plus la demande est importante, plus il y a d’investissements dans la recherche pétrolière, permettant ainsi de développer de nouveaux champs pétrolifères. cependant les réserves sont limitées et seront épuisées à terme.
      commerce du pétrole et des produits pétroliers
      article détaillé : marchés pétroliers.
      la valeur d’un pétrole brut dépend de sa provenance et de ses caractéristiques physico-chimiques propres qui permettent, après traitement, de générer une plus ou moins grande quantité de produits à haute valeur marchande. pour simplifier, on peut dire que plus le brut est léger (c’est-à-dire apte à fournir, après traitement, une grande quantité de produits à forte valeur marchande) et moins il contient de soufre, plus il vaut cher. dans une moindre mesure, la distance entre l’endroit où est vendu le pétrole et les régions importatrices intervient également.
      les acteurs du marché cherchant à se protéger des fluctuations de cours, le nymex introduit en 1978 les contrats futures sur le fioul domestique (heating oil).
      impacts du pétrole

      le développement de l’industrie pétrolière a fourni les carburants liquides qui ont permis la deuxième révolution industrielle et a donc considérablement changé le cours de l’histoire. en ce sens, le pétrole est véritablement le successeur du charbon, qui avait rendu possible la première révolution industrielle. son utilisation est également source de controverses, car ses utilisations conduisent l'homme à dégrader l'environnement.
      Économie
      le pétrole étant le plus gros commerce international de matières de la planète en valeur (et en volume), il a un poids important sur les équilibres commerciaux. les grands pays producteurs disposent de recettes telles que leurs gouvernements ont souvent un excédent public à placer, qui leur donne un poids financier important. par exemple, vers 1998, la russie avait une dette publique très importante et semblait proche de la cessation de paiement. depuis, la hausse du prix de pétrole et celle de sa production lui ont permis d’engranger des recettes fiscales telles que la dette a été pratiquement remboursée et que le pays a la troisième réserve de devises au monde en 200626.
      article détaillé : pétrodollar.
      les fluctuations du prix du pétrole ont un impact direct sur le budget des ménages, donc sur la consommation dans les pays développés. elles influent aussi, en proportion variable, sur le prix de tous les biens et services, car tous sont produits en utilisant du pétrole, matière première ou source d'énergie.
      la découverte de réserves de pétrole dans un pays est souvent perçue comme bénéfique pour son économie. toutefois, l’afflux soudain de devises est parfois mal géré (voir syndrome hollandais), il peut encourager la corruption et les ingérences étrangères. l’effet réel est donc souvent plus ambivalent, surtout pour les pays les plus pauvres, au point que l'on parle de malédiction pétrolière27,28,29,30.
      société
      article détaillé : dépendance au pétrole.
      devenu indispensable à la vie quotidienne dans la plupart des pays développés, le pétrole a un impact social important. on a vu des émeutes parfois violentes dans certains pays suite à des hausses de prix. en 2006, certains syndicats français demandent l’instauration d’un « chèque transport » pour aider les salariés qui se déplacent beaucoup à faire face au prix des carburants, qui est constitué pour les deux tiers, au moins' de taxes.
      dans les pays développés, une hausse du prix du pétrole se traduit par un accroissement du budget consacré à la voiture, mais dans les pays les plus pauvres, elle signifie moins d’éclairage et moins d’aliments chauds, car le kérosène est souvent la seule source d’énergie domestique disponible.
      outre que le pétrole est utilisé dans toutes les industries mécanisées comme énergie de base, ses dérivés chimiques servent à la fabrication de toutes sortes de produits, qu’ils soient hygiéniques (shampooing), alimentaires, de protection, de contenant (matière plastique), tissus, etc. ce faisant, le pétrole est devenu indispensable et par conséquent très sensible stratégiquement.
      environnement


      nettoyage des côtes de la baie du prince william, en alaska, après le naufrage du pétrolier exxon valdez.
      articles détaillés : réchauffement climatique et pollution.
      l’impact environnemental le plus inquiétant du pétrole est l’émission de dioxyde de carbone résultant de sa combustion comme carburant. la combustion libère dans l’atmosphère d’autres polluants, comme le dioxyde de soufre (so2), mais ceux-ci peuvent être maîtrisés, notamment par la désulfuration des carburants, ou des suies. on estime cependant que si le pétrole est plus polluant que le gaz naturel, il le serait nettement moins que le charbon et les sables bitumineux.
      l’extraction pétrolière elle-même n’est pas sans impact sur les écosystèmes locaux même si, comme dans toute industrie, les risques peuvent être réduits par des pratiques vigilantes. néanmoins, certaines régions fragiles sont fermées à l’exploitation du pétrole, en raison des craintes pour les écosystèmes et la biodiversité. enfin, les fuites de pétrole et de production peuvent être parfois désastreuses, l’exemple le plus spectaculaire étant celui des marées noires. les effets des dégazages ou même ceux plus cachés comme l’abandon des huiles usagées ne sont pas à négliger.
      notons enfin que le pétrole peut être cancérigène sous certaines formes, et que les conséquences géologiques sous forme de séismes induits sont très peu étudiées.
      sciences et techniques
      articles détaillés : géophysique, gravimétrie, sismique et diagraphie.
      l’exploration et l'exploitation pétrolières ont exigé le progrès de nombreuses sciences et technologies pour leur développement, et particulièrement en géophysique. la gravimétrie, la sismique et la diagraphie (logging) ont été développés pour l'exploration pétrolière dès les années 1920. la production a exigé de la sidérurgie des matériaux résistants aux gaz acides (gaz de lacq), aux pressions et températures. l'industrie pétrolière est un terrain d'essai exigeant pour de nombreuses technologies naissantes, qui se révèleraient trop chères dans d'autres domaines : diamant synthétique pour les trépans, positionnement dynamique des navires, etc.
      géopolitique


      géopolitique du pétrole.
      article détaillé : géopolitique du pétrole.
      depuis le tout début du xxe siècle, le pétrole est devenu une donnée essentielle de la géopolitique. la dépendance des pays développés envers cette matière première est telle, que sa convoitise a déclenché, ou influé sur le cours de plusieurs guerres ; les guerres civiles sur fond de gisement pétrolier ne se comptent plus. l’approvisionnement en pétrole des belligérants a plusieurs fois influé sur le sort des armes, comme lors des deux guerres mondiales.
      culture et symbolique
      le pétrole est devenu un symbole de la richesse et de la chance, supplantant largement l’or qui avait longtemps tenu ce rôle. la culture populaire en a tiré des images stéréotypées, qu’on retrouve par exemple dans la série dallas, ou dans l’expression « rois du pétrole ». les compagnies pétrolières privées sont elles emblématiques du système économique capitaliste, ainsi les auteurs de romans ou de films en feront souvent usage pour tenir le rôle du « méchant ». À l'inverse, les compagnies pétrolières publiques de certains pays sont un emblème d'indépendance nationale et de puissance économique, on pourra en donner comme exemple la construction des tours petronas.
      perspectives



      le cours du baril présente un différentiel faible à l'intérieur des limites conventionnelles.
      la compréhension du mécanisme de formation du pétrole laisse entendre que sa quantité totale sur la planète, léguée par des millions d'années de maturation, est limitée. bien que cette quantité totale soit inconnue, elle laisse présager que l'exploitation qui en est faite s'approchera un jour de cette limite ultime.
      ce qu'on appelle « réserve prouvée » aujourd'hui est, par convention, constitué par un gisement identifié, exploitable avec des techniques disponibles, et à un prix compatible avec le prix de vente en cours. cette définition est restée la même depuis près d'un siècle ; l'évolution des techniques a donc fait glisser progressivement des gisements considérés inexploitables à une époque, dans la catégorie exploitable dès que les techniques ont été disponibles. ainsi le pétrole offshore, considéré comme « non conventionnel » avant 1930, est en 2011 extrêmement répandu, et considéré comme « conventionnel » jusqu'à des profondeurs d'eau de 1 500 m. les sables bitumineux, longtemps considérés inexploitables, sont en 2011 exploités de façon courante avec une production de l'ordre de 2 % de la production mondiale. enfin les hydrates de gaz, dont la première estimation des réserves fait état de valeurs considérables, très au-delà des réserves pétrolières, ne disposent actuellement d'aucun mode d'extraction, même expérimental.
      production
      l'avenir de la production pétrolière mondiale dépendra d'un niveau technologique plus élevé et d'investissements plus importants, ainsi que de la prospection de territoires pour le moment inaccessibles. ces points convergent pour aboutir à un pétrole plus cher.
      le taux de récupération du pétrole sur un plan mondial est en 2008 de l'ordre de 35 % ; ce taux, en augmentation lente, joue considérablement sur la production, et les techniques modernes visent à améliorer ce taux.
      certains territoires, comme l'arctique, sont actuellement inaccessibles à l'exploration/production pour toutes sortes de raisons : politiques, climatiques, zones enclavées, etc. une augmentation éventuelle du cours du baril pourrait rendre rentable l'exploitation de ces régions.
      le pétrole offshore, popularisé en europe par la mise en exploitation des gisements de mer du nord dans les années 1970, a été exploité par des profondeurs d'eau croissantes depuis cette époque ; en 2008 on atteint couramment 2 000 m d'eau. cette profondeur d'eau devra elle aussi augmenter pour permettre l'exploitation de gisements actuellement inaccessibles. dans le même domaine, certaines conformations géologiques qui rendaient les instruments d'exploration classiques « aveugles », font l'objet de recherches fructueuses, ainsi que l'a démontré la découverte du gisement géant de tupi31 en 2006. ce gisement fait partie d'un ensemble considérable, le bassin de santos, qui a fait entrer soudainement le brésil dans les 10 premières réserves mondiales32. le pétrole profond fut lui aussi longtemps considéré inexploitable, soit pour des raisons de coût (en 2004, pour les puits d'une profondeur supérieure à 4 500 m, les 10 % ultimes du forage constituent 50 % de son coût33), soit en raison de problèmes techniques excédant la technologie disponible33. le champ elgin-franklin présente en 1995 le record des possibilités techniques, avec un gisement à 1 100 bar et 190 °c34.
      une méthode prédictive a été proposée par le géologue m. king hubbert pour déterminer le moment où la production d’un champ pétrolifère atteint son point culminant. en 1956, il avait ainsi annoncé le pic pétrolier des États-unis en 197035. selon le modèle de hubbert, la production d’une ressource non renouvelable suit une courbe qui ressemble d’abord à une croissance exponentielle, puis plafonne et diminue. cette méthode ne tient pas compte des éléments économiques, ni du développement d'alternatives technologiques. quelles qu'en soient les raisons, la plupart des observateurs s'accordent à penser que la consommation mondiale de pétrole déclinera avant l'année 2040.
      alternatives énergétiques
      l'approvisionnement en pétrole pose aux pays importateurs de nombreux problèmes, principalement géopolitique, financier (devises), environnemental (émissions de co2). de nombreux pays (européens entre autres) ont donc engagé une politique de réduction de leur dépendance au pétrole depuis les chocs pétroliers de la décennie 1970. le tableau ci-dessous montre un certain succès de cette politique, avec une décroissance de la consommation sur la période 1973-200836, malgré l'augmentation démographique et l'élévation du niveau de vie.
      consommation pétrolière, europe-eurasie, milliers de barils par jour
      1973 1978 1983 1988 1993 1998 2003 2008
      22 582 24 587 22 344 23 167 20 693 19 831 19 915 20 158
      les alternatives sont :
      le charbon, le gaz naturel et leurs dérivés, les sables bitumineux
      les biocarburants, le bois
      l’énergie nucléaire.
      les énergies renouvelables telles que l'hydroélectricité, l'énergie solaire et l'énergie éolienne, les pompes à chaleur et la géothermie.
      citons pour mémoire la fusion nucléaire et l'exploitation des hydrates de méthanes, deux sources d'énergie aux réserves bien plus vastes, mais pour lesquelles nous ne disposons pas de technologie fonctionnelle.
      charbon, gaz naturel, sables bitumineux
      articles détaillés : houille, gaz naturel et sables bitumineux.
      le charbon est, comme le pétrole, un mélange d'hydrocarbures ; il lui est substituable soit de façon directe, soit sous forme transformée par une réaction de type fischer-tropsch. le gaz naturel exige des installations fixes (gazoducs, méthaniers, terminaux gaziers, sites de stockage), ainsi que des contrats à très long terme qui ralentissent actuellement son expansion. lui aussi peut se substituer au pétrole soit de façon directe, en source d'énergie, soit sous forme transformée.
      les sables bitumineux sont un mélange naturel de bitume brut, de sable, d'argile minérale et d'eau. le gisement le plus connu est celui de l'alberta ; déjà exploité, il fournit en 2011 plus de 2 millions de barils par jour, permettant ainsi au canada d'être le deuxième fournisseur de pétrole des États-unis. leur extraction pose de gros problèmes environnementaux37 ; ce gisement géant équivaut à la moitié des réserves de l'arabie saoudite. le pétrole lourd, très visqueux, est aujourd'hui techniquement inexploitable ; il constitue des réserves considérables, avec 315 milliards de barils pour le seul vénézuela.
      consommer moins
      limiter les gaspillages (éclairage nocturne, enseignes lumineuses),
      augmenter la durée de vie des objets, réparés et non jetés, favoriser le recyclage,
      favoriser le transport de groupe, covoiturage, transports en commun.
      efficacité énergétique
      article détaillé : efficacité énergétique (économie).
      faire preuve d'efficacité énergétique38,39,40 consiste à produire les mêmes biens et services avec moins d'énergie, et dans notre cas, de produits pétroliers. c'est de loin la méthode la plus intéressante, puisqu'elle répond correctement aux trois problèmes évoqués ci-dessus. les moyens de l'efficacité énergétique ont en plus l'avantage d'être fréquemment intuitifs et connus de tous :
      construire des habitations mieux isolées
      utiliser des moteurs thermiques plus économes (ayant une consommation spécifique plus basse). cela s'applique à l'automobile, mais aussi aux transports qui utilisent quasi exclusivement des énergies fossiles (navires, avions), aux machines agricoles, machines de chantiers, groupes électrogènes, etc.
      ces méthodes font lentement des progrès dans les pays développés où l'énergie est rendue artificiellement chère (taxes, subventions aux méthodes vertueuses). entre autres, l’isolation se présente de plus en plus comme l'alternative du futur dans les pays tempérés (bedzed), mais peine à pénétrer le marché.
      notes et références;k;k
    Auteur

