Necrologie

Avis de décès

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DIENG EL HADJI NDIACK

17 Octobre, 2015

Mme DIEYE AMI DIENG

Lettre à mon défunt père

El Hadji NDIACK DIENG

Dakar, le 15/10/2020

 

 


17-octobre 2015 / 17-octobre 2020

Cinq ans déjà tu quittais ce bas monde pour ta demeure éternelle.

Bonjour papa, je ne sais pas par où commencer car je tremble déjà en écrivant ces phrases, mes larmes coulent. Papa tes souvenirs positifs restent vivaces dans nos cœurs meurtris, ta gentillesse, ta générosité et ta politesse légendaire ont fait de toi une personne extraordinaire.

En ce fatidique matin du 17 Octobre 2015 Beusse dotoule méténonou. Mon téléphone sonne, il est 8 heures, un coup d’œil sur l’appareil, c’est Abdoulaye Wade DIENG, l’homonyme de ton ami l’ancien président de la république du Sénégal. J’ai hésité à prendre l’appel oui je savais déjà mais je ne voulais pas prendre, hurler et ainsi alerter ma mère, mon époux, mes enfants serait irresponsable et immature de ma part. Alors oui j’ai décidé de décrocher, notre conversation…

Ablaye: Bonjour Ami,(sur un ton sec) viens répondre au médecin.

Moi: Le médecin n’a plus besoin de moi c’est fini

Ablaye: Non boul wakh lolou kay wouyou

Moi: Wakh ma deug té nga khamné goor nga j’insiste wakh ma deug

Ablaye: Yalah defna li guene

En fort intérieur, j’avais la confirmation en quittant l’hôpital la veille, je savais qu’une partie de moi y restait. Oui je n’ai pas crié mais à la place, j’ai prié Allah de  me donner la force car mon père méritait toutes les attentions et était très discret. Je n’ai pas eu besoin de pleurer car je pleure et je pleurai cette personne très chère pour le restant de ma vie. J’ai appelé mes sœurs mais elles étaient déjà informées. Ma mère quant à elle l’équation était comment lui annoncer la nouvelle. Je ne voulais pas prendre le risque mais il fallait m’arranger qu’elle prenne d’abord ses médicaments. Elle ne supporta pas cette perte, elle qui fut son épouse pendant 60 ans. La preuve juste après son veuvage, elle a perdu la vue, comme si elle ne voulait plus voir les choses éphémères de ce bas monde.

Papa mangui lay gnanal yalna firdawsi dissa deukouway.

Tu me manque DIENG youga, surtout tes prières matinales, tu m’appelais tous jours à 8h 30 pour me dire yalnala yalah bété banekh. Papa lifi yokou barina wanté yalna yalahkhépp dolli.  Souféké li wolof wakh lép amna : weurseuk ndéye, barké bay, conté sa aye dome dougnou kharane mouk. Je m’arrête là, je n’en peux plus, juste ame nga gnari arrière-petit-fils sa guanaw, Thierno de Fatou BASSE et Mansour de Soda CISSE. Inchalah sougnou mangué ak diam dinaléne khamal kane modone sén mame.

Dieureudieuf  Bayou djirime, Bayou ndiabote Bayou dokhadém. Samba youga ton aieul mounga keur Maloum.

Bayou Mamour, Fatim, Yacine, Ami, Gnagne, Aida, Ablaye, ak Pa Malick.

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