    Fode

    En Juin, 2013 (17:35 PM)
    Ce Ousmane Seck est un ami de Mamadou Djigo Le Directeur. Ils etaient ensemble a Grenoble. IL a etait condemne pour escrocries concernant des visas en 2010.

    • Auteur

      Cool

      En Juin, 2013 (17:48 PM)
      problèmes liés à l incompétence du directeur à ce poste d aménagement du territoire. ce poste est trop compliqué pour ce monsieur imposé par macky sall. ce n est pas parce que qu on a fait ses études à grenoble qu on est forcement compétent. ce ne sont pas les experts qui manquent dans cet agence.
    • Auteur

      Peter Tosh

      En Juin, 2013 (23:18 PM)
      il s'agit de la meme minorite qui crie au scandale.a croire que cette derniere ne souhaite pas aider le dg a atteindre les objectifs d'amenagement du territoire,en d'autres termes ceux du president et l'ensemble des senegalais.mettez vous au travail c'est mieux. dieu est juste et seules la verite et les competences triompheront.wassalam
    • Auteur

      Pty

      En Juin, 2013 (11:18 AM)
      comment peut on travaillé avec quelqu'un qui ne peut pas présenté un rapport d'activités au conseil de surveillance.
    • Auteur

      Hbhbgj

      En Juin, 2013 (09:03 AM)
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    • Auteur

      Hbhbgj

      En Juin, 2013 (09:03 AM)
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    Auteur

    Saroual

    En Juin, 2013 (20:57 PM)
    En fait il ya un lobby intense pour le deloger de son poste. Le temps de la racaille est revolu. Il faudrait avoir le courage d'aller au front.L'agence a plus d'Emplois que de Ressources. C'est ca la realite.  :sn:   :tala-sylla: 
    • Auteur

      Sorale

      En Juin, 2013 (21:21 PM)
      le directeur fait de la racaille,c est du nepotisme qu on assite actuellement dans cette agence.
      avec ses recrutements.il est temps de lui dire stop a la gestion désastreuse.
    Auteur

    Sorale

    En Juin, 2013 (21:39 PM)
    Le directeur fait de la racaille avc sa bande de racaille venu de la france.Stop au nepotisme.Un directeur incompetent au service de la mediocrite.
    Auteur

    Saroual

    En Juin, 2013 (21:55 PM)
    Effectivement la racaille c'est cette bande de Pretentieux qui crie avoir plus de competences que ceux qui dirigent l'Agence.L'esprit africain ne changera jamais.Quand le manager appelle a un management "participatif" les ignorants l'assimilent a de la faiblesse. Mamadou Djigo n'est pas un didacteur et ne conpte pas l'etre.
    • Auteur

      Diasporeal

      En Juin, 2013 (23:33 PM)
      mamadou digo est incompetent.un directeur qui ne sait meme pas faire une phrase,macky devait revoir les profils avant de nommer.ici en france ca ne nous surprend pas.et ce djigo ne fesait que suivre karim a parise.c est un incapable.je suis convaincu qu il n y pas eu d enquente de moralite.
      il ne fait que ramener des copains de grenoble alors que l administration a ses realites.macky doit agir vite.
    • Auteur

      @saroual

      En Juin, 2013 (08:16 AM)
      je n sais pas si c'est un dictateur ou pas. une chose est sure il est entrain de recruter tous ses amis qu trainaient à grenoble. lui même se réclame ingénieur alors qu'il a un diplôme de master 2 qu'il a d’ailleurs fait en 2 ans au lieu d'un. je me demande comment on peut confier un poste aussi important à quelqu'un qui n'a jamais travaillé de sa vie.
    Auteur

    Oums

    En Juin, 2013 (08:29 AM)
    je le répète encore ce qui va faire échouer le maky ce sera ces nominations. Ce mec est incompétent pour diriger l'anat..il n'a ni vision ni capacité ni classe pour ça...j'ai meme pitié de lui..;ensuite il faut supprimer l'anat et revenir à la Direction de l'aménagement du territoire....nommé quelqu'un de compétant à l'image d'un malick sarr...le seul bon directeur qui a eu à diriger cette importante structure....
    Auteur

    Soul

    En Juin, 2013 (08:58 AM)
    OUI la seule solution aux problèmes de l'Aménagement du Territoire c'est que Macky Sall supprime l'Agence Nationale d'Aménagement du Territoire est faire revenir la DIRECTION DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE (DAT) POUR POUVOIR REVISER LE PNAT car la DAT ETAIT L'OEUVRE DE CET OUTIL.

    Cette structure technique de structuration du pays ne doit pas être teintée de la politique politicienne.
    Auteur

    Saam

    En Juin, 2013 (09:09 AM)
    DEMANDONS AU PRÉSIDENT MACKY SALL LA SUPPRESSION DE L'AGENCE NATIONALE DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE (ANAT)
    Auteur

    Bagodine

    En Juin, 2013 (10:18 AM)
    C'est dommage comme ça marche au Sénégal.Des gens comme MAmadou DJIGO,ça ne court pas les rues.Plus honnète que lui tu meurs. Malheureusement des pontes tapis dans l'ombre lui mettent des batons dans les roues pour lui faire ombrage.C'est un ingénieur d'aménagement développeur pétri de qualité dont la vision bien comprise par Macky lui a valu d'etre là où il est.Seulement ,il a hérité d'une boite où le népotisme et le copinage avaient droit de cité.Il se bat pour changer les choses. L'importance de sa mission pour l'amorce d'un développement harmonieux et durable commande qu'on le soutienne en lui permettant d'assainir l'ANAT, en la débarrassant de certaines tétes qui ne pensent qu'à se faire les poches avec nos maigres ressources,sans en retour faire oeuvre utile.
    • Auteur

      Wwqs

      En Juin, 2013 (14:31 PM)
      articles détaillés : industrie pétrolière et pétrole non conventionnel.


      plate-forme pétrolière : un des symboles de cette puissante industrie.
      l’industrie pétrolière se subdivise schématiquement en « amont » (exploration, production) et en « aval » (raffinage, distribution).
      l’exploration, c’est-à-dire la recherche de gisements, et la production sont souvent associées : les États accordent aux compagnies des concessions, pour lesquelles ces dernières assument le coût de l’exploration, en échange de quoi elles exploitent (pour une certaine durée) les gisements trouvés. les mécanismes financiers sont variés : prêts à long terme, participation au capital, financement via des emprunts faits auprès de banques nationales, etc.
      l’exploration commence par la connaissance géologique de la région, puis passe par l’étude détaillée des structures géologiques (principalement par imagerie sismique, même si la magnétométrie et la gravitométrie peuvent être utilisées) et la réalisation de puits. on parle d’exploration « frontière » lorsque la région n’a pas encore de réserve mondiale prouvée, le risque est alors très élevé mais le prix d’entrée est faible, et le retour peut être important.
      la production, ou plutôt l’extraction du pétrole, peut être une opération complexe : pour maximiser la production finale, il faut gérer un réservoir composé de différents liquides aux propriétés physico-chimiques très différentes (densité, fluidité, température de combustion et toxicité, entre autres). au cours de la vie d’un gisement, on ouvre de nouveaux puits pour accéder aux poches restées inexploitées. en règle générale, on injecte de l’eau et/ou du gaz dans le gisement, via des puits distincts de ceux qui extraient le pétrole. une mauvaise stratégie d’exploitation (mauvais emplacement des puits, injection inadaptée, production trop rapide) peut diminuer de façon irréversible la quantité de pétrole extractible. par exemple, l'interface entre la nappe de pétrole et celle d’un liquide chargé en soufre peut être brisée par simple brassage, polluant ainsi le pétrole.
      contrairement à une image répandue, un gisement de pétrole ne ressemble en rien à un lac souterrain. en effet, mélangé à de l'eau ainsi qu'à du gaz dissous, le pétrole occupe, en fait, les interstices microscopiques de la roche poreuse. comparer un gisement à une éponge serait surement plus approprié ; une éponge très rigide, évidemment, puisqu'il est question d'un gros caillou22.
      au cours des dernières décennies, l’exploration et la production se font en proportion croissante en offshore : l’onshore, plus facile d’accès, a été exploité le premier. la loi de ricardo s’applique très bien au pétrole, et, en règle générale, le retour sur investissement tend à diminuer : les gisements sont de plus en plus petits, dispersés, et difficiles à exploiter. il y a bien sûr des exceptions, comme dans des pays où l’exploration a longtemps été paralysée pour des raisons politiques.
      industrie aval
      articles détaillés : raffinage du pétrole et pétrochimie.
      le raffinage consistait simplement, à l’origine, en la distillation du pétrole, pour séparer les hydrocarbures plus ou moins lourds. la distillation sous pression atmosphérique s’est vue complétée d’une distillation sous vide, qui permet d’aller plus loin dans la séparation des différents hydrocarbures lourds. au fil du temps, nombre de procédés ont été ajoutés, dans le but de maximiser la production des coupes les plus profitables (essence et gazole, entre autres) et de diminuer celle de fioul lourd, ainsi que de rendre les carburants plus propres à l’emploi (moins de soufre, de particules et de métaux lourds). ces procédés, qui notamment comprennent le reformage, le désasphaltage, la viscoréduction, la désulfuration, l’hydrocraquage, consomment de l'énergie.
      ces procédés continuent à se multiplier, les raffineurs devant satisfaire des exigences de plus en plus grandes sur la qualité des produits (du fait de l’évolution de la structure du marché et des normes environnementales) alors que la qualité des pétroles bruts tend à diminuer, les pétroles plus lourds et plus riches en soufre représentant une part accrue de la production. une autre évolution importante est la valorisation améliorée des gaz (gpl) et des solides (cokes de pétrole, asphalte) coproduits par le raffinage.
      les raffineries sont en général des infrastructures considérables, traitant des dizaines, voire des centaines de milliers de barils/jour. en france, il existe onze raffineries, dont cinq (représentant 55 % de la capacité) sont contrôlées par total. les raffineries alimentent directement les réseaux de distribution de carburants, et la pétrochimie avec des produits de base.
      le transport du pétrole, tant du brut que des produits raffinés, utilise principalement les pétroliers et les oléoducs pour les grandes distances et les volumes importants. le transport par chemin de fer, par barge en eau douce et par camion est surtout utilisé pour la distribution finale des produits. le transport du pétrole est à lui seul un secteur économique important : ainsi, les pétroliers représentent environ 35 % du tonnage de la marine marchande mondiale23.


      raffinerie exxonmobil à baton rouge
      compagnies pétrolières


      les grandes compagnies pétrolières internationales.
      voir ou créer l'article : liste de compagnies pétrolières.
      l’industrie pétrolière est un pilier de l’économie mondiale : sur les dix plus grandes sociétés privées de la planète en 2006, cinq sont des compagnies pétrolières24. de plus, certaines compagnies nationales dépassent largement la taille de ces majors privées. en effet, il existe plusieurs sortes de compagnies pétrolières :
      les grandes compagnies privées multinationales et verticalement intégrées (c’est-à-dire concentrant tout ou partie des activités d’exploration, production, raffinage, et distribution), dites « majors », telles que exxon mobil, shell, bp, total et chevron.
      les raffineurs, qui détiennent l’aval (raffineries et éventuellement stations-service) comme le suisse petroplus.
      les indépendants, qui cherchent et produisent du brut pour le vendre à des raffineurs. certaines sont des compagnies très importantes et agissent sur plusieurs continents, comme anadarko, d’autres sont beaucoup plus petites, avec à l’extrême des compagnies familiales ne gérant qu’un puits ou deux (au texas notamment).
      les compagnies nationales, qui sont assez diverses. pemex (mexique) et aramco (arabie saoudite), par exemple, ont un monopole de la production dans leur pays, et se comportent comme un organe du gouvernement. d’autres, comme sonatrach (algérie), petronas (malaysie), petrobras (brésil) ou statoil (norvège) cherchent une expansion internationale, et se comportent presque comme des « majors » bien que leurs capitaux soient (en tout ou partie) publics. en termes de production de pétrole, aramco équivaut à quatre fois exxon mobil, première compagnie privée par le chiffre d’affaires. enfin, certains petits pays producteurs ont une compagnie nationale qui n’a guère d’activité industrielle et a surtout pour rôle de commercialiser la part de la production revenant à l’État.
      consommation
      article détaillé : distribution du pétrole.
      le pétrole sert dans tous les domaines énergétiques, mais c’est dans les transports que sa domination est la plus nette. seul le transport ferroviaire est en grande partie électrifié, pour tous les autres moyens de transports, les alternatives sont marginales et coûteuses, et ont un potentiel de croissance limité. en 2002, selon le fmi25, 48 % des produits pétroliers sont employés dans ce secteur, et cette part continue à augmenter.
      la situation est différente pour la production d’électricité à partir du pétrole, où sa part a constamment diminué depuis plus de 30 ans, étant à moins de 8 % en 2006. le charbon, le gaz naturel, le nucléaire et les énergies renouvelables s’y sont largement substitués, sauf pour des cas particuliers (pays producteurs disposant de pétrole bon marché, îles et autres endroits difficiles d’accès). de plus, le pétrole utilisé dans la production d’électricité est en majorité du fioul lourd, difficile à employer dans d’autres domaines (excepté la marine) sans transformation profonde.
      l’agriculture ne représente qu’une fraction modeste de la consommation de pétrole, mais c’est peut-être ce secteur qui crée la dépendance la plus vitale. parmi les engrais fréquemment utilisés, c'est-à-dire ceux basés sur l'azote, le phosphore et le potassium (n, p, k), les engrais azotés sont synthétisés à partir de gaz naturel.
      plus la demande est importante, plus il y a d’investissements dans la recherche pétrolière, permettant ainsi de développer de nouveaux champs pétrolifères. cependant les réserves sont limitées et seront épuisées à terme.
      commerce du pétrole et des produits pétroliers
      article détaillé : marchés pétroliers.
      la valeur d’un pétrole brut dépend de sa provenance et de ses caractéristiques physico-chimiques propres qui permettent, après traitement, de générer une plus ou moins grande quantité de produits à haute valeur marchande. pour simplifier, on peut dire que plus le brut est léger (c’est-à-dire apte à fournir, après traitement, une grande quantité de produits à forte valeur marchande) et moins il contient de soufre, plus il vaut cher. dans une moindre mesure, la distance entre l’endroit où est vendu le pétrole et les régions importatrices intervient également.
      les acteurs du marché cherchant à se protéger des fluctuations de cours, le nymex introduit en 1978 les contrats futures sur le fioul domestique (heating oil).
      impacts du pétrole

      le développement de l’industrie pétrolière a fourni les carburants liquides qui ont permis la deuxième révolution industrielle et a donc considérablement changé le cours de l’histoire. en ce sens, le pétrole est véritablement le successeur du charbon, qui avait rendu possible la première révolution industrielle. son utilisation est également source de controverses, car ses utilisations conduisent l'homme à dégrader l'environnement.
      Économie
      le pétrole étant le plus gros commerce international de matières de la planète en valeur (et en volume), il a un poids important sur les équilibres commerciaux. les grands pays producteurs disposent de recettes telles que leurs gouvernements ont souvent un excédent public à placer, qui leur donne un poids financier important. par exemple, vers 1998, la russie avait une dette publique très importante et semblait proche de la cessation de paiement. depuis, la hausse du prix de pétrole et celle de sa production lui ont permis d’engranger des recettes fiscales telles que la dette a été pratiquement remboursée et que le pays a la troisième réserve de devises au monde en 200626.
      article détaillé : pétrodollar.
      les fluctuations du prix du pétrole ont un impact direct sur le budget des ménages, donc sur la consommation dans les pays développés. elles influent aussi, en proportion variable, sur le prix de tous les biens et services, car tous sont produits en utilisant du pétrole, matière première ou source d'énergie.
      la découverte de réserves de pétrole dans un pays est souvent perçue comme bénéfique pour son économie. toutefois, l’afflux soudain de devises est parfois mal géré (voir syndrome hollandais), il peut encourager la corruption et les ingérences étrangères. l’effet réel est donc souvent plus ambivalent, surtout pour les pays les plus pauvres, au point que l'on parle de malédiction pétrolière27,28,29,30.
      société
      article détaillé : dépendance au pétrole.
      devenu indispensable à la vie quotidienne dans la plupart des pays développés, le pétrole a un impact social important. on a vu des émeutes parfois violentes dans certains pays suite à des hausses de prix. en 2006, certains syndicats français demandent l’instauration d’un « chèque transport » pour aider les salariés qui se déplacent beaucoup à faire face au prix des carburants, qui est constitué pour les deux tiers, au moins' de taxes.
      dans les pays développés, une hausse du prix du pétrole se traduit par un accroissement du budget consacré à la voiture, mais dans les pays les plus pauvres, elle signifie moins d’éclairage et moins d’aliments chauds, car le kérosène est souvent la seule source d’énergie domestique disponible.
      outre que le pétrole est utilisé dans toutes les industries mécanisées comme énergie de base, ses dérivés chimiques servent à la fabrication de toutes sortes de produits, qu’ils soient hygiéniques (shampooing), alimentaires, de protection, de contenant (matière plastique), tissus, etc. ce faisant, le pétrole est devenu indispensable et par conséquent très sensible stratégiquement.
      environnement


      nettoyage des côtes de la baie du prince william, en alaska, après le naufrage du pétrolier exxon valdez.
      articles détaillés : réchauffement climatique et pollution.
      l’impact environnemental le plus inquiétant du pétrole est l’émission de dioxyde de carbone résultant de sa combustion comme carburant. la combustion libère dans l’atmosphère d’autres polluants, comme le dioxyde de soufre (so2), mais ceux-ci peuvent être maîtrisés, notamment par la désulfuration des carburants, ou des suies. on estime cependant que si le pétrole est plus polluant que le gaz naturel, il le serait nettement moins que le charbon et les sables bitumineux.
      l’extraction pétrolière elle-même n’est pas sans impact sur les écosystèmes locaux même si, comme dans toute industrie, les risques peuvent être réduits par des pratiques vigilantes. néanmoins, certaines régions fragiles sont fermées à l’exploitation du pétrole, en raison des craintes pour les écosystèmes et la biodiversité. enfin, les fuites de pétrole et de production peuvent être parfois désastreuses, l’exemple le plus spectaculaire étant celui des marées noires. les effets des dégazages ou même ceux plus cachés comme l’abandon des huiles usagées ne sont pas à négliger.
      notons enfin que le pétrole peut être cancérigène sous certaines formes, et que les conséquences géologiques sous forme de séismes induits sont très peu étudiées.
      sciences et techniques
      articles détaillés : géophysique, gravimétrie, sismique et diagraphie.
      l’exploration et l'exploitation pétrolières ont exigé le progrès de nombreuses sciences et technologies pour leur développement, et particulièrement en géophysique. la gravimétrie, la sismique et la diagraphie (logging) ont été développés pour l'exploration pétrolière dès les années 1920. la production a exigé de la sidérurgie des matériaux résistants aux gaz acides (gaz de lacq), aux pressions et températures. l'industrie pétrolière est un terrain d'essai exigeant pour de nombreuses technologies naissantes, qui se révèleraient trop chères dans d'autres domaines : diamant synthétique pour les trépans, positionnement dynamique des navires, etc.
      géopolitique


      géopolitique du pétrole.
      article détaillé : géopolitique du pétrole.
      depuis le tout début du xxe siècle, le pétrole est devenu une donnée essentielle de la géopolitique. la dépendance des pays développés envers cette matière première est telle, que sa convoitise a déclenché, ou influé sur le cours de plusieurs guerres ; les guerres civiles sur fond de gisement pétrolier ne se comptent plus. l’approvisionnement en pétrole des belligérants a plusieurs fois influé sur le sort des armes, comme lors des deux guerres mondiales.
      culture et symbolique
      le pétrole est devenu un symbole de la richesse et de la chance, supplantant largement l’or qui avait longtemps tenu ce rôle. la culture populaire en a tiré des images stéréotypées, qu’on retrouve par exemple dans la série dallas, ou dans l’expression « rois du pétrole ». les compagnies pétrolières privées sont elles emblématiques du système économique capitaliste, ainsi les auteurs de romans ou de films en feront souvent usage pour tenir le rôle du « méchant ». À l'inverse, les compagnies pétrolières publiques de certains pays sont un emblème d'indépendance nationale et de puissance économique, on pourra en donner comme exemple la construction des tours petronas.
      perspectives



      le cours du baril présente un différentiel faible à l'intérieur des limites conventionnelles.
      la compréhension du mécanisme de formation du pétrole laisse entendre que sa quantité totale sur la planète, léguée par des millions d'années de maturation, est limitée. bien que cette quantité totale soit inconnue, elle laisse présager que l'exploitation qui en est faite s'approchera un jour de cette limite ultime.
      ce qu'on appelle « réserve prouvée » aujourd'hui est, par convention, constitué par un gisement identifié, exploitable avec des techniques disponibles, et à un prix compatible avec le prix de vente en cours. cette définition est restée la même depuis près d'un siècle ; l'évolution des techniques a donc fait glisser progressivement des gisements considérés inexploitables à une époque, dans la catégorie exploitable dès que les techniques ont été disponibles. ainsi le pétrole offshore, considéré comme « non conventionnel » avant 1930, est en 2011 extrêmement répandu, et considéré comme « conventionnel » jusqu'à des profondeurs d'eau de 1 500 m. les sables bitumineux, longtemps considérés inexploitables, sont en 2011 exploités de façon courante avec une production de l'ordre de 2 % de la production mondiale. enfin les hydrates de gaz, dont la première estimation des réserves fait état de valeurs considérables, très au-delà des réserves pétrolières, ne disposent actuellement d'aucun mode d'extraction, même expérimental.
      production
      l'avenir de la production pétrolière mondiale dépendra d'un niveau technologique plus élevé et d'investissements plus importants, ainsi que de la prospection de territoires pour le moment inaccessibles. ces points convergent pour aboutir à un pétrole plus cher.
      le taux de récupération du pétrole sur un plan mondial est en 2008 de l'ordre de 35 % ; ce taux, en augmentation lente, joue considérablement sur la production, et les techniques modernes visent à améliorer ce taux.
      certains territoires, comme l'arctique, sont actuellement inaccessibles à l'exploration/production pour toutes sortes de raisons : politiques, climatiques, zones enclavées, etc. une augmentation éventuelle du cours du baril pourrait rendre rentable l'exploitation de ces régions.
      le pétrole offshore, popularisé en europe par la mise en exploitation des gisements de mer du nord dans les années 1970, a été exploité par des profondeurs d'eau croissantes depuis cette époque ; en 2008 on atteint couramment 2 000 m d'eau. cette profondeur d'eau devra elle aussi augmenter pour permettre l'exploitation de gisements actuellement inaccessibles. dans le même domaine, certaines conformations géologiques qui rendaient les instruments d'exploration classiques « aveugles », font l'objet de recherches fructueuses, ainsi que l'a démontré la découverte du gisement géant de tupi31 en 2006. ce gisement fait partie d'un ensemble considérable, le bassin de santos, qui a fait entrer soudainement le brésil dans les 10 premières réserves mondiales32. le pétrole profond fut lui aussi longtemps considéré inexploitable, soit pour des raisons de coût (en 2004, pour les puits d'une profondeur supérieure à 4 500 m, les 10 % ultimes du forage constituent 50 % de son coût33), soit en raison de problèmes techniques excédant la technologie disponible33. le champ elgin-franklin présente en 1995 le record des possibilités techniques, avec un gisement à 1 100 bar et 190 °c34.
      une méthode prédictive a été proposée par le géologue m. king hubbert pour déterminer le moment où la production d’un champ pétrolifère atteint son point culminant. en 1956, il avait ainsi annoncé le pic pétrolier des États-unis en 197035. selon le modèle de hubbert, la production d’une ressource non renouvelable suit une courbe qui ressemble d’abord à une croissance exponentielle, puis plafonne et diminue. cette méthode ne tient pas compte des éléments économiques, ni du développement d'alternatives technologiques. quelles qu'en soient les raisons, la plupart des observateurs s'accordent à penser que la consommation mondiale de pétrole déclinera avant l'année 2040.
      alternatives énergétiques
      l'approvisionnement en pétrole pose aux pays importateurs de nombreux problèmes, principalement géopolitique, financier (devises), environnemental (émissions de co2). de nombreux pays (européens entre autres) ont donc engagé une politique de réduction de leur dépendance au pétrole depuis les chocs pétroliers de la décennie 1970. le tableau ci-dessous montre un certain succès de cette politique, avec une décroissance de la consommation sur la période 1973-200836, malgré l'augmentation démographique et l'élévation du niveau de vie.
      consommation pétrolière, europe-eurasie, milliers de barils par jour
      1973 1978 1983 1988 1993 1998 2003 2008
      22 582 24 587 22 344 23 167 20 693 19 831 19 915 20 158
      les alternatives sont :
      le charbon, le gaz naturel et leurs dérivés, les sables bitumineux
      les biocarburants, le bois
      l’énergie nucléaire.
      les énergies renouvelables telles que l'hydroélectricité, l'énergie solaire et l'énergie éolienne, les pompes à chaleur et la géothermie.
      citons pour mémoire la fusion nucléaire et l'exploitation des hydrates de méthanes, deux sources d'énergie aux réserves bien plus vastes, mais pour lesquelles nous ne disposons pas de technologie fonctionnelle.
      charbon, gaz naturel, sables bitumineux
      articles détaillés : houille, gaz naturel et sables bitumineux.
      le charbon est, comme le pétrole, un mélange d'hydrocarbures ; il lui est substituable soit de façon directe, soit sous forme transformée par une réaction de type fischer-tropsch. le gaz naturel exige des installations fixes (gazoducs, méthaniers, terminaux gaziers, sites de stockage), ainsi que des contrats à très long terme qui ralentissent actuellement son expansion. lui aussi peut se substituer au pétrole soit de façon directe, en source d'énergie, soit sous forme transformée.
      les sables bitumineux sont un mélange naturel de bitume brut, de sable, d'argile minérale et d'eau. le gisement le plus connu est celui de l'alberta ; déjà exploité, il fournit en 2011 plus de 2 millions de barils par jour, permettant ainsi au canada d'être le deuxième fournisseur de pétrole des États-unis. leur extraction pose de gros problèmes environnementaux37 ; ce gisement géant équivaut à la moitié des réserves de l'arabie saoudite. le pétrole lourd, très visqueux, est aujourd'hui techniquement inexploitable ; il constitue des réserves considérables, avec 315 milliards de barils pour le seul vénézuela.
      consommer moins
      limiter les gaspillages (éclairage nocturne, enseignes lumineuses),
      augmenter la durée de vie des objets, réparés et non jetés, favoriser le recyclage,
      favoriser le transport de groupe, covoiturage, transports en commun.
      efficacité énergétique
      article détaillé : efficacité énergétique (économie).
      faire preuve d'efficacité énergétique38,39,40 consiste à produire les mêmes biens et services avec moins d'énergie, et dans notre cas, de produits pétroliers. c'est de loin la méthode la plus intéressante, puisqu'elle répond correctement aux trois problèmes évoqués ci-dessus. les moyens de l'efficacité énergétique ont en plus l'avantage d'être fréquemment intuitifs et connus de tous :
      construire des habitations mieux isolées
      utiliser des moteurs thermiques plus économes (ayant une consommation spécifique plus basse). cela s'applique à l'automobile, mais aussi aux transports qui utilisent quasi exclusivement des énergies fossiles (navires, avions), aux machines agricoles, machines de chantiers, groupes électrogènes, etc.
      ces méthodes font lentement des progrès dans les pays développés où l'énergie est rendue artificiellement chère (taxes, subventions aux méthodes vertueuses). entre autres, l’isolation se présente de plus en plus comme l'alternative du futur dans les pays tempérés (bedzed), mais peine à pénétrer le marché.
      notes et références
    • Auteur

      Kuuuy

      En Juin, 2013 (08:57 AM)
      rticles détaillés : industrie pétrolière et pétrole non conventionnel.


      plate-forme pétrolière : un des symboles de cette puissante industrie.
      l’industrie pétrolière se subdivise schématiquement en « amont » (exploration, production) et en « aval » (raffinage, distribution).
      l’exploration, c’est-à-dire la recherche de gisements, et la production sont souvent associées : les États accordent aux compagnies des concessions, pour lesquelles ces dernières assument le coût de l’exploration, en échange de quoi elles exploitent (pour une certaine durée) les gisements trouvés. les mécanismes financiers sont variés : prêts à long terme, participation au capital, financement via des emprunts faits auprès de banques nationales, etc.
      l’exploration commence par la connaissance géologique de la région, puis passe par l’étude détaillée des structures géologiques (principalement par imagerie sismique, même si la magnétométrie et la gravitométrie peuvent être utilisées) et la réalisation de puits. on parle d’exploration « frontière » lorsque la région n’a pas encore de réserve mondiale prouvée, le risque est alors très élevé mais le prix d’entrée est faible, et le retour peut être important.
      la production, ou plutôt l’extraction du pétrole, peut être une opération complexe : pour maximiser la production finale, il faut gérer un réservoir composé de différents liquides aux propriétés physico-chimiques très différentes (densité, fluidité, température de combustion et toxicité, entre autres). au cours de la vie d’un gisement, on ouvre de nouveaux puits pour accéder aux poches restées inexploitées. en règle générale, on injecte de l’eau et/ou du gaz dans le gisement, via des puits distincts de ceux qui extraient le pétrole. une mauvaise stratégie d’exploitation (mauvais emplacement des puits, injection inadaptée, production trop rapide) peut diminuer de façon irréversible la quantité de pétrole extractible. par exemple, l'interface entre la nappe de pétrole et celle d’un liquide chargé en soufre peut être brisée par simple brassage, polluant ainsi le pétrole.
      contrairement à une image répandue, un gisement de pétrole ne ressemble en rien à un lac souterrain. en effet, mélangé à de l'eau ainsi qu'à du gaz dissous, le pétrole occupe, en fait, les interstices microscopiques de la roche poreuse. comparer un gisement à une éponge serait surement plus approprié ; une éponge très rigide, évidemment, puisqu'il est question d'un gros caillou22.
      au cours des dernières décennies, l’exploration et la production se font en proportion croissante en offshore : l’onshore, plus facile d’accès, a été exploité le premier. la loi de ricardo s’applique très bien au pétrole, et, en règle générale, le retour sur investissement tend à diminuer : les gisements sont de plus en plus petits, dispersés, et difficiles à exploiter. il y a bien sûr des exceptions, comme dans des pays où l’exploration a longtemps été paralysée pour des raisons politiques.
      industrie aval
      articles détaillés : raffinage du pétrole et pétrochimie.
      le raffinage consistait simplement, à l’origine, en la distillation du pétrole, pour séparer les hydrocarbures plus ou moins lourds. la distillation sous pression atmosphérique s’est vue complétée d’une distillation sous vide, qui permet d’aller plus loin dans la séparation des différents hydrocarbures lourds. au fil du temps, nombre de procédés ont été ajoutés, dans le but de maximiser la production des coupes les plus profitables (essence et gazole, entre autres) et de diminuer celle de fioul lourd, ainsi que de rendre les carburants plus propres à l’emploi (moins de soufre, de particules et de métaux lourds). ces procédés, qui notamment comprennent le reformage, le désasphaltage, la viscoréduction, la désulfuration, l’hydrocraquage, consomment de l'énergie.
      ces procédés continuent à se multiplier, les raffineurs devant satisfaire des exigences de plus en plus grandes sur la qualité des produits (du fait de l’évolution de la structure du marché et des normes environnementales) alors que la qualité des pétroles bruts tend à diminuer, les pétroles plus lourds et plus riches en soufre représentant une part accrue de la production. une autre évolution importante est la valorisation améliorée des gaz (gpl) et des solides (cokes de pétrole, asphalte) coproduits par le raffinage.
      les raffineries sont en général des infrastructures considérables, traitant des dizaines, voire des centaines de milliers de barils/jour. en france, il existe onze raffineries, dont cinq (représentant 55 % de la capacité) sont contrôlées par total. les raffineries alimentent directement les réseaux de distribution de carburants, et la pétrochimie avec des produits de base.
      le transport du pétrole, tant du brut que des produits raffinés, utilise principalement les pétroliers et les oléoducs pour les grandes distances et les volumes importants. le transport par chemin de fer, par barge en eau douce et par camion est surtout utilisé pour la distribution finale des produits. le transport du pétrole est à lui seul un secteur économique important : ainsi, les pétroliers représentent environ 35 % du tonnage de la marine marchande mondiale23.


      raffinerie exxonmobil à baton rouge
      compagnies pétrolières


      les grandes compagnies pétrolières internationales.
      voir ou créer l'article : liste de compagnies pétrolières.
      l’industrie pétrolière est un pilier de l’économie mondiale : sur les dix plus grandes sociétés privées de la planète en 2006, cinq sont des compagnies pétrolières24. de plus, certaines compagnies nationales dépassent largement la taille de ces majors privées. en effet, il existe plusieurs sortes de compagnies pétrolières :
      les grandes compagnies privées multinationales et verticalement intégrées (c’est-à-dire concentrant tout ou partie des activités d’exploration, production, raffinage, et distribution), dites « majors », telles que exxon mobil, shell, bp, total et chevron.
      les raffineurs, qui détiennent l’aval (raffineries et éventuellement stations-service) comme le suisse petroplus.
      les indépendants, qui cherchent et produisent du brut pour le vendre à des raffineurs. certaines sont des compagnies très importantes et agissent sur plusieurs continents, comme anadarko, d’autres sont beaucoup plus petites, avec à l’extrême des compagnies familiales ne gérant qu’un puits ou deux (au texas notamment).
      les compagnies nationales, qui sont assez diverses. pemex (mexique) et aramco (arabie saoudite), par exemple, ont un monopole de la production dans leur pays, et se comportent comme un organe du gouvernement. d’autres, comme sonatrach (algérie), petronas (malaysie), petrobras (brésil) ou statoil (norvège) cherchent une expansion internationale, et se comportent presque comme des « majors » bien que leurs capitaux soient (en tout ou partie) publics. en termes de production de pétrole, aramco équivaut à quatre fois exxon mobil, première compagnie privée par le chiffre d’affaires. enfin, certains petits pays producteurs ont une compagnie nationale qui n’a guère d’activité industrielle et a surtout pour rôle de commercialiser la part de la production revenant à l’État.
      consommation
      article détaillé : distribution du pétrole.
      le pétrole sert dans tous les domaines énergétiques, mais c’est dans les transports que sa domination est la plus nette. seul le transport ferroviaire est en grande partie électrifié, pour tous les autres moyens de transports, les alternatives sont marginales et coûteuses, et ont un potentiel de croissance limité. en 2002, selon le fmi25, 48 % des produits pétroliers sont employés dans ce secteur, et cette part continue à augmenter.
      la situation est différente pour la production d’électricité à partir du pétrole, où sa part a constamment diminué depuis plus de 30 ans, étant à moins de 8 % en 2006. le charbon, le gaz naturel, le nucléaire et les énergies renouvelables s’y sont largement substitués, sauf pour des cas particuliers (pays producteurs disposant de pétrole bon marché, îles et autres endroits difficiles d’accès). de plus, le pétrole utilisé dans la production d’électricité est en majorité du fioul lourd, difficile à employer dans d’autres domaines (excepté la marine) sans transformation profonde.
      l’agriculture ne représente qu’une fraction modeste de la consommation de pétrole, mais c’est peut-être ce secteur qui crée la dépendance la plus vitale. parmi les engrais fréquemment utilisés, c'est-à-dire ceux basés sur l'azote, le phosphore et le potassium (n, p, k), les engrais azotés sont synthétisés à partir de gaz naturel.
      plus la demande est importante, plus il y a d’investissements dans la recherche pétrolière, permettant ainsi de développer de nouveaux champs pétrolifères. cependant les réserves sont limitées et seront épuisées à terme.
      commerce du pétrole et des produits pétroliers
      article détaillé : marchés pétroliers.
      la valeur d’un pétrole brut dépend de sa provenance et de ses caractéristiques physico-chimiques propres qui permettent, après traitement, de générer une plus ou moins grande quantité de produits à haute valeur marchande. pour simplifier, on peut dire que plus le brut est léger (c’est-à-dire apte à fournir, après traitement, une grande quantité de produits à forte valeur marchande) et moins il contient de soufre, plus il vaut cher. dans une moindre mesure, la distance entre l’endroit où est vendu le pétrole et les régions importatrices intervient également.
      les acteurs du marché cherchant à se protéger des fluctuations de cours, le nymex introduit en 1978 les contrats futures sur le fioul domestique (heating oil).
      impacts du pétrole

      le développement de l’industrie pétrolière a fourni les carburants liquides qui ont permis la deuxième révolution industrielle et a donc considérablement changé le cours de l’histoire. en ce sens, le pétrole est véritablement le successeur du charbon, qui avait rendu possible la première révolution industrielle. son utilisation est également source de controverses, car ses utilisations conduisent l'homme à dégrader l'environnement.
      Économie
      le pétrole étant le plus gros commerce international de matières de la planète en valeur (et en volume), il a un poids important sur les équilibres commerciaux. les grands pays producteurs disposent de recettes telles que leurs gouvernements ont souvent un excédent public à placer, qui leur donne un poids financier important. par exemple, vers 1998, la russie avait une dette publique très importante et semblait proche de la cessation de paiement. depuis, la hausse du prix de pétrole et celle de sa production lui ont permis d’engranger des recettes fiscales telles que la dette a été pratiquement remboursée et que le pays a la troisième réserve de devises au monde en 200626.
      article détaillé : pétrodollar.
      les fluctuations du prix du pétrole ont un impact direct sur le budget des ménages, donc sur la consommation dans les pays développés. elles influent aussi, en proportion variable, sur le prix de tous les biens et services, car tous sont produits en utilisant du pétrole, matière première ou source d'énergie.
      la découverte de réserves de pétrole dans un pays est souvent perçue comme bénéfique pour son économie. toutefois, l’afflux soudain de devises est parfois mal géré (voir syndrome hollandais), il peut encourager la corruption et les ingérences étrangères. l’effet réel est donc souvent plus ambivalent, surtout pour les pays les plus pauvres, au point que l'on parle de malédiction pétrolière27,28,29,30.
      société
      article détaillé : dépendance au pétrole.
      devenu indispensable à la vie quotidienne dans la plupart des pays développés, le pétrole a un impact social important. on a vu des émeutes parfois violentes dans certains pays suite à des hausses de prix. en 2006, certains syndicats français demandent l’instauration d’un « chèque transport » pour aider les salariés qui se déplacent beaucoup à faire face au prix des carburants, qui est constitué pour les deux tiers, au moins' de taxes.
      dans les pays développés, une hausse du prix du pétrole se traduit par un accroissement du budget consacré à la voiture, mais dans les pays les plus pauvres, elle signifie moins d’éclairage et moins d’aliments chauds, car le kérosène est souvent la seule source d’énergie domestique disponible.
      outre que le pétrole est utilisé dans toutes les industries mécanisées comme énergie de base, ses dérivés chimiques servent à la fabrication de toutes sortes de produits, qu’ils soient hygiéniques (shampooing), alimentaires, de protection, de contenant (matière plastique), tissus, etc. ce faisant, le pétrole est devenu indispensable et par conséquent très sensible stratégiquement.
      environnement


      nettoyage des côtes de la baie du prince william, en alaska, après le naufrage du pétrolier exxon valdez.
      articles détaillés : réchauffement climatique et pollution.
      l’impact environnemental le plus inquiétant du pétrole est l’émission de dioxyde de carbone résultant de sa combustion comme carburant. la combustion libère dans l’atmosphère d’autres polluants, comme le dioxyde de soufre (so2), mais ceux-ci peuvent être maîtrisés, notamment par la désulfuration des carburants, ou des suies. on estime cependant que si le pétrole est plus polluant que le gaz naturel, il le serait nettement moins que le charbon et les sables bitumineux.
      l’extraction pétrolière elle-même n’est pas sans impact sur les écosystèmes locaux même si, comme dans toute industrie, les risques peuvent être réduits par des pratiques vigilantes. néanmoins, certaines régions fragiles sont fermées à l’exploitation du pétrole, en raison des craintes pour les écosystèmes et la biodiversité. enfin, les fuites de pétrole et de production peuvent être parfois désastreuses, l’exemple le plus spectaculaire étant celui des marées noires. les effets des dégazages ou même ceux plus cachés comme l’abandon des huiles usagées ne sont pas à négliger.
      notons enfin que le pétrole peut être cancérigène sous certaines formes, et que les conséquences géologiques sous forme de séismes induits sont très peu étudiées.
      sciences et techniques
      articles détaillés : géophysique, gravimétrie, sismique et diagraphie.
      l’exploration et l'exploitation pétrolières ont exigé le progrès de nombreuses sciences et technologies pour leur développement, et particulièrement en géophysique. la gravimétrie, la sismique et la diagraphie (logging) ont été développés pour l'exploration pétrolière dès les années 1920. la production a exigé de la sidérurgie des matériaux résistants aux gaz acides (gaz de lacq), aux pressions et températures. l'industrie pétrolière est un terrain d'essai exigeant pour de nombreuses technologies naissantes, qui se révèleraient trop chères dans d'autres domaines : diamant synthétique pour les trépans, positionnement dynamique des navires, etc.
      géopolitique


      géopolitique du pétrole.
      article détaillé : géopolitique du pétrole.
      depuis le tout début du xxe siècle, le pétrole est devenu une donnée essentielle de la géopolitique. la dépendance des pays développés envers cette matière première est telle, que sa convoitise a déclenché, ou influé sur le cours de plusieurs guerres ; les guerres civiles sur fond de gisement pétrolier ne se comptent plus. l’approvisionnement en pétrole des belligérants a plusieurs fois influé sur le sort des armes, comme lors des deux guerres mondiales.
      culture et symbolique
      le pétrole est devenu un symbole de la richesse et de la chance, supplantant largement l’or qui avait longtemps tenu ce rôle. la culture populaire en a tiré des images stéréotypées, qu’on retrouve par exemple dans la série dallas, ou dans l’expression « rois du pétrole ». les compagnies pétrolières privées sont elles emblématiques du système économique capitaliste, ainsi les auteurs de romans ou de films en feront souvent usage pour tenir le rôle du « méchant ». À l'inverse, les compagnies pétrolières publiques de certains pays sont un emblème d'indépendance nationale et de puissance économique, on pourra en donner comme exemple la construction des tours petronas.
      perspectives



      le cours du baril présente un différentiel faible à l'intérieur des limites conventionnelles.
      la compréhension du mécanisme de formation du pétrole laisse entendre que sa quantité totale sur la planète, léguée par des millions d'années de maturation, est limitée. bien que cette quantité totale soit inconnue, elle laisse présager que l'exploitation qui en est faite s'approchera un jour de cette limite ultime.
      ce qu'on appelle « réserve prouvée » aujourd'hui est, par convention, constitué par un gisement identifié, exploitable avec des techniques disponibles, et à un prix compatible avec le prix de vente en cours. cette définition est restée la même depuis près d'un siècle ; l'évolution des techniques a donc fait glisser progressivement des gisements considérés inexploitables à une époque, dans la catégorie exploitable dès que les techniques ont été disponibles. ainsi le pétrole offshore, considéré comme « non conventionnel » avant 1930, est en 2011 extrêmement répandu, et considéré comme « conventionnel » jusqu'à des profondeurs d'eau de 1 500 m. les sables bitumineux, longtemps considérés inexploitables, sont en 2011 exploités de façon courante avec une production de l'ordre de 2 % de la production mondiale. enfin les hydrates de gaz, dont la première estimation des réserves fait état de valeurs considérables, très au-delà des réserves pétrolières, ne disposent actuellement d'aucun mode d'extraction, même expérimental.
      production
      l'avenir de la production pétrolière mondiale dépendra d'un niveau technologique plus élevé et d'investissements plus importants, ainsi que de la prospection de territoires pour le moment inaccessibles. ces points convergent pour aboutir à un pétrole plus cher.
      le taux de récupération du pétrole sur un plan mondial est en 2008 de l'ordre de 35 % ; ce taux, en augmentation lente, joue considérablement sur la production, et les techniques modernes visent à améliorer ce taux.
      certains territoires, comme l'arctique, sont actuellement inaccessibles à l'exploration/production pour toutes sortes de raisons : politiques, climatiques, zones enclavées, etc. une augmentation éventuelle du cours du baril pourrait rendre rentable l'exploitation de ces régions.
      le pétrole offshore, popularisé en europe par la mise en exploitation des gisements de mer du nord dans les années 1970, a été exploité par des profondeurs d'eau croissantes depuis cette époque ; en 2008 on atteint couramment 2 000 m d'eau. cette profondeur d'eau devra elle aussi augmenter pour permettre l'exploitation de gisements actuellement inaccessibles. dans le même domaine, certaines conformations géologiques qui rendaient les instruments d'exploration classiques « aveugles », font l'objet de recherches fructueuses, ainsi que l'a démontré la découverte du gisement géant de tupi31 en 2006. ce gisement fait partie d'un ensemble considérable, le bassin de santos, qui a fait entrer soudainement le brésil dans les 10 premières réserves mondiales32. le pétrole profond fut lui aussi longtemps considéré inexploitable, soit pour des raisons de coût (en 2004, pour les puits d'une profondeur supérieure à 4 500 m, les 10 % ultimes du forage constituent 50 % de son coût33), soit en raison de problèmes techniques excédant la technologie disponible33. le champ elgin-franklin présente en 1995 le record des possibilités techniques, avec un gisement à 1 100 bar et 190 °c34.
      une méthode prédictive a été proposée par le géologue m. king hubbert pour déterminer le moment où la production d’un champ pétrolifère atteint son point culminant. en 1956, il avait ainsi annoncé le pic pétrolier des États-unis en 197035. selon le modèle de hubbert, la production d’une ressource non renouvelable suit une courbe qui ressemble d’abord à une croissance exponentielle, puis plafonne et diminue. cette méthode ne tient pas compte des éléments économiques, ni du développement d'alternatives technologiques. quelles qu'en soient les raisons, la plupart des observateurs s'accordent à penser que la consommation mondiale de pétrole déclinera avant l'année 2040.
      alternatives énergétiques
      l'approvisionnement en pétrole pose aux pays importateurs de nombreux problèmes, principalement géopolitique, financier (devises), environnemental (émissions de co2). de nombreux pays (européens entre autres) ont donc engagé une politique de réduction de leur dépendance au pétrole depuis les chocs pétroliers de la décennie 1970. le tableau ci-dessous montre un certain succès de cette politique, avec une décroissance de la consommation sur la période 1973-200836, malgré l'augmentation démographique et l'élévation du niveau de vie.
      consommation pétrolière, europe-eurasie, milliers de barils par jour
      1973 1978 1983 1988 1993 1998 2003 2008
      22 582 24 587 22 344 23 167 20 693 19 831 19 915 20 158
      les alternatives sont :
      le charbon, le gaz naturel et leurs dérivés, les sables bitumineux
      les biocarburants, le bois
      l’énergie nucléaire.
      les énergies renouvelables telles que l'hydroélectricité, l'énergie solaire et l'énergie éolienne, les pompes à chaleur et la géothermie.
      citons pour mémoire la fusion nucléaire et l'exploitation des hydrates de méthanes, deux sources d'énergie aux réserves bien plus vastes, mais pour lesquelles nous ne disposons pas de technologie fonctionnelle.
      charbon, gaz naturel, sables bitumineux
      articles détaillés : houille, gaz naturel et sables bitumineux.
      le charbon est, comme le pétrole, un mélange d'hydrocarbures ; il lui est substituable soit de façon directe, soit sous forme transformée par une réaction de type fischer-tropsch. le gaz naturel exige des installations fixes (gazoducs, méthaniers, terminaux gaziers, sites de stockage), ainsi que des contrats à très long terme qui ralentissent actuellement son expansion. lui aussi peut se substituer au pétrole soit de façon directe, en source d'énergie, soit sous forme transformée.
      les sables bitumineux sont un mélange naturel de bitume brut, de sable, d'argile minérale et d'eau. le gisement le plus connu est celui de l'alberta ; déjà exploité, il fournit en 2011 plus de 2 millions de barils par jour, permettant ainsi au canada d'être le deuxième fournisseur de pétrole des États-unis. leur extraction pose de gros problèmes environnementaux37 ; ce gisement géant équivaut à la moitié des réserves de l'arabie saoudite. le pétrole lourd, très visqueux, est aujourd'hui techniquement inexploitable ; il constitue des réserves considérables, avec 315 milliards de barils pour le seul vénézuela.
      consommer moins
      limiter les gaspillages (éclairage nocturne, enseignes lumineuses),
      augmenter la durée de vie des objets, réparés et non jetés, favoriser le recyclage,
      favoriser le transport de groupe, covoiturage, transports en commun.
      efficacité énergétique
      article détaillé : efficacité énergétique (économie).
      faire preuve d'efficacité énergétique38,39,40 consiste à produire les mêmes biens et services avec moins d'énergie, et dans notre cas, de produits pétroliers. c'est de loin la méthode la plus intéressante, puisqu'elle répond correctement aux trois problèmes évoqués ci-dessus. les moyens de l'efficacité énergétique ont en plus l'avantage d'être fréquemment intuitifs et connus de tous :
      construire des habitations mieux isolées
      utiliser des moteurs thermiques plus économes (ayant une consommation spécifique plus basse). cela s'applique à l'automobile, mais aussi aux transports qui utilisent quasi exclusivement des énergies fossiles (navires, avions), aux machines agricoles, machines de chantiers, groupes électrogènes, etc.
      ces méthodes font lentement des progrès dans les pays développés où l'énergie est rendue artificiellement chère (taxes, subventions aux méthodes vertueuses). entre autres, l’isolation se présente de plus en plus comme l'alternative du futur dans les pays tempérés (bedzed), mais peine à pénétrer le marché.
      notes et références
    Auteur

    Deug

    En Juin, 2013 (10:48 AM)
    Quand on hérite d'un certain nombre de nébuleuses, il va de soi qu'un lavage à grande eau soit nécessaire. M. DJIGO est compétent et qualifié dans son domaine. L'ANAT n'a pas les moyens de ses ambitions. C'est la principale cause de tous ses problèmes. Comment peut on songer à une révision du PNAT avec un budget qui ne lui permet pas de fonctionner. Soyez réalistes tout de même. Il faut lui reconnaître le mérite qu'il a, de porter la vision du président de la république, dans ce domaine qui constitue, la colonne vertébrale pour asseoir une émergence économique de ce pays. Un pays ne peut pas se développer sans une parfaite armature en matière d'aménagement du territoire. Charge maintenant au président de la république de régler ce probléme de l'ANAT en augmentant de son surcroît, son budget, afin de pouvoir dérouler ses projets et programmes prioritaires. Ceux qui rallent au sein de l'ANAT ne constituent pas ceux qui créent de la valeur ajoutée pour cette dernière. Leurs seuls soucis, c'est de se remplir les poches dans un contexte qui ne s'y prête pas. Ils ont salué la nomination du DG à sa prise de service, en leur faisant croire qu'ils étaiens son camarade de partis. Piffffffff. Amou gniou rousssoukay alors que tout le monde sait que ceux sont de grands transhumants, qui ont quitté la GC, pour le Pds avant de tomber à l'APR juste après les élections. Sénégal nekh na way !!!

    • Auteur

      L14

      En Juin, 2013 (11:13 AM)
      spécialiste dans un domaine sans expérience professionnelle n'a pas de sens ou qui n'a jamais travaillé dans une structure administrative. où as tu vu un spécialiste sorti de l'ena devenir gouverneur à sa sorti de l'école?
    • Auteur

      Republiquement

      En Juin, 2013 (16:40 PM)
      soit honnête, tu sais tres bien que c est mamadou djigo qui scoutait les bureaux de karim pour être nommé. il vient pour nommer ses amis de france et les donner des salaires de 1 500 000 f alors que les cadres de bac + 5 ont 300 000 f.voila le nepotisme. comment peut on faire la révision du plan nationale d' aménagement du territoire avec une consultante sans que les agents ne soit au courant encore moyens les citoyens sénégalais.non au laxisme et au népotisme.
      il est entraîne de trahir la vision du president macky sall qui est pour une rupture et qui demande son plan national d' aménagement du territoire en 2014.
    • Auteur

      Deugla

      En Juin, 2013 (16:42 PM)
      demain matin ( mercredi 06 juin 2013), le directeur général de l'anat fera un point de presse pour expliquer la situation des agents.
      en filigrane, il dira que l'anat n'a pas budget mais pour votre information, l'agence n'a pas encore touché au budget de 2013. elle fonction avec le report à nouveau du budget de 2012.
      le daf incompétent n'arrive pas à entrer en possession du budget.
      ce qu'il ne peut pas nier c'est qu'au moment où il crie sur tous les toits qu'il n'a pas d'argent il a recruté 9 personnes et aucun d'entre eux ne connait l’aménagement
      mamadou diouf ( amis du dg venant de la france), nommé directeur administratif et financier et qui n'a encore présenté aucun diplôme, recruté sur la base d'un cv
      serigne dia (amis du dg venant de la france) recruté et nommé directeur des Études stratégiques (des) de l'aménagement du territoire, alors qu'il est électronicien de formation
      abdoul aziz mbaye ( cousin du dg)
      marieme thiam (femme de mbaye niang pca des aèropprts) récruté comme assistante du dg
      abdourahmane sy (cousin du dg) récruté comme chargé de communication
      ousmane seck (amis dg venu de la france) récruté comme directeur des ressources humaines (drh)
      ousmane faye( amis du dg) récruté comme commis du dg
      fatou ndiaye ( amis du dg venant de la france) recuté à l'aménagement du territoire alors qu'elle a subit la formation en gérontologie ( étude la vieillesse).
      ça je vous assure qu'il n'ose pas nier car c'est la...
    • Auteur

      Wa Kounguel

      En Juin, 2013 (16:19 PM)
      le directeur administratif et financier (daf)qui à l'habitude de substituer le directeur général à tenu un point de presse dans les locaux de l'immeuble tamarro aujourd'hui (jeudi 06 juin 2013).
      il voudra dire, même aux sourds, que l'anat à un problème de budget pour justifier le licenciement abusif et le refus de respecter la décision du conseil d'administration concernant la grille salariale.
      ce qu'il ne peut pas nier c'est qu'au moment où ils ont licencié 10 aménagistes pour des raisons budgetaire, ils ont récruté 09 autres parmi lesquels aucun aménagiste. les personnes recrutées sont:
      - mr mamadou diouf ( amis du dg venant de la france), recruté sur la base d'un cv car n'ayant pas encore présenté aucun diplôme et nommé directeur administratif et financier ( daf);

      - mr sérigne dia ( ami du dg venant de la france) , électronicien de formation, recruté et nommé directeur des etudes stratégiques (des) de l'aménagement du territoire qui s'avère être l'ossature de l'aménagement

      - mr ousmane seck (ami du dg) venant de la france) , recruté et nommé directeur des ressources humaines (drh)

      - mlle fatou ndiaye (amie du dg venant de la france), spécialisé en gérontologie qui signifie " étude de la vieillesse est recruté et nommé comme responsable de cadre de vie;

      -mr abdoul aziz mbaye ( ami du dg) recruté comme infomaticien de l'agence;

      - madame marieme thiam niang ( femme de mame mbaye niang pca des aéroports), récruté comme assistante administratif du dg)

      - mr abdourahmane sy ( cousin du dg) reportaire, recruté et nommé chargé de la communication

      - mr ibrahima ndiaye ( parent du dg) recruté comme chargé de mission

      -mr ousmane faye, recruté comme commis

      nb: les salaires de ces derniers varient entre 500.000f pour la secrétaire à 1.500.000f net des impôts pour le daf alors les aménagistes licenciés percevaient un salaire compris en 300.000f à 600.000f brute.
      donc qu'ils arrêtent de parlez de problème d'argent sans comptait que l'agence fonctionne avec le report à nouveau (le reste du budget de 2012).
      jusqu'au mois de juin, 1 seul franc du budget de 2013 n'a était utilisé. le daf qui n'a jamais travaillé dans sa vie n'arrive pas à entrer en possession du budget car ne connaissant pas les rouages de l'administration.
      c'est regrettable l'aménagement qui doit être au cœur des politiques publiques est pris en otage par des amateurs.
    • Auteur

      Wa Kounguel

      En Juin, 2013 (16:19 PM)
      le directeur administratif et financier (daf)qui à l'habitude de substituer le directeur général à tenu un point de presse dans les locaux de l'immeuble tamarro aujourd'hui (jeudi 06 juin 2013).
      il voudra dire, même aux sourds, que l'anat à un problème de budget pour justifier le licenciement abusif et le refus de respecter la décision du conseil d'administration concernant la grille salariale.
      ce qu'il ne peut pas nier c'est qu'au moment où ils ont licencié 10 aménagistes pour des raisons budgetaire, ils ont récruté 09 autres parmi lesquels aucun aménagiste. les personnes recrutées sont:
      - mr mamadou diouf ( amis du dg venant de la france), recruté sur la base d'un cv car n'ayant pas encore présenté aucun diplôme et nommé directeur administratif et financier ( daf);

      - mr sérigne dia ( ami du dg venant de la france) , électronicien de formation, recruté et nommé directeur des etudes stratégiques (des) de l'aménagement du territoire qui s'avère être l'ossature de l'aménagement

      - mr ousmane seck (ami du dg) venant de la france) , recruté et nommé directeur des ressources humaines (drh)

      - mlle fatou ndiaye (amie du dg venant de la france), spécialisé en gérontologie qui signifie " étude de la vieillesse est recruté et nommé comme responsable de cadre de vie;

      -mr abdoul aziz mbaye ( ami du dg) recruté comme infomaticien de l'agence;

      - madame marieme thiam niang ( femme de mame mbaye niang pca des aéroports), récruté comme assistante administratif du dg)

      - mr abdourahmane sy ( cousin du dg) reportaire, recruté et nommé chargé de la communication

      - mr ibrahima ndiaye ( parent du dg) recruté comme chargé de mission

      -mr ousmane faye, recruté comme commis

      nb: les salaires de ces derniers varient entre 500.000f pour la secrétaire à 1.500.000f net des impôts pour le daf alors les aménagistes licenciés percevaient un salaire compris en 300.000f à 600.000f brute.
      donc qu'ils arrêtent de parlez de problème d'argent sans comptait que l'agence fonctionne avec le report à nouveau (le reste du budget de 2012).
      jusqu'au mois de juin, 1 seul franc du budget de 2013 n'a était utilisé. le daf qui n'a jamais travaillé dans sa vie n'arrive pas à entrer en possession du budget car ne connaissant pas les rouages de l'administration.
      c'est regrettable l'aménagement qui doit être au cœur des politiques publiques est pris en otage par des amateurs.
      ....
    Auteur

    Moon

    En Juin, 2013 (11:06 AM)
    Ne se reste ça couleur politique Mamadou DJIGO n'a pas sa place dans cette Agence. Celle-ci a besoin d'un homme appolitique. Comment peut on convaincre les PTF si on ne s'exprime pas bien quelqu'un qui ne peut pas lire un discours
    • Auteur

      Svp

      En Juin, 2013 (16:17 PM)
      le directeur administratif et financier (daf)qui à l'habitude de substituer le directeur général à tenu un point de presse dans les locaux de l'immeuble tamarro aujourd'hui (jeudi 06 juin 2013).
      il voudra dire, même aux sourds, que l'anat à un problème de budget pour justifier le licenciement abusif et le refus de respecter la décision du conseil d'administration concernant la grille salariale.
      ce qu'il ne peut pas nier c'est qu'au moment où ils ont licencié 10 aménagistes pour des raisons budgetaire, ils ont récruté 09 autres parmi lesquels aucun aménagiste. les personnes recrutées sont:
      - mr mamadou diouf ( amis du dg venant de la france), recruté sur la base d'un cv car n'ayant pas encore présenté aucun diplôme et nommé directeur administratif et financier ( daf);

      - mr sérigne dia ( ami du dg venant de la france) , électronicien de formation, recruté et nommé directeur des etudes stratégiques (des) de l'aménagement du territoire qui s'avère être l'ossature de l'aménagement

      - mr ousmane seck (ami du dg) venant de la france) , recruté et nommé directeur des ressources humaines (drh)

      - mlle fatou ndiaye (amie du dg venant de la france), spécialisé en gérontologie qui signifie " étude de la vieillesse est recruté et nommé comme responsable de cadre de vie;

      -mr abdoul aziz mbaye ( ami du dg) recruté comme infomaticien de l'agence;

      - madame marieme thiam niang ( femme de mame mbaye niang pca des aéroports), récruté comme assistante administratif du dg)

      - mr abdourahmane sy ( cousin du dg) reportaire, recruté et nommé chargé de la communication

      - mr ibrahima ndiaye ( parent du dg) recruté comme chargé de mission

      -mr ousmane faye, recruté comme commis

      nb: les salaires de ces derniers varient entre 500.000f pour la secrétaire à 1.500.000f net des impôts pour le daf alors les aménagistes licenciés percevaient un salaire compris en 300.000f à 600.000f brute.
      donc qu'ils arrêtent de parlez de problème d'argent sans comptait que l'agence fonctionne avec le report à nouveau (le reste du budget de 2012).
      jusqu'au mois de juin, 1 seul franc du budget de 2013 n'a était utilisé. le daf qui n'a jamais travaillé dans sa vie n'arrive pas à entrer en possession du budget car ne connaissant pas les rouages de l'administration.
      c'est regrettable l'aménagement qui doit être au cœur des politiques publiques est pris en otage par des amateurs.
    • Auteur

      Svp

      En Juin, 2013 (16:17 PM)
      le directeur administratif et financier (daf)qui à l'habitude de substituer le directeur général à tenu un point de presse dans les locaux de l'immeuble tamarro aujourd'hui (jeudi 06 juin 2013).
      il voudra dire, même aux sourds, que l'anat à un problème de budget pour justifier le licenciement abusif et le refus de respecter la décision du conseil d'administration concernant la grille salariale.
      ce qu'il ne peut pas nier c'est qu'au moment où ils ont licencié 10 aménagistes pour des raisons budgetaire, ils ont récruté 09 autres parmi lesquels aucun aménagiste. les personnes recrutées sont:
      - mr mamadou diouf ( amis du dg venant de la france), recruté sur la base d'un cv car n'ayant pas encore présenté aucun diplôme et nommé directeur administratif et financier ( daf);

      - mr sérigne dia ( ami du dg venant de la france) , électronicien de formation, recruté et nommé directeur des etudes stratégiques (des) de l'aménagement du territoire qui s'avère être l'ossature de l'aménagement

      - mr ousmane seck (ami du dg) venant de la france) , recruté et nommé directeur des ressources humaines (drh)

      - mlle fatou ndiaye (amie du dg venant de la france), spécialisé en gérontologie qui signifie " étude de la vieillesse est recruté et nommé comme responsable de cadre de vie;

      -mr abdoul aziz mbaye ( ami du dg) recruté comme infomaticien de l'agence;

      - madame marieme thiam niang ( femme de mame mbaye niang pca des aéroports), récruté comme assistante administratif du dg)

      - mr abdourahmane sy ( cousin du dg) reportaire, recruté et nommé chargé de la communication

      - mr ibrahima ndiaye ( parent du dg) recruté comme chargé de mission

      -mr ousmane faye, recruté comme commis

      nb: les salaires de ces derniers varient entre 500.000f pour la secrétaire à 1.500.000f net des impôts pour le daf alors les aménagistes licenciés percevaient un salaire compris en 300.000f à 600.000f brute.
      donc qu'ils arrêtent de parlez de problème d'argent sans comptait que l'agence fonctionne avec le report à nouveau (le reste du budget de 2012).
      jusqu'au mois de juin, 1 seul franc du budget de 2013 n'a était utilisé. le daf qui n'a jamais travaillé dans sa vie n'arrive pas à entrer en possession du budget car ne connaissant pas les rouages de l'administration.
      c'est regrettable l'aménagement qui doit être au cœur des politiques publiques est pris en otage par des amateurs.
    • Auteur

      Svp

      En Juin, 2013 (16:17 PM)
      le directeur administratif et financier (daf)qui à l'habitude de substituer le directeur général à tenu un point de presse dans les locaux de l'immeuble tamarro aujourd'hui (jeudi 06 juin 2013).
      il voudra dire, même aux sourds, que l'anat à un problème de budget pour justifier le licenciement abusif et le refus de respecter la décision du conseil d'administration concernant la grille salariale.
      ce qu'il ne peut pas nier c'est qu'au moment où ils ont licencié 10 aménagistes pour des raisons budgetaire, ils ont récruté 09 autres parmi lesquels aucun aménagiste. les personnes recrutées sont:
      - mr mamadou diouf ( amis du dg venant de la france), recruté sur la base d'un cv car n'ayant pas encore présenté aucun diplôme et nommé directeur administratif et financier ( daf);

      - mr sérigne dia ( ami du dg venant de la france) , électronicien de formation, recruté et nommé directeur des etudes stratégiques (des) de l'aménagement du territoire qui s'avère être l'ossature de l'aménagement

      - mr ousmane seck (ami du dg) venant de la france) , recruté et nommé directeur des ressources humaines (drh)

      - mlle fatou ndiaye (amie du dg venant de la france), spécialisé en gérontologie qui signifie " étude de la vieillesse est recruté et nommé comme responsable de cadre de vie;

      -mr abdoul aziz mbaye ( ami du dg) recruté comme infomaticien de l'agence;

      - madame marieme thiam niang ( femme de mame mbaye niang pca des aéroports), récruté comme assistante administratif du dg)

      - mr abdourahmane sy ( cousin du dg) reportaire, recruté et nommé chargé de la communication

      - mr ibrahima ndiaye ( parent du dg) recruté comme chargé de mission

      -mr ousmane faye, recruté comme commis

      nb: les salaires de ces derniers varient entre 500.000f pour la secrétaire à 1.500.000f net des impôts pour le daf alors les aménagistes licenciés percevaient un salaire compris en 300.000f à 600.000f brute.
      donc qu'ils arrêtent de parlez de problème d'argent sans comptait que l'agence fonctionne avec le report à nouveau (le reste du budget de 2012).
      jusqu'au mois de juin, 1 seul franc du budget de 2013 n'a était utilisé. le daf qui n'a jamais travaillé dans sa vie n'arrive pas à entrer en possession du budget car ne connaissant pas les rouages de l'administration.
      c'est regrettable l'aménagement qui doit être au cœur des politiques publiques est pris en otage par des amateurs.
    • Auteur

      Svp Bop

      En Juin, 2013 (16:17 PM)
      le directeur administratif et financier (daf)qui à l'habitude de substituer le directeur général à tenu un point de presse dans les locaux de l'immeuble tamarro aujourd'hui (jeudi 06 juin 2013).
      il voudra dire, même aux sourds, que l'anat à un problème de budget pour justifier le licenciement abusif et le refus de respecter la décision du conseil d'administration concernant la grille salariale.
      ce qu'il ne peut pas nier c'est qu'au moment où ils ont licencié 10 aménagistes pour des raisons budgetaire, ils ont récruté 09 autres parmi lesquels aucun aménagiste. les personnes recrutées sont:
      - mr mamadou diouf ( amis du dg venant de la france), recruté sur la base d'un cv car n'ayant pas encore présenté aucun diplôme et nommé directeur administratif et financier ( daf);

      - mr sérigne dia ( ami du dg venant de la france) , électronicien de formation, recruté et nommé directeur des etudes stratégiques (des) de l'aménagement du territoire qui s'avère être l'ossature de l'aménagement

      - mr ousmane seck (ami du dg) venant de la france) , recruté et nommé directeur des ressources humaines (drh)

      - mlle fatou ndiaye (amie du dg venant de la france), spécialisé en gérontologie qui signifie " étude de la vieillesse est recruté et nommé comme responsable de cadre de vie;

      -mr abdoul aziz mbaye ( ami du dg) recruté comme infomaticien de l'agence;

      - madame marieme thiam niang ( femme de mame mbaye niang pca des aéroports), récruté comme assistante administratif du dg)

      - mr abdourahmane sy ( cousin du dg) reportaire, recruté et nommé chargé de la communication

      - mr ibrahima ndiaye ( parent du dg) recruté comme chargé de mission

      -mr ousmane faye, recruté comme commis

      nb: les salaires de ces derniers varient entre 500.000f pour la secrétaire à 1.500.000f net des impôts pour le daf alors les aménagistes licenciés percevaient un salaire compris en 300.000f à 600.000f brute.
      donc qu'ils arrêtent de parlez de problème d'argent sans comptait que l'agence fonctionne avec le report à nouveau (le reste du budget de 2012).
      jusqu'au mois de juin, 1 seul franc du budget de 2013 n'a était utilisé. le daf qui n'a jamais travaillé dans sa vie n'arrive pas à entrer en possession du budget car ne connaissant pas les rouages de l'administration.
      c'est regrettable l'aménagement qui doit être au cœur des politiques publiques est pris en otage par des amateurs.
    Auteur

    Balaw

    En Juin, 2013 (11:12 AM)
    Il faut revenir à l'orthodoxie administrative: renforcer les moyens des Directions nationales et supprimer les agences. Tout le monde veut aller dans une agence au détriment de l'administration centrale qui reste le socle de l'état. Il existait une Direction de l'Aménagement du Territoire avec des agents compétents et mal payés. De grâce, renforcez les moyens des Directions et motivez leurs agents, elles feront mieux que les agences qui ne sont moyens d'avoir des postes à pourvoir à des clients politiques incompétentes.
    Auteur

    Deudue Rek Togne Bakhoule

    En Juin, 2013 (11:17 AM)
    fenne rek yenne gnepp la wakh doulolou akou campal mo lenne diape te gisagolene dara c k le debut

    r
    • Auteur

      Jujh

      En Juin, 2013 (09:05 AM)
      nnnn
















      bvcgcfuh














      jbvhgjhvh


















      hvhjhjh
















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    Auteur

    Kuuy

    En Juin, 2013 (11:24 AM)
    du courage dg de l anat. il faut virer tous les travaileurs que tu juges de trop. ils travaillaient pour karim. il fallait commencer ca au debut. du courage dg
    • Auteur

      Llloo

      En Juin, 2013 (12:48 PM)
      tout son comportement le ménera au feu car la politique prendra fin un jour donc gars lui
    Auteur

    Kuuy

    En Juin, 2013 (11:34 AM)
    fenne rek yenne gnepp la wakh doulolou akou campal mo lenne diape te gisagolene dara c k le debut diadieuf djigo
    • Auteur

      Ndoye Seck

      En Juin, 2013 (12:58 PM)
      tres bien mr le dg de l anat. il faut tout nettoyer. ils t empechent de reussir donc vous n avez qu a les virer
    Auteur

    Gueyyye

    En Juin, 2013 (13:01 PM)
    tres bien le dg de l anat/ il faut tous les virer s ils t empechent de travailler. y a trop de surplus qui ne travaillent pas.
    • Auteur

      Klo

      En Juin, 2013 (13:30 PM)
      un jour viendra il va pleurer car la politique va prendre fin un jour. je pense que tu vois l'exemple de karim il était puissant il se permettait de faire tout d'ailleurs cé lui qui créée l'agence mais aujourd'hui il est en prison, anéanti de tout acte
    Auteur

    Aloïse

    En Juin, 2013 (13:29 PM)
    Arrêtez de dire qu'il n'a jamais travaillé dans sa vie. Il a travaillé dans d'importants projets en France, Dieu sait que des villes comme Tamba en ont profité. Dire aussi qu'une enquête de moralité n'a pas été faite au sujet de Djigo, je trouve que c'est nul comme argument. C'est quelqu'un d'honnête et de juste, qui ne vole pas les deniers publics comme l'actuel Secrétaire général, Abdoulaye Faye, l'ancien DAF, la secrétaire du premier et l'ancien Sage qui percevaient deux salaires et cela n'a jamais été déclaré. Tout se saura dans le prochains jours.
    • Auteur

      Khaf

      En Juin, 2013 (14:40 PM)
      il a fait des stages en france. djigo est mon ami. il etait mon promotionnaire a grenoble. je n'ai rien contre lui mais l'anat devrait etre geree par des gens qui ont de l'experience. ce qui ne manqué pas au senegal.
    Auteur

    Arame Ndoye

    En Juin, 2013 (13:39 PM)
    Réforme de la Décentralisation, vous en avez entendu parler ? Je le fais en solo, et me suis fixée des délais très courts. Je vous conduis droit vers le report des élections locales. Parce que je ne pourrai pas terminer le travail. L'ANAT, ça vous dit quoi ? C'est l'agence qui est sous la tutelle technique de mon ministère. Je fais tout pour que son Directeur général ne réussisse pas. Aujourd'hui mardi 4 juin 2012, j'ai reçu en mon cabinet les travailleurs en grève de l'ANAT. A ce Djigo, je bloque le passage. Je sabote le travail du chef de l'Etat. Coupez-moi les ailes avant que je n'embrase le pays avec mon semblant de réforme de la décentralisation. Je suis une gamine pressée. A suivre...

    • Auteur

      Sénégalais

      En Juin, 2013 (14:26 PM)
      arreter de politiser la chose. tout le monde sait que djigo est incompétent. il est toujours aux abonnés absents dans les strucures de décision, il fuit les réunions pour masquer son incompétences. il a des problèmes d'expressions: il ne comprends ni français, ni toucouleurs, ni wolofs,, c'est un secret de polichinelle. même ses proches collaborateurs le savent c'est pourquoi il délégue tous ses pouvoirs a mamadou diouf (son daf) qui joue en réalité le rôle de dg. malheureusement pour lui, ce gars n'a jamais travaillé et personne n'a vu un de ses diplômes d'où le cafouage énorme dans cette boite.
      ohhhhhhhhhhh le yonou yokouté c'est aussi ça
    • Auteur

      Mamadou Djigo

      En Juin, 2013 (09:28 AM)
      arretez,en réalité je n'ai jamais voulu la représentée dans les réunions car je ne peux pas défendre ses idées ni pouvoir le rendre compte fidèlement. je ne veux pas dévoiler mes couacs je suis là à ce poste de dg grace à la politique sinon j'ai trouvé des agents exprimentés auprés desquels j'ai fait mes stages à la dat et je me permet de dégager certains c'est parce que je détiens le pouvoir. a qui veut l'entendre que soit mon ministre ou les autres je le fais car je compte sur macky sall.
      comme rappel une fois la ministre m'a demandé de la representer à une réunion je lui ai dit que je suis pris les questions politiques
    Auteur

    Rien Que La Vérité

    En Juin, 2013 (16:09 PM)
    Demain matin ( mercredi 06 Juin 2013), le Directeur Général de l'ANAT fera un point de presse pour expliquer la situation des agents.

    En filigrane, il dira que l'ANAT n'a pas budget mais pour votre information, l'agence n'a pas encore touché au budget de 2013. Elle fonction avec le report à nouveau du budget de 2012.

    Le DAF incompétent n'arrive pas à entrer en possession du budget.

    Ce qu'il ne peut pas nier c'est qu'au moment où il crie sur tous les toits qu'il n'a pas d'argent il a recruté 9 personnes et aucun d'entre eux ne connait l’aménagement

    Mamadou Diouf ( Amis du DG venant de la France), nommé Directeur Administratif et Financier et qui n'a encore présenté aucun diplôme, recruté sur la base d'un CV

    Serigne Dia (Amis du DG venant de la France) Recruté et nommé Directeur des Études Stratégiques (DES) de l'aménagement du territoire, alors qu'il est électronicien de formation

    Abdoul Aziz Mbaye ( cousin du DG)

    Marieme Thiam (Femme de Mbaye Niang PCA des Aèropprts) récruté comme assistante du Dg

    Abdourahmane Sy (cousin du DG) récruté comme chargé de communication

    Ousmane Seck (amis DG venu de la France) récruté comme Directeur des Ressources Humaines (DRH)

    Ousmane faye( amis du Dg) récruté comme commis du DG

    Fatou Ndiaye ( amis du DG venant de la France) recuté à l'aménagement du territoire alors qu'elle a subit la formation en gérontologie ( étude la vieillesse).

    ça je vous assure qu'il n'ose pas nier car c'est la réalité de l'ANAT.

    Là où les agent licenciés (tous des aménagistes) touché entre 300.000 et 600.000f, les nouveaux recrues touchent entre 500.000 f ( la secrétaire) et 1.500.000f ( le DAF et les DIRECTEURS).

    Qu'ils arrêtent de parler de problèmes financiers , c'est du je m'en foutisme.



    • Auteur

      Pp

      En Juin, 2013 (10:32 AM)
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    Auteur

    Citoyen

    En Juin, 2013 (17:35 PM)
    En lisant ces propos, je suis tenté de croire que les commentaires du forum ont un sens. Demain on saura le véritables PATRON de l'ANAT. En effet Mamadou DJIGO fuit les rassemblements, il ne sera de la partie ou bien il sera présent mais, il ne pourra pas prendre la parole car il en est INCAPABLE. Comme vous le savez, Il a des problèmes d'expressions.

    DIJGO le Sénégal t'atttend il faut prouver que tu mérites les 4 000 000 FCFA que tu perçois tous les mois.

    Allez courage n'aie pas peur c'est pourtant facile de parler en public surtout que tu as fais tout ton cursus universitaire en france.

    Je vous donne RV demain pour corroborer mes propos.

    A bon entendeur Salut..........................
    Auteur

    Jhhjkhhio

    En Juin, 2013 (10:29 AM)
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    Auteur

    Kadior Kadior

    En Juin, 2013 (16:11 PM)


    Le Directeur Administratif et Financier (DAF)qui à l'habitude de substituer le Directeur Général à tenu un point de presse dans les locaux de l'immeuble Tamarro aujourd'hui (jeudi 06 juin 2013).

    Il voudra dire, même aux sourds, que l'ANAT à un problème de budget pour justifier le licenciement abusif et le refus de respecter la décision du conseil d'administration concernant la grille salariale.

    Ce qu'il ne peut pas nier c'est qu'au moment où ils ont licencié 10 Aménagistes pour des raisons budgetaire, ils ont récruté 09 autres parmi lesquels aucun aménagiste. Les personnes recrutées sont:

    - Mr Mamadou Diouf ( amis du DG venant de la France), recruté sur la base d'un CV car n'ayant pas encore présenté aucun diplôme et nommé Directeur Administratif et Financier ( DAF);



    - Mr Sérigne Dia ( Ami du DG venant de la France) , électronicien de formation, recruté et nommé Directeur des Etudes Stratégiques (DES) de l'aménagement du territoire qui s'avère être l'ossature de l'aménagement



    - Mr Ousmane Seck (Ami du DG) venant de la France) , recruté et nommé Directeur des ressources humaines (DRH)



    - Mlle Fatou Ndiaye (Amie du DG venant de la France), spécialisé en gérontologie qui signifie " étude de la vieillesse est recruté et nommé comme responsable de cadre de vie;



    -Mr Abdoul Aziz Mbaye ( ami du DG) recruté comme infomaticien de l'Agence;



    - Madame Marieme Thiam Niang ( Femme de Mame Mbaye Niang PCA des Aéroports), récruté comme assistante administratif du DG)



    - Mr Abdourahmane Sy ( cousin du DG) reportaire, recruté et nommé chargé de la communication



    - Mr Ibrahima ndiaye ( parent du DG) recruté comme chargé de mission



    -Mr Ousmane faye, recruté comme commis



    NB: les salaires de ces derniers varient entre 500.000f pour la secrétaire à 1.500.000f net des impôts pour le DAF alors les aménagistes licenciés percevaient un salaire compris en 300.000f à 600.000f brute.

    Donc qu'ils arrêtent de parlez de problème d'argent sans comptait que l'agence fonctionne avec le report à nouveau (le reste du budget de 2012).

    Jusqu'au mois de juin, 1 seul franc du budget de 2013 n'a était utilisé. Le DAF qui n'a jamais travaillé dans sa vie n'arrive pas à entrer en possession du budget car ne connaissant pas les rouages de l'administration.

    C'est regrettable l'aménagement qui doit être au cœur des politiques publiques est pris en otage par des amateurs.

